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| Apocalypse (Révélation) |
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▲1.1 Révélation de Jésus Christ
: Dieu la lui donna pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver
bientôt. Il la fit connaître en envoyant son ange à Jean son serviteur,
1.2 lequel
a attesté comme Parole de Dieu et témoignage de Jésus Christ tout ce
qu'il a vu.
1.3 Heureux
celui qui lit, et ceux qui écoutent les paroles de la prophétie et
gardent ce qui s'y trouve écrit, car le temps est proche.
1.4 Jean
aux sept Eglises qui sont en Asie : Grâce et paix vous soient données,
de la part de celui qui est, qui était et qui vient, de la part des
sept esprits qui sont devant son trône,
1.5 et de
la part de Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né d'entre les
morts et le prince des rois de la terre. A celui qui nous aime, qui
nous a délivrés de nos péchés par son sang,
1.6 qui a
fait de nous un royaume, des prêtres pour Dieu son Père, à lui gloire
et pouvoir pour les siècles des siècles. Amen.
1.7 Voici,
il vient au milieu des nuées, et tout œil le verra, et ceux mêmes qui
l'ont percé : toutes les tribus de la terre seront en deuil à cause de
lui. Oui ! Amen !
1.8 Je suis
l'Alpha et l'Oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était et
qui vient, le Souverain.
1.9 Moi,
Jean, votre frère et votre compagnon dans l'épreuve, la royauté et la
persévérance en Jésus, je me trouvais dans l'île de Patmos à cause de
la Parole de Dieu et du témoignage de Jésus.
1.10 Je fus
saisi par l'Esprit au jour du Seigneur, et j'entendis derrière moi une
puissante voix, telle une trompette,
1.11 qui
proclamait : Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux
sept Eglises : à Ephèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à
Philadelphie et à Laodicée.
1.12 Je me
retournai pour regarder la voix qui me parlait ; et, m'étant retourné,
je vis sept chandeliers d'or ;
1.13 et, au
milieu des chandeliers, quelqu'un qui semblait un fils d'homme. Il
était vêtu d'une longue robe, une ceinture d'or lui serrait la poitrine
;
1.14 sa
tête et ses cheveux étaient blancs comme laine blanche, comme neige, et
ses yeux étaient comme une flamme ardente ;
1.15 ses
pieds semblaient d'un bronze précieux, purifié au creuset, et sa voix
était comme la voix des océans ;
1.16 dans
sa main droite, il tenait sept étoiles, et de sa bouche sortait un
glaive acéré, à deux tranchants. Son visage resplendissait, tel le
soleil dans tout son éclat.
1.17 A sa
vue, je tombai comme mort à ses pieds, mais il posa sur moi sa droite
et dit : Ne crains pas, Je suis le Premier et le Dernier,
1.18 et le
Vivant ; je fus mort, et voici, je suis vivant pour les siècles des
siècles, et je tiens les clés de la mort et de l'Hadès.
1.19 Ecris
donc ce que tu as vu, ce qui est et ce qui doit arriver ensuite.
1.20 Quant
au mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma droite et aux sept
chandeliers d'or, voici : les sept étoiles sont les anges des sept
Eglises, et les sept chandeliers sont les sept Eglises.
▲2.1 A l'ange de l'Eglise qui
est à Ephèse, écris : Ainsi parle celui qui tient les sept étoiles dans
sa droite, qui marche au milieu des sept chandeliers d'or :
2.2 Je sais
tes œuvres, ton labeur et ta persévérance, et que tu ne peux tolérer
les méchants. Tu as mis à l'épreuve ceux qui se disent apôtres et ne le
sont pas, et tu les as trouvés menteurs.
2.3 Tu as
de la persévérance : tu as souffert à cause de mon nom et tu n'as pas
perdu courage.
2.4 Mais
j'ai contre toi que ta ferveur première, tu l'as abandonnée.
2.5
Souviens-toi donc d'où tu es tombé : repens-toi et accomplis les œuvres
d'autrefois. Sinon je viens à toi, et, si tu ne te repens, j'ôterai ton
chandelier de sa place.
2.6 Mais tu
as ceci en ta faveur : comme moi-même, tu as en horreur les œuvres des
Nicolaïtes.
2.7 Celui
qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Eglises. Au
vainqueur, je donnerai à manger de l'arbre de vie qui est dans le
paradis de Dieu.
2.8 A
l'ange de l'Eglise qui est à Smyrne, écris : Ainsi parle le Premier et
le Dernier, celui qui fut mort, mais qui est revenu à la vie :
2.9 Je sais
ton épreuve et ta pauvreté - mais tu es riche -, et les calomnies de
ceux qui se prétendent juifs ; ils ne le sont pas : c'est une «
synagogue de Satan ».
2.10 Ne
crains pas ce qu'il te faudra souffrir. Voici, le diable va jeter des
vôtres en prison pour vous tenter, et vous aurez dix jours d'épreuve.
Sois fidèle jusqu'à la mort et je te donnerai la couronne de vie.
2.11 Celui
qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Eglises. Le
vainqueur ne souffrira nullement de la seconde mort.
2.12 A
l'ange de l'Eglise qui est à Pergame, écris : Ainsi parle celui qui a
le glaive acéré à deux tranchants :
2.13 Je
sais où tu demeures : c'est là qu'est le trône de Satan. Mais tu restes
attaché à mon nom et tu n'as pas renié ma foi, même aux jours
d'Antipas, mon témoin fidèle, qui fut mis à mort chez vous, là où Satan
demeure.
2.14 Mais
j'ai quelque reproche à te faire : il en est chez toi qui s'attachent à
la doctrine de ce Balaam qui conseillait à Balaq de tendre un piège aux
fils d'Israël pour les pousser à manger des viandes sacrifiées aux
idoles et à se prostituer.
2.15 Chez
toi aussi, il en est qui s'attachent de même à la doctrine des
Nicolaïtes.
2.16
Repens-toi donc. Sinon je viens à toi bientôt, et je les combattrai
avec le glaive de ma bouche.
2.17 Celui
qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Eglises. Au
vainqueur je donnerai de la manne cachée, je lui donnerai une pierre
blanche, et, gravé sur la pierre, un nom nouveau que personne ne
connaît sinon qui le reçoit.
2.18 A
l'ange de l'Eglise qui est à Thyatire, écris : Ainsi parle le Fils de
Dieu, celui dont les yeux sont comme une flamme ardente et les pieds
semblables à du bronze précieux :
2.19 Je
sais tes œuvres, ton amour, ta foi, ton service et ta persévérance ;
tes dernières œuvres dépassent en nombre les premières.
2.20 Mais
j'ai contre toi que tu tolères Jézabel, cette femme qui se dit
prophétesse et qui égare mes serviteurs, leur enseignant à se
prostituer et à manger des viandes sacrifiées aux idoles.
2.21 Je lui
ai laissé du temps pour se repentir, mais elle ne veut pas se repentir
de sa prostitution.
2.22 Voici,
je la jette sur un lit d'amère détresse, ainsi que ses compagnons
d'adultère, à moins qu'ils ne se repentent de ses œuvres.
2.23 Ses
enfants, je les frapperai de mort ; et toutes les Eglises sauront que
je suis celui qui scrute les reins et les cœurs, et à chacun de vous je
rendrai selon ses œuvres.
2.24 Mais
je vous le déclare à vous qui, à Thyatire, restez sans partager cette
doctrine et sans avoir sondé leurs prétendues « profondeurs » de Satan,
je ne vous impose pas d'autre fardeau.
2.25
Seulement, ce que vous possédez, tenez-le ferme jusqu'à ce que je
vienne.
2.26 Le
vainqueur, celui qui garde jusqu'à la fin mes œuvres, je lui donnerai
pouvoir sur les nations,
2.27 et il
les mènera paître avec une verge de fer, comme on brise les vases
d'argile,
2.28 de
même que moi aussi j'en ai reçu pouvoir de mon Père, et je lui donnerai
l'étoile du matin.
2.29 Celui
qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Eglises.
▲3.1 A l'ange de l'Eglise qui
est à Sardes, écris : Ainsi parle celui qui a les sept esprits de Dieu
et les sept étoiles : Je sais tes œuvres : tu as renom de vivre, mais
tu es mort !
3.2 Sois
vigilant ! Affermis le reste qui est près de mourir, car je n'ai pas
trouvé tes œuvres parfaites aux yeux de mon Dieu.
3.3
Souviens-toi donc de ce que tu as reçu et entendu. Garde-le et
repens-toi ! Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, sans
que tu saches à quelle heure je viendrai te surprendre.
3.4
Cependant, à Sardes, tu as quelques personnes qui n'ont pas souillé
leurs vêtements. Elles m'accompagneront, vêtues de blanc, car elles en
sont dignes.
3.5 Ainsi
le vainqueur portera-t-il des vêtements blancs ; je n'effacerai pas son
nom du livre de vie, et j'en répondrai devant mon Père et devant ses
anges.
3.6 Celui
qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Eglises.
3.7 A
l'ange de l'Eglise qui est à Philadelphie, écris : Ainsi parle le
Saint, le Véritable, qui tient la clé de David, qui ouvre et nul ne
fermera, qui ferme et nul ne peut ouvrir :
3.8 Je sais
tes œuvres. Voici, j'ai placé devant toi une porte ouverte que nul ne
peut fermer. Tu n'as que peu de force, et pourtant tu as gardé ma
parole et tu n'as pas renié mon nom.
3.9 Voici,
je te donne des gens de la synagogue de Satan, de ceux qui se disent
juifs, mais ne le sont pas, car ils mentent. Voici, je les ferai venir
se prosterner à tes pieds, et ils reconnaîtront que je t'ai aimé.
3.10 Parce
que tu as gardé ma parole avec persévérance, moi aussi je te garderai
de l'heure de l'épreuve, qui va venir sur l'humanité entière, et mettre
à l'épreuve les habitants de la terre.
3.11 Je
viens bientôt. Tiens ferme ce que tu as, pour que nul ne te prenne ta
couronne.
3.12 Le
vainqueur, j'en ferai une colonne dans le temple de mon Dieu, il n'en
sortira jamais plus, et j'inscrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le
nom de la cité de mon Dieu, la Jérusalem nouvelle qui descend du ciel
d'auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau.
3.13 Celui
qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Eglises.
3.14 A
l'ange de l'Eglise qui est à Laodicée, écris : Ainsi parle l'Amen, le
Témoin fidèle et véritable, le Principe de la création de Dieu :
3.15 Je
sais tes œuvres : tu n'es ni froid ni bouillant. Que n'es-tu froid ou
bouillant !
3.16 Mais
parce que tu es tiède, et non froid ou bouillant, je vais te vomir de
ma bouche.
3.17 Parce
que tu dis : je suis riche, je me suis enrichi, je n'ai besoin de rien,
et que tu ne sais pas que tu es misérable, pitoyable, pauvre, aveugle
et nu,
3.18 je te
conseille d'acheter chez moi de l'or purifié au feu pour t'enrichir, et
des vêtements blancs pour te couvrir et que ne paraisse pas la honte de
ta nudité, et un collyre pour oindre tes yeux et recouvrer la vue.
3.19 Moi,
tous ceux que j'aime, je les reprends et les corrige. Sois donc fervent
et repens-toi !
3.20 Voici,
je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et
ouvre la porte, j'entrerai chez lui et je prendrai la cène avec lui et
lui avec moi.
3.21 Le
vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon trône, comme moi
aussi j'ai remporté la victoire et suis allé siéger avec mon Père sur
son trône.
3.22 Celui
qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Eglises.
▲4.1 Après cela je vis : Une
porte était ouverte dans le ciel, et la première voix que j'avais
entendue me parler, telle une trompette, dit : Monte ici et je te
montrerai ce qui doit arriver ensuite.
4.2
Aussitôt je fus saisi par l'Esprit. Et voici, un trône se dressait dans
le ciel, et, siégeant sur le trône, quelqu'un.
4.3 Celui
qui siégeait avait l'aspect d'une pierre de jaspe et de sardoine. Une
gloire nimbait le trône de reflets d'émeraude.
4.4 Autour
du trône vingt-quatre trônes, et sur ces trônes, vingt-quatre anciens
siégeaient, vêtus de blanc, et, sur leurs têtes, des couronnes d'or.
4.5 Du
trône sortaient des éclairs, des voix et des tonnerres. Sept lampes
ardentes brûlaient devant le trône, ce sont les sept esprits de Dieu.
4.6 Devant
le trône, comme une mer limpide, semblable à du cristal. Au milieu du
trône et l'entourant, quatre animaux couverts d'yeux par-devant et
par-derrière.
4.7 Le
premier animal ressemblait à un lion, le deuxième à un jeune taureau,
le troisième avait comme une face humaine, et le quatrième semblait un
aigle en plein vol.
4.8 Les
quatre animaux avaient chacun six ailes couvertes d'yeux tout autour et
au-dedans. Ils ne cessent jour et nuit de proclamer : Saint, saint,
saint, le Seigneur, le Dieu souverain, celui qui était, qui est et qui
vient !
4.9 Et
chaque fois que les animaux rendaient gloire, honneur et action de
grâce à celui qui siège sur le trône, au Vivant pour les siècles des
siècles,
4.10 les
vingt-quatre anciens se prosternaient devant celui qui siège sur le
trône, ils adoraient le Vivant pour les siècles des siècles et jetaient
leurs couronnes devant le trône en disant :
4.11 Tu es
digne, Seigneur notre Dieu, de recevoir la gloire, l'honneur et la
puissance, car c'est toi qui créas toutes choses ; tu as voulu qu'elles
soient, et elles furent créées.
▲5.1 Et je vis, dans la main
droite de celui qui siège sur le trône, un livre écrit au-dedans et
au-dehors, scellé de sept sceaux.
5.2 Et je
vis un ange puissant qui proclamait d'une voix forte : Qui est digne
d'ouvrir le livre et d'en rompre les sceaux ?
5.3 Mais
nul, dans le ciel, sur la terre ni sous la terre, n'avait pouvoir
d'ouvrir le livre ni d'y jeter les yeux.
5.4 Je me
désolais de ce que nul ne fût trouvé digne d'ouvrir le livre ni d'y
jeter les yeux.
5.5 Mais
l'un des anciens me dit : Ne pleure pas ! Voici, il a remporté la
victoire, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David : il ouvrira
le livre et ses sept sceaux.
5.6 Alors
je vis : au milieu du trône et des quatre animaux, au milieu des
anciens, un agneau se dressait, qui semblait immolé. Il avait sept
cornes et sept yeux qui sont les sept esprits de Dieu envoyés sur toute
la terre.
5.7 Il
s'avança pour recevoir le livre de la main droite de celui qui siège
sur le trône.
5.8 Et,
quand il eut reçu le livre, les quatre animaux et les vingt-quatre
anciens se prosternèrent devant l'agneau. Chacun tenait une harpe et
des coupes d'or pleines de parfum, qui sont les prières des saints.
5.9 Ils
chantaient un cantique nouveau : Tu es digne de recevoir le livre et
d'en rompre les sceaux, car tu as été immolé, et tu as racheté pour
Dieu, par ton sang, des hommes de toute tribu, langue, peuple et nation.
5.10 Tu en
as fait, pour notre Dieu, un royaume et des prêtres, et ils régneront
sur la terre.
5.11 Alors
je vis : Et j'entendis la voix d'anges nombreux autour du trône, des
animaux et des anciens. Leur nombre était myriades de myriades et
milliers de milliers.
5.12 Ils
proclamaient d'une voix forte : Il est digne, l'agneau immolé, de
recevoir puissance, richesse, sagesse, force, honneur, gloire et
louange.
5.13 Et
toute créature au ciel, sur terre, sous terre et sur mer, tous les
êtres qui s'y trouvent, je les entendis proclamer : A celui qui siège
sur le trône et à l'agneau, louange, honneur, gloire et pouvoir pour
les siècles des siècles.
5.14 Et les
quatre animaux disaient : Amen ! Et les anciens se prosternèrent et
adorèrent.
▲6.1 Alors je vis : Quand
l'agneau ouvrit le premier des sept sceaux, j'entendis le premier des
quatre animaux s'écrier d'une voix de tonnerre : Viens !
6.2 Et je
vis : c'était un cheval blanc. Celui qui le montait tenait un arc. Une
couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre.
6.3 Quand
il ouvrit le deuxième sceau, j'entendis le deuxième animal s'écrier :
Viens !
6.4 Alors
surgit un autre cheval, rouge feu. A celui qui le montait fut donné le
pouvoir de ravir la paix de la terre pour qu'on s'entre-tue, et il lui
fut donné une grande épée.
6.5 Quand
il ouvrit le troisième sceau, j'entendis le troisième animal s'écrier :
Viens ! Et je vis : c'était un cheval noir. Celui qui le montait tenait
une balance à la main.
6.6 Et
j'entendis comme une voix, au milieu des quatre animaux, qui disait :
Une mesure de blé pour un denier et trois mesures d'orge pour un
denier, quant à l'huile et au vin, n'y touche pas.
6.7 Quand
il ouvrit le quatrième sceau, j'entendis le quatrième animal s'écrier :
Viens !
6.8 Et je
vis : c'était un cheval blême. Celui qui le montait, on le nomme « la
mort », et l'Hadès le suivait. Pouvoir leur fut donné sur le quart de
la terre, pour tuer par l'épée, la famine, la mort et les fauves de la
terre.
6.9 Quand
il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l'autel les âmes de ceux qui
avaient été immolés à cause de la parole de Dieu et du témoignage
qu'ils avaient porté.
6.10 Ils
criaient d'une voix forte : Jusques à quand, Maître saint et véritable,
tarderas-tu à faire justice et à venger notre sang sur les habitants de
la terre ?
6.11 Alors
il leur fut donné à chacun une robe blanche, et il leur fut dit de
patienter encore un peu, jusqu'à ce que fût au complet le nombre de
leurs compagnons de service et de leurs frères, qui doivent être mis à
mort comme eux.
6.12 Et je
vis : Quand il ouvrit le sixième sceau, il se fit un violent
tremblement de terre. Le soleil devint noir comme une étoffe de crin,
et la lune entière comme du sang.
6.13 Les
étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme fruits verts d'un figuier
battu par la tempête.
6.14 Le
ciel se retira comme un livre qu'on roule, toutes les montagnes et les
îles furent ébranlées.
6.15 Les
rois de la terre, les grands, les chefs d'armée, les riches et les
puissants, tous, esclaves et hommes libres, se cachèrent dans les
cavernes et les rochers des montagnes.
6.16 Ils
disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous et cachez-nous
loin de la face de celui qui siège sur le trône, et loin de la colère
de l'agneau !
6.17 Car il
est venu le grand jour de leur colère, et qui peut subsister ?
▲7.1 Après cela, je vis quatre
anges debout aux quatre coins de la terre. Ils retenaient les quatre
vents de la terre, afin que nul vent ne souffle sur la terre, sur la
mer ni sur aucun arbre.
7.2 Et je
vis un autre ange monter de l'orient. Il tenait le sceau du Dieu
vivant. D'une voix forte il cria aux quatre anges qui avaient reçu
pouvoir de nuire à la terre et à la mer :
7.3
Gardez-vous de nuire à la terre, à la mer ou aux arbres, avant que nous
ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu.
7.4 Et
j'entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : Cent
quarante-quatre mille marqués du sceau, de toutes les tribus des fils
d'Israël.
7.5 De la
tribu de Juda douze mille marqués du sceau. De la tribu de Ruben douze
mille, de la tribu de Gad douze mille,
7.6 de la
tribu d'Aser douze mille, de la tribu de Nephtali douze mille, de la
tribu de Manassé douze mille,
7.7 de la
tribu de Siméon douze mille, de la tribu de Lévi douze mille, de la
tribu d'Issakar douze mille,
7.8 de la
tribu de Zabulon douze mille, de la tribu de Joseph douze mille, de la
tribu de Benjamin douze mille marqués du sceau.
7.9 Après
cela je vis : C'était une foule immense que nul ne pouvait dénombrer,
de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout
devant le trône et devant l'agneau, vêtus de robes blanches et des
palmes à la main.
7.10 Ils
proclamaient à haute voix : Le salut est à notre Dieu qui siège sur le
trône et à l'agneau.
7.11 Et
tous les anges rassemblés autour du trône, des anciens et des quatre
animaux tombèrent devant le trône, face contre terre, et adorèrent Dieu.
7.12 Ils
disaient : Amen ! Louange, gloire, sagesse, action de grâce, honneur,
puissance et force à notre Dieu pour les siècles des siècles ! Amen !
7.13 L'un
des anciens prit alors la parole et me dit : Ces gens vêtus de robes
blanches, qui sont-ils et d'où sont-ils venus ?
7.14 Je lui
répondis : Mon Seigneur, tu le sais ! Il me dit : Ils viennent de la
grande épreuve. Ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le
sang de l'agneau.
7.15 C'est
pourquoi ils se tiennent devant le trône de Dieu et lui rendent un
culte jour et nuit dans son temple. Et celui qui siège sur le trône les
abritera sous sa tente.
7.16 Ils
n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, le soleil et ses feux ne
les frapperont plus,
7.17 car
l'agneau qui se tient au milieu du trône sera leur berger, il les
conduira vers des sources d'eaux vives. Et Dieu essuiera toute larme de
leurs yeux.
▲8.1 Quand il ouvrit le septième
sceau, il se fit dans le ciel un silence d'environ une demi-heure…
8.2 Et je
vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu. Il leur fut donné sept
trompettes.
8.3 Un
autre ange vint se placer près de l'autel. Il portait un encensoir
d'or, et il lui fut donné des parfums en grand nombre, pour les offrir
avec les prières de tous les saints sur l'autel d'or qui est devant le
trône.
8.4 Et, de
la main de l'ange, la fumée des parfums monta devant Dieu, avec les
prières des saints.
8.5 L'ange
prit alors l'encensoir, il le remplit du feu de l'autel et le jeta sur
la terre : et ce furent des tonnerres, des voix, des éclairs et un
tremblement de terre.
8.6 Les
sept anges qui tenaient les sept trompettes se préparèrent à en sonner.
8.7 Le
premier fit sonner sa trompette : grêle et feu mêlés de sang tombèrent
sur la terre ; le tiers de la terre flamba, le tiers des arbres flamba,
et toute végétation verdoyante flamba.
8.8 Le
deuxième ange fit sonner sa trompette : on eût dit qu'une grande
montagne embrasée était précipitée dans la mer. Le tiers de la mer
devint du sang.
8.9 Le
tiers des créatures vivant dans la mer périt, et le tiers des navires
fut détruit.
8.10 Le
troisième ange fit sonner sa trompette : et, du ciel, un astre immense
tomba, brûlant comme une torche. Il tomba sur le tiers des fleuves et
sur les sources des eaux.
8.11 Son
nom est : Absinthe. Le tiers des eaux devint de l'absinthe, et beaucoup
d'hommes moururent à cause des eaux qui étaient devenues amères.
8.12 Le
quatrième ange fit sonner sa trompette : le tiers du soleil, le tiers
de la lune et le tiers des étoiles furent frappés. Ils s'assombrirent
du tiers : le jour perdit un tiers de sa clarté et la nuit de même.
8.13 Alors
je vis : Et j'entendis un aigle qui volait au zénith proclamer d'une
voix forte : Malheur ! Malheur ! Malheur aux habitants de la terre, à
cause des sonneries de trompettes des trois anges qui doivent encore
sonner !
▲9.1 Le cinquième ange fit
sonner sa trompette : je vis une étoile précipitée du ciel sur la
terre. Et il lui fut donné la clé du puits de l'abîme.
9.2 Elle
ouvrit le puits de l'abîme, et il en monta une fumée, comme celle d'une
grande fournaise. Le soleil en fut obscurci, ainsi que l'air.
9.3 Et, de
cette fumée, des sauterelles se répandirent sur la terre. Il leur fut
donné un pouvoir pareil à celui des scorpions de la terre.
9.4 Il leur
fut défendu de faire aucun tort à l'herbe de la terre, à rien de ce qui
verdoie, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui ne portent pas
sur le front le sceau de Dieu.
9.5 Il leur
fut permis non de les faire mourir, mais d'être leur tourment cinq mois
durant. Et le tourment qu'elles causent est comme celui de l'homme que
blesse un scorpion.
9.6 En ces
jours-là, les hommes chercheront la mort et ne la trouveront pas. Ils
souhaiteront mourir et la mort les fuira.
9.7 Les
sauterelles avaient l'aspect de chevaux équipés pour le combat, sur
leurs têtes on eût dit des couronnes d'or, et leurs visages étaient
comme des visages humains.
9.8 Elles
avaient des cheveux comme des cheveux de femme, et leurs dents étaient
comme des dents de lion.
9.9 Elles
semblaient être comme cuirassées de fer, et le bruit de leurs ailes
était comme le bruit de chars à plusieurs chevaux courant au combat.
9.10 Elles
ont des queues comme celles des scorpions, armées de dards, et dans
leurs queues réside leur pouvoir de nuire aux hommes cinq mois durant.
9.11 Elles
ont comme roi l'ange de l'abîme qui se nomme, en hébreu, Abaddôn et, en
grec, porte le nom d'Apollyôn.
9.12 Le
premier « malheur » est passé : voici, deux « malheurs » viennent
encore à la suite.
9.13 Le
sixième ange fit sonner sa trompette : j'entendis une voix venant des
cornes de l'autel d'or qui se trouve devant Dieu.
9.14 Elle
disait au sixième ange qui tenait la trompette : Libère les quatre
anges qui sont enchaînés sur le grand fleuve Euphrate.
9.15 On
libéra les quatre anges qui se tenaient prêts pour l'heure, le jour, le
mois et l'année où ils devaient mettre à mort le tiers des hommes.
9.16 Et le
nombre des troupes de la cavalerie était : deux myriades de myriades.
J'en entendis le nombre.
9.17 Tels
m'apparurent, dans la vision, les chevaux et leurs cavaliers : ils
portaient des cuirasses de feu, d'hyacinthe et de soufre. Les têtes des
chevaux étaient comme des têtes de lion, et leurs bouches vomissaient
le feu, la fumée et le soufre.
9.18 Par
ces trois fléaux, le feu, la fumée et le soufre, que vomissaient leurs
bouches, le tiers des hommes périt.
9.19 Car le
pouvoir des chevaux réside dans leurs bouches ainsi que dans leurs
queues. En effet, leurs queues ressemblent à des serpents, elles ont
des têtes et par là peuvent nuire.
9.20 Quant
au restant des hommes, ceux qui n'étaient pas morts sous le coup des
fléaux, ils ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains, ils
continuèrent à adorer les démons, les idoles d'or ou d'argent, de
bronze, de pierre ou de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni
marcher.
9.21 Ils ne
se repentirent pas de leurs meurtres ni de leurs sortilèges, de leurs
débauches ni de leurs vols.
▲10.1 Et je vis un autre ange
puissant qui descendait du ciel. Il était vêtu d'une nuée, une gloire
nimbait son front, son visage était comme le soleil, et ses pieds comme
des colonnes de feu.
10.2 Il
tenait dans la main un petit livre ouvert. Il posa le pied droit sur la
mer, le pied gauche sur la terre,
10.3 et
cria une voix forte, comme rugit un lion. Quand il eut crié, les sept
tonnerres firent retentir leurs voix.
10.4 Et
quand les sept tonnerres eurent retenti, comme j'allais écrire,
j'entendis une voix qui, du ciel, me disait : Garde secret le message
des sept tonnerres et ne l'écris pas.
10.5 Et
l'ange que j'avais vu debout sur la mer et sur la terre leva la main
droite vers le ciel
10.6 et
jura, par celui qui vit pour les siècles des siècles, qui a créé le
ciel et ce qui s'y trouve, la terre et ce qui s'y trouve, la mer et ce
qui s'y trouve : il n'y aura plus de délai.
10.7 Mais
aux jours où l'on entendra le septième ange, quand il commencera de
sonner de sa trompette, alors sera l'accomplissement du mystère de
Dieu, comme il en fit l'annonce à ses serviteurs les prophètes.
10.8 Et la
voix que j'avais entendue venant du ciel me parla de nouveau et dit :
Va, prends le livre ouvert dans la main de l'ange qui se tient debout
sur la mer et sur la terre.
10.9 Je
m'avançai vers l'ange et le priai de me donner le petit livre. Il me
dit : Prends et mange-le. Il sera amer à tes entrailles, mais dans ta
bouche il aura la douceur du miel.
10.10 Je
pris le petit livre de la main de l'ange et le mangeai. Dans ma bouche
il avait la douceur du miel, mais quand je l'eus mangé, mes entrailles
en devinrent amères.
10.11 Et
l'on me dit : Il te faut à nouveau prophétiser sur des peuples, des
nations, des langues et des rois en grand nombre.
▲11.1 Alors on me donna un roseau
semblable à une règle d'arpenteur, et l'on me dit : Lève-toi et mesure
le temple de Dieu et l'autel et ceux qui y adorent.
11.2 Mais
le parvis extérieur du temple, laisse-le de côté et ne le mesure pas,
car il a été livré aux nations qui fouleront aux pieds la cité sainte
pendant quarante-deux mois.
11.3 Et je
donnerai à mes deux témoins de prophétiser, vêtus de sacs, mille deux
cent soixante jours.
11.4 Ce
sont les deux oliviers et les deux chandeliers qui se tiennent devant
le Seigneur de la terre.
11.5 Si
quelqu'un veut leur nuire, un feu sort de leur bouche et dévore leurs
ennemis. Oui, si quelqu'un voulait leur nuire, ainsi lui faudrait-il
mourir.
11.6 Ils
ont pouvoir de fermer le ciel, et nulle pluie n'arrose les jours de
leur prophétie. Ils ont pouvoir de changer les eaux en sang et de
frapper la terre de maints fléaux, autant qu'ils le voudront.
11.7 Mais
quand ils auront fini de rendre témoignage, la bête qui monte de
l'abîme leur fera la guerre, les vaincra et les fera périr.
11.8 Leurs
corps resteront sur la place de la grande cité qu'on nomme
prophétiquement Sodome et Egypte, là même où leur Seigneur a été
crucifié.
11.9 Des
peuples, des tribus, des langues et des nations, on viendra pour
regarder leurs corps pendant trois jours et demi, et sans leur accorder
de sépulture.
11.10 Les
habitants de la terre se réjouiront à leur sujet, ils seront dans la
joie, ils échangeront des présents, car ces deux prophètes leur avaient
causé bien des tourments.
11.11 Mais
après ces trois jours et demi, un souffle de vie, venu de Dieu, entra
en eux et ils se dressèrent. Alors une grande frayeur tomba sur ceux
qui les regardaient.
11.12 Ils
entendirent une voix forte qui, du ciel, leur disait : Montez ici. Et
ils montèrent au ciel dans la nuée, sous les yeux de leurs ennemis.
11.13 A
l'heure même, il se fit un violent tremblement de terre, le dixième de
la cité s'écroula et sept mille personnes périrent dans cette
catastrophe. Les survivants, saisis d'effroi, rendirent gloire au Dieu
du ciel.
11.14 Le
deuxième « malheur » est passé. Voici, le troisième « malheur » vient
bientôt.
11.15 Le
septième ange fit sonner sa trompette : il y eut dans le ciel de
grandes voix qui disaient : Le royaume du monde est maintenant à notre
Seigneur et à son Christ ; il régnera pour les siècles des siècles.
11.16 Les
vingt-quatre anciens qui, devant Dieu, siègent sur leurs trônes
tombèrent face contre terre et adorèrent Dieu
11.17 en
disant : Nous te rendons grâce, Seigneur, Dieu souverain, qui es et qui
étais, car tu as exercé ta grande puissance et tu as établi ton Règne.
11.18 Les
nations se sont mises en colère, mais c'est ta colère qui est venue.
C'est le temps du jugement pour les morts, le temps de la récompense
pour tes serviteurs les prophètes, les saints et ceux qui craignent ton
nom, petits et grands, le temps de la destruction pour ceux qui
détruisent la terre.
11.19 Et le
temple de Dieu dans le ciel s'ouvrit, et l'arche de l'alliance apparut
dans son temple. Alors il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres,
un tremblement de terre et une forte grêle.
▲12.1 Un grand signe apparut dans
le ciel : une femme, vêtue du soleil, la lune sous les pieds, et sur la
tête une couronne de douze étoiles.
12.2 Elle
était enceinte et criait dans le travail et les douleurs de
l'enfantement.
12.3 Alors
un autre signe apparut dans le ciel : C'était un grand dragon rouge
feu. Il avait sept têtes et dix cornes et, sur ses têtes, sept diadèmes.
12.4 Sa
queue, qui balayait le tiers des étoiles du ciel, les précipita sur la
terre. Le dragon se posta devant la femme qui allait enfanter, afin de
dévorer l'enfant dès sa naissance.
12.5 Elle
mit au monde un fils, un enfant mâle ; c'est lui qui doit mener paître
toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé
auprès de Dieu et de son trône.
12.6 Alors
la femme s'enfuit au désert, où Dieu lui a fait préparer une place,
pour qu'elle y soit nourrie mille deux cent soixante jours.
12.7 Il y
eut alors un combat dans le ciel : Michaël et ses anges combattirent
contre le dragon. Et le dragon lui aussi combattait avec ses anges,
12.8 mais
il n'eut pas le dessus : il ne se trouva plus de place pour eux dans le
ciel.
12.9 Il fut
précipité, le grand dragon, l'antique serpent, celui qu'on nomme Diable
et Satan, le séducteur du monde entier, il fut précipité sur la terre
et ses anges avec lui.
12.10 Et
j'entendis une voix forte qui, dans le ciel, disait : Voici le temps du
salut, de la puissance et du Règne de notre Dieu, et de l'autorité de
son Christ ; car il a été précipité, l'accusateur de nos frères, celui
qui les accusait devant notre Dieu, jour et nuit.
12.11 Mais
eux, ils l'ont vaincu par le sang de l'agneau et par la parole dont ils
ont rendu témoignage : Ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la
mort.
12.12 C'est
pourquoi soyez dans la joie, vous les cieux et vous qui y avez votre
demeure ! Malheur à vous, la terre et la mer, car le diable est
descendu vers vous, emporté de fureur, sachant que peu de temps lui
reste.
12.13 Quand
le dragon se vit précipité sur la terre, il se lança à la poursuite de
la femme qui avait mis au monde l'enfant mâle.
12.14 Mais
les deux ailes du grand aigle furent données à la femme pour qu'elle
s'envole au désert, au lieu qui lui est réservé pour y être nourrie,
loin du serpent, un temps, des temps et la moitié d'un temps.
12.15 Alors
le serpent vomit comme un fleuve d'eau derrière la femme pour la faire
emporter par les flots.
12.16 Mais
la terre vint au secours de la femme : la terre s'ouvrit et engloutit
le fleuve vomi par le dragon.
12.17 Dans
sa fureur contre la femme, le dragon porta le combat contre le reste de
sa descendance, ceux qui observent les commandements de Dieu et gardent
le témoignage de Jésus.
12.18 Puis
il se posta sur le sable de la mer.
▲13.1 Alors, je vis monter de la
mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, sur ses cornes dix
diadèmes et sur ses têtes un nom blasphématoire.
13.2 La
bête que je vis ressemblait au léopard, ses pattes étaient comme celles
de l'ours, et sa gueule comme la gueule du lion. Et le dragon lui
conféra sa puissance, son trône et un pouvoir immense.
13.3 L'une
de ses têtes était comme blessée à mort, mais sa plaie mortelle fut
guérie. Emerveillée, la terre entière suivit la bête.
13.4 Et
l'on adora le dragon parce qu'il avait donné le pouvoir à la bête, et
l'on adora la bête en disant : qui est comparable à la bête et qui peut
la combattre ?
13.5 Il lui
fut donné une bouche pour proférer arrogances et blasphèmes, et il lui
fut donné pouvoir d'agir pendant quarante-deux mois.
13.6 Elle
ouvrit sa bouche en blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom,
son tabernacle et ceux dont la demeure est dans le ciel.
13.7 Il lui
fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre, et lui fut
donné le pouvoir sur toute tribu, peuple, langue et nation.
13.8 Ils
l'adoreront, tous ceux qui habitent la terre, tous ceux dont le nom
n'est pas écrit, depuis la fondation du monde, dans le livre de vie de
l'agneau immolé.
13.9 Que
celui qui a des oreilles entende :
13.10 Qui
est destiné à la captivité ira en captivité. Qui est destiné à périr
par le glaive périra par le glaive. C'est l'heure de la persévérance et
de la foi des saints.
13.11 Alors
je vis monter de la terre une autre bête. Elle avait deux cornes comme
un agneau, mais elle parlait comme un dragon.
13.12 Tout
le pouvoir de la première bête, elle l'exerce sous son regard. Elle
fait adorer par la terre et ses habitants la première bête dont la
plaie mortelle a été guérie.
13.13 Elle
accomplit de grands prodiges, jusqu'à faire descendre du ciel, aux yeux
de tous, un feu sur la terre.
13.14 Elle
séduit les habitants de la terre par les prodiges qu'il lui est donné
d'accomplir sous le regard de la bête. Elle les incite à dresser une
image en l'honneur de la bête qui porte la blessure du glaive et qui a
repris vie.
13.15 Il
lui fut donné d'animer l'image de la bête, de sorte qu'elle ait même la
parole et fasse mettre à mort quiconque n'adorerait pas l'image de la
bête.
13.16 A
tous, petits et grands, riches et pauvres, hommes libres et esclaves,
elle impose une marque sur la main droite ou sur le front.
13.17 Et
nul ne pourra acheter ou vendre, s'il ne porte la marque, le nom de la
bête ou le chiffre de son nom.
13.18 C'est
le moment d'avoir du discernement. Que celui qui a de l'intelligence
interprète le chiffre de la bête, car c'est un chiffre d'homme : et son
chiffre est six cent soixante-six.
▲14.1 Et je vis : L'agneau était
debout sur la montagne de Sion, et avec lui les cent quarante-quatre
mille qui portent son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts.
14.2 Et
j'entendis une voix venant du ciel, comme la voix des océans, comme le
grondement d'un fort coup de tonnerre, et la voix que j'entendis était
comme le chant de joueurs de harpe touchant leurs instruments.
14.3 Ils
chantaient un cantique nouveau, devant le trône, devant les quatre
animaux et les anciens. Et nul ne pouvait apprendre ce cantique, sinon
les cent quarante-quatre mille, les rachetés de la terre.
14.4 Ils ne
se sont pas souillés avec des femmes, car ils sont vierges. Ils suivent
l'agneau partout où il va. Ils ont été rachetés d'entre les hommes
comme prémices pour Dieu et pour l'agneau,
14.5 et
dans leur bouche ne s'est point trouvé de mensonge : ils sont
irréprochables.
14.6 Et je
vis un autre ange qui volait au zénith. Il avait un Evangile éternel à
proclamer à ceux qui résident sur la terre : à toute nation, tribu,
langue et peuple.
14.7 Il
disait d'une voix forte : Craignez Dieu et rendez-lui gloire, car elle
est venue, l'heure de son jugement. Adorez le créateur du ciel et de la
terre, de la mer et des sources d'eaux.
14.8 Et un
autre, un second ange, le suivit et dit : Elle est tombée, elle est
tombée, Babylone la grande, elle qui a abreuvé toutes les nations du
vin de sa fureur de prostitution.
14.9 Et un
autre, un troisième ange, les suivit et dit d'une voix forte : Si
quelqu'un adore la bête et son image, s'il en reçoit la marque sur le
front ou sur la main,
14.10 il
boira lui aussi du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la
coupe de sa colère, et il connaîtra les tourments dans le feu et le
soufre, devant les saints anges et devant l'agneau.
14.11 La
fumée de leur tourment s'élève aux siècles des siècles, et ils n'ont de
repos ni le jour ni la nuit, ceux qui adorent la bête et son image, et
quiconque reçoit la marque de son nom.
14.12 C'est
l'heure de la persévérance des saints qui gardent les commandements de
Dieu et la foi en Jésus.
14.13 Et
j'entendis une voix qui, du ciel, disait : Ecris : Heureux dès à
présent ceux qui sont morts dans le Seigneur ! Oui, dit l'Esprit,
qu'ils se reposent de leurs labeurs, car leurs œuvres les suivent.
14.14 Et je
vis : C'était une nuée blanche, et sur la nuée siégeait comme un fils
d'homme. Il avait sur la tête une couronne d'or et dans la main une
faucille tranchante.
14.15 Puis
un autre ange sortit du temple et cria d'une voix forte à celui qui
siégeait sur la nuée : Lance ta faucille et moissonne. L'heure est
venue de moissonner, car la moisson de la terre est mûre.
14.16 Alors
celui qui siégeait sur la nuée jeta sa faucille sur la terre, et la
terre fut moissonnée.
14.17 Puis
un autre ange sortit du temple céleste. Il tenait, lui aussi, une
faucille tranchante.
14.18 Puis
un autre ange sortit de l'autel. Il avait pouvoir sur le feu et cria
d'une voix forte à celui qui tenait la faucille tranchante : Lance ta
faucille tranchante et vendange les grappes de la vigne de la terre,
car ses raisins sont mûrs.
14.19 Et
l'ange jeta sa faucille sur la terre, il vendangea la vigne de la terre
et jeta la vendange dans la grande cuve de la colère de Dieu.
14.20 On
foula la cuve hors de la cité, et de la cuve sortit du sang qui monta
jusqu'au mors des chevaux sur une étendue de mille six cents stades.
▲15.1 Et je vis dans le ciel un
autre signe, grand et merveilleux : Sept anges tenaient sept fléaux,
les derniers, car en eux s'accomplit la colère de Dieu.
15.2 Et je
vis comme une mer de cristal mêlée de feu. Debout sur la mer de
cristal, les vainqueurs de la bête, de son image et du chiffre de son
nom tenaient les harpes de Dieu.
15.3 Ils
chantaient le cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, et le cantique
de l'agneau : Grandes et admirables sont tes œuvres, Seigneur, Dieu
souverain. Justes et véritables sont tes voies, Roi des nations.
15.4 Qui ne
craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom ? Car toi seul es
saint. Toutes les nations viendront et se prosterneront devant toi, car
tes jugements se sont manifestés.
15.5
Ensuite je vis : Le temple qui abritait le tabernacle du témoignage
s'ouvrit dans le ciel,
15.6 et les
sept anges qui tenaient les sept fléaux sortirent du temple ; ils
étaient vêtus d'un lin pur, resplendissant, la taille serrée de
ceintures d'or.
15.7 L'un
des quatre animaux donna aux sept anges sept coupes d'or, remplies de
la colère du Dieu qui vit aux siècles des siècles.
15.8 Et le
temple fut rempli de fumée à cause de la gloire de Dieu et de sa
puissance. Et personne ne pouvait entrer dans le temple jusqu'à
l'accomplissement des sept fléaux des sept anges.
▲16.1 Et j'entendis une grande
voix qui, du temple, disait aux sept anges : Allez et répandez sur la
terre les sept coupes de la colère de Dieu.
16.2 Et le
premier partit et répandit sa coupe sur la terre. Un ulcère malin et
pernicieux frappa les hommes qui portaient la marque de la bête et qui
adoraient son image.
16.3 Le
deuxième répandit sa coupe sur la mer : elle devint comme le sang d'un
mort, et tout ce qui, dans la mer, avait souffle de vie mourut.
16.4 Le
troisième répandit sa coupe sur les fleuves et les sources des eaux :
ils devinrent du sang.
16.5 Et
j'entendis l'ange des eaux qui disait : Tu es juste, toi qui es et qui
étais, le Saint, car tu as ainsi exercé ta justice.
16.6
Puisqu'ils ont répandu le sang des saints et des prophètes, c'est
également du sang que tu leur as donné à boire. Ils le méritent !
16.7 Et
j'entendis l'autel qui disait : Oui, Seigneur, Dieu souverain, tes
jugements sont pleins de vérité et de justice.
16.8 Le
quatrième répandit sa coupe sur le soleil : et il lui fut donné de
brûler les hommes par son feu.
16.9 Et les
hommes furent brûlés par une intense chaleur ; ils blasphémèrent le nom
de Dieu qui a pouvoir sur ces fléaux, mais ils ne se repentirent pas
pour lui rendre gloire.
16.10 Le
cinquième répandit sa coupe sur le trône de la bête : son royaume en
fut plongé dans les ténèbres. Les hommes se mordaient la langue de
douleur ;
16.11 ils
blasphémèrent le Dieu du ciel à cause de leurs souffrances et de leurs
ulcères, mais ils ne se repentirent pas de leurs œuvres.
16.12 Le
sixième répandit sa coupe sur le grand fleuve Euphrate : l'eau en fut
asséchée pour préparer la voie aux rois qui viennent de l'orient.
16.13
Alors, de la bouche du dragon, de la bouche de la bête et de la bouche
du faux prophète, je vis sortir trois esprits impurs, tels des
grenouilles.
16.14 Ce
sont, en effet, des esprits de démons. Ils accomplissent des prodiges
et s'en vont trouver les rois du monde entier, afin de les rassembler
pour le combat du grand jour du Dieu souverain.
16.15
Voici, je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille et garde ses
vêtements, pour ne pas aller nu et laisser voir sa honte.
16.16 Ils
les rassemblèrent au lieu qu'on appelle en hébreu Harmaguedôn.
16.17 Le
septième répandit sa coupe dans les airs, et, du temple, sortit une
voix forte venant du trône. Elle dit : C'en est fait !
16.18 Alors
ce furent des éclairs, des voix et des tonnerres, et un tremblement de
terre si violent qu'il n'en fut jamais de pareil depuis que l'homme est
sur la terre.
16.19 La
grande cité se brisa en trois parties et les cités des nations
s'écroulèrent. Alors Dieu se souvint de Babylone la grande, pour lui
donner la coupe où bouillonne le vin de sa colère.
16.20
Toutes les îles s'enfuirent et les montagnes disparurent.
16.21 Des
grêlons lourds comme des talents tombèrent du ciel sur les hommes, et
les hommes blasphémèrent Dieu à cause du fléau de la grêle, car ce
fléau était particulièrement redoutable.
▲17.1 Et l'un des sept anges qui
tenaient les sept coupes s'avança et me parla en ces termes : Viens, je
te montrerai le jugement de la grande prostituée qui réside au bord des
océans.
17.2 Avec
elle les rois de la terre se sont prostitués, et les habitants de la
terre se sont enivrés du vin de sa prostitution.
17.3 Alors
il me transporta en esprit au désert. Et je vis une femme assise sur
une bête écarlate, couverte de noms blasphématoires, et qui avait sept
têtes et dix cornes.
17.4 La
femme, vêtue de pourpre et d'écarlate, étincelait d'or, de pierres
précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d'or pleine
d'abominations : les souillures de sa prostitution.
17.5 Sur
son front un nom était écrit, mystérieux : Babylone la grande, mère des
prostituées et des abominations de la terre.
17.6 Et je
vis la femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. A
sa vue je restai confondu.
17.7 Alors
l'ange me dit : Pourquoi cette stupeur ? Je te dirai le mystère de la
femme et de la bête aux sept têtes et aux dix cornes qui la porte.
17.8 La
bête que tu as vue était, mais elle n'est plus. Elle va monter de
l'abîme et s'en aller à la perdition. Et les habitants de la terre,
dont le nom n'est pas écrit, depuis la fondation du monde, dans le
livre de vie, s'étonneront en voyant la bête, car elle était, n'est
plus, mais reviendra.
17.9 C'est
le moment d'avoir l'intelligence que la sagesse éclaire : les sept
têtes sont les sept montagnes où réside la femme. Ce sont aussi sept
rois.
17.10 Cinq
d'entre eux sont tombés, le sixième règne, le septième n'est pas encore
venu, mais quand il viendra, il ne demeurera que peu de temps.
17.11 La
bête qui était, et qui n'est plus, est elle-même un huitième roi. Elle
est du nombre des sept et s'en va à la perdition.
17.12 Les
dix cornes que tu as vues sont dix rois qui n'ont pas encore reçu la
royauté, mais, pour une heure, ils partageront le pouvoir royal avec la
bête.
17.13 Ils
n'ont qu'un seul dessein : mettre au service de la bête leur puissance
et leur pouvoir.
17.14 Ils
combattront l'agneau et l'agneau les vaincra, car il est Seigneur des
seigneurs et Roi des rois, et avec lui les appelés, les élus et les
fidèles vaincront aussi.
17.15 Puis
il me dit : Les eaux que tu as vues, là où réside la prostituée, ce
sont des peuples, des foules, des nations et des langues.
17.16 Les
dix cornes que tu as vues et la bête haïront la prostituée, elles la
rendront solitaire et nue. Elles mangeront ses chairs et la brûleront
au feu.
17.17 Car
Dieu leur a mis au cœur de réaliser son dessein, un même dessein :
mettre leur royauté au service de la bête jusqu'à l'accomplissement des
paroles de Dieu.
17.18 Et la
femme que tu as vue, c'est la grande cité qui règne sur les rois de la
terre.
▲18.1 Je vis ensuite un autre
ange descendre du ciel. Il avait un grand pouvoir et la terre fut
illuminée de sa gloire.
18.2 Il
s'écria d'une voix forte : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone
la grande ; elle est devenue demeure de démons, repaire de tous les
esprits impurs, repaire de tous les oiseaux impurs et odieux.
18.3 Car
elle a abreuvé toutes les nations du vin de sa fureur de prostitution :
les rois de la terre se sont prostitués avec elle, et les marchands de
la terre se sont enrichis de la puissance de son luxe.
18.4 Et
j'entendis une autre voix qui, du ciel, disait : Sortez de cette cité,
ô mon peuple, de peur de participer à ses péchés, et de partager les
fléaux qui lui sont destinés.
18.5 Car
ses péchés se sont accumulés jusqu'au ciel, et Dieu s'est souvenu de
ses injustices.
18.6
Payez-la de sa propre monnaie, rendez-lui au double ce qu'elle a fait.
Dans la coupe où elle a mêlé ses vins, mêlez-en pour elle le double.
18.7 Autant
elle s'est complu dans la gloire et le luxe, autant rendez-lui de
tourment et de deuil. Puisqu'elle dit en son cœur : je trône en reine
et ne suis point veuve, jamais je ne verrai le deuil,
18.8 à
cause de cela viendront sur elle, en un seul jour, les fléaux qui lui
sont destinés : mort, deuil, famine, et elle sera consumée par le feu.
Car puissant est le Seigneur Dieu qui l'a jugée.
18.9 Alors
ils pleureront et se lamenteront sur elle, les rois de la terre qui ont
partagé sa prostitution et son luxe, quand ils verront la fumée de son
embrasement.
18.10 Ils
se tiendront à distance par crainte de son tourment, et ils diront :
Malheur ! Malheur ! O grande cité, Babylone, cité puissante, il a suffi
d'une heure pour que tu sois jugée !
18.11 Et
les marchands de la terre pleurent et prennent son deuil, car nul
n'achète plus leurs cargaisons,
18.12
cargaisons d'or et d'argent, de pierres précieuses et de perles, de lin
et de pourpre, de soie et d'écarlate ; bois de senteur, objets
d'ivoire, de bois précieux, de bronze, de fer ou de marbre,
18.13
cannelle et amome, parfums, myrrhe et encens, le vin et l'huile, la
fleur de farine et le blé, les bœufs et les brebis, les chevaux et les
chars, les esclaves et les captifs.
18.14 Le
fruit que désirait ton âme s'en est allé loin de toi. Tout ce qui est
raffinement et splendeur est perdu pour toi. Jamais plus on ne le
retrouvera.
18.15 Les
marchands, qu'elle avait enrichis de ce commerce, se tiendront à
distance par crainte de son tourment. Dans les pleurs et le deuil,
18.16 ils
diront : Malheur ! Malheur ! La grande cité, vêtue de lin, de pourpre
et d'écarlate, étincelante d'or, de pierres précieuses et de perles,
18.17 il a
suffi d'une heure pour dévaster tant de richesses ! Et tous les
pilotes, tous ceux qui naviguent dans les parages, les marins et tous
ceux qui vivent de la mer se tenaient à distance,
18.18 et
s'écriaient en voyant la fumée de son embrasement : Quelle cité était
comparable à la grande cité ?
18.19 Ils
se jetaient de la poussière sur la tête, poussaient des cris de larmes
et de deuil en disant : Malheur ! Malheur ! La grande cité dont
l'opulence a enrichi tous ceux qui ont des vaisseaux sur la mer, il a
suffi d'une heure pour qu'elle soit dévastée !
18.20
Réjouis-toi de sa ruine, ciel ! Et vous aussi, les saints, les apôtres
et les prophètes, car Dieu, en la jugeant, vous a fait justice.
18.21 Alors
un ange puissant saisit une pierre comme une lourde meule et la
précipita dans la mer en disant : Avec la même violence sera précipitée
Babylone, la grande cité. On ne la retrouvera plus.
18.22 Et le
chant des joueurs de harpe et des musiciens, des joueurs de flûte et de
trompette, on ne l'entendra plus chez toi. Aucun artisan d'aucun art ne
se trouvera plus chez toi. Et le bruit de la meule, on ne l'entendra
plus chez toi.
18.23 La
lumière de la lampe ne luira plus chez toi. La voix du jeune époux et
de sa compagne, on ne l'entendra plus chez toi, parce que tes marchands
étaient les grands de la terre, parce que tes sortilèges ont séduit
toutes les nations
18.24 et
que chez toi on a trouvé le sang des prophètes, des saints et de tous
ceux qui ont été immolés sur la terre.
▲19.1 Ensuite j'entendis comme la
grande rumeur d'une foule immense qui, dans le ciel, disait : Alléluia
! Le salut, la gloire et la puissance sont à notre Dieu.
19.2 Car
ses jugements sont pleins de vérité et de justice. Il a jugé la grande
prostituée qui corrompait la terre de sa prostitution, et il a vengé
sur elle le sang de ses serviteurs.
19.3 Et de
nouveau ils dirent : Alléluia ! Et sa fumée s'élève aux siècles des
siècles.
19.4 Les
vingt-quatre anciens et les quatre animaux se prosternèrent, ils
adorèrent le Dieu qui siège sur le trône et dirent : Amen. Alléluia !
19.5 Alors
sortit du trône une voix qui disait : Louez notre Dieu, vous tous ses
serviteurs, vous qui le craignez, petits et grands !
19.6 Et
j'entendis comme la rumeur d'une foule immense, comme la rumeur des
océans, et comme le grondement de puissants tonnerres. Ils disaient :
Alléluia ! Car le Seigneur, notre Dieu souverain, a manifesté son Règne.
19.7
Réjouissons-nous, soyons dans l'allégresse et rendons-lui gloire, car
voici les noces de l'agneau. Son épouse s'est préparée,
19.8 il lui
a été donné de se vêtir d'un lin resplendissant et pur, car le lin, ce
sont les œuvres justes des saints.
19.9 Un
ange me dit : Ecris ! Heureux ceux qui sont invités au festin des noces
de l'agneau ! Puis il me dit : Ce sont les paroles mêmes de Dieu.
19.10 Alors
je me prosternai à ses pieds pour l'adorer, mais il me dit : Garde-toi
de le faire ! Je suis un compagnon de service, pour toi et pour tes
frères qui gardent le témoignage de Jésus. C'est Dieu que tu dois
adorer, car le témoignage de Jésus, c'est l'esprit de la prophétie.
19.11 Alors
je vis le ciel ouvert : C'était un cheval blanc, celui qui le monte se
nomme Fidèle et Véritable. Il juge et il combat avec justice.
19.12 Ses
yeux sont une flamme ardente ; sur sa tête, de nombreux diadèmes, et,
inscrit sur lui, est un nom qu'il est seul à connaître.
19.13 Il
est revêtu d'un manteau trempé de sang, et il se nomme : la Parole de
Dieu.
19.14 Les
armées du ciel le suivaient sur des chevaux blancs, vêtues d'un lin
blanc et pur.
19.15 De sa
bouche sort un glaive acéré pour en frapper les nations. Il les mènera
paître avec une verge de fer, il foulera la cuve où bouillonne le vin
de la colère du Dieu souverain.
19.16 Sur
son manteau et sur sa cuisse il porte un nom écrit : Roi des rois et
Seigneur des seigneurs.
19.17 Alors
je vis un ange debout dans le soleil. Il cria d'une voix forte à tous
les oiseaux qui volaient au zénith : Venez, rassemblez-vous pour le
grand festin de Dieu,
19.18 pour
manger la chair des rois, la chair des chefs, la chair des puissants,
la chair des chevaux et de ceux qui les montent, la chair de tous les
hommes, libres et esclaves, petits et grands.
19.19 Et je
vis la bête, les rois de la terre et leurs armées, rassemblés pour
combattre le cavalier et son armée.
19.20 La
bête fut capturée, et avec elle le faux prophète qui, par les prodiges
opérés devant elle, avait séduit ceux qui avaient reçu la marque de la
bête et adoré son image. Tous deux furent jetés vivants dans l'étang de
feu embrasé de soufre.
19.21 Les
autres périrent par le glaive qui sortait de la bouche du cavalier, et
tous les oiseaux se rassasièrent de leurs chairs.
▲20.1 Alors je vis un ange qui
descendait du ciel. Il avait à la main la clé de l'abîme et une lourde
chaîne.
20.2 Il
s'empara du dragon, l'antique serpent, qui est le diable et Satan, et
l'enchaîna pour mille ans.
20.3 Il le
précipita dans l'abîme, qu'il ferma et scella sur lui, pour qu'il ne
séduise plus les nations jusqu'à l'accomplissement des mille ans. Il
faut, après cela, qu'il soit relâché pour un peu de temps.
20.4 Et je
vis des trônes. A ceux qui vinrent y siéger, il fut donné d'exercer le
jugement. Je vis aussi les âmes de ceux qui avaient été décapités à
cause du témoignage de Jésus et de la parole de Dieu, et ceux qui
n'avaient pas adoré la bête ni son image et n'avaient pas reçu la
marque sur le front ni sur la main. Ils revinrent à la vie et régnèrent
avec le Christ pendant mille ans.
20.5 Les
autres morts ne revinrent pas à la vie avant l'accomplissement des
mille ans. C'est la première résurrection.
20.6
Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection. Sur eux
la seconde mort n'a pas d'emprise : ils seront prêtres de Dieu et du
Christ, et régneront avec lui pendant les mille ans.
20.7 Quand
les mille ans seront accomplis, Satan sera relâché de sa prison,
20.8 et il
s'en ira séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog
et Magog. Il les rassemblera pour le combat : leur nombre est comme le
sable de la mer.
20.9 Ils
envahirent toute l'étendue de la terre et investirent le camp des
saints et la cité bien-aimée. Mais un feu descendit du ciel et les
dévora.
20.10 Et le
diable, leur séducteur, fut précipité dans l'étang de feu et de soufre,
auprès de la bête et du faux prophète. Et ils souffriront des tourments
jour et nuit aux siècles des siècles.
20.11 Alors
je vis un grand trône blanc et celui qui y siégeait : devant sa face la
terre et le ciel s'enfuirent sans laisser de traces.
20.12 Et je
vis les morts, les grands et les petits, debout devant le trône, et des
livres furent ouverts. Un autre livre fut ouvert : le livre de vie, et
les morts furent jugés selon leurs œuvres, d'après ce qui était écrit
dans les livres.
20.13 La
mer rendit ses morts, la mort et l'Hadès rendirent leurs morts, et
chacun fut jugé selon ses œuvres.
20.14 Alors
la mort et l'Hadès furent précipités dans l'étang de feu. L'étang de
feu, voilà la seconde mort !
20.15 Et
quiconque ne fut pas trouvé inscrit dans le livre de vie fut précipité
dans l'étang de feu.
▲21.1 Alors je vis un ciel
nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre
ont disparu et la mer n'est plus.
21.2 Et la
cité sainte, la Jérusalem nouvelle, je la vis qui descendait du ciel,
d'auprès de Dieu, comme une épouse qui s'est parée pour son époux.
21.3 Et
j'entendis, venant du trône, une voix forte qui disait : Voici la
demeure de Dieu avec les hommes. Il demeurera avec eux. Ils seront ses
peuples et lui sera le Dieu qui est avec eux.
21.4 Il
*essuiera toute larme de leurs yeux, La mort ne sera plus. Il n'y aura
plus ni deuil, ni cri, ni souffrance, car le monde ancien a disparu.
21.5 Et
celui qui siège sur le trône dit : Voici, je fais toutes choses
nouvelles. Puis il dit : Ecris : Ces paroles sont certaines et
véridiques.
21.6 Et il
me dit : C'en est fait. Je suis l'Alpha et l'Oméga, le commencement et
la fin. A celui qui a soif, je donnerai de la source d'eau vive,
gratuitement.
21.7 Le
vainqueur recevra cet héritage, et je serai son Dieu, et lui sera mon
fils.
21.8 Quant
aux lâches, aux infidèles, aux dépravés, aux meurtriers, aux
impudiques, aux magiciens, aux idolâtres et à tous les menteurs, leur
part se trouve dans l'étang embrasé de feu et de soufre : c'est la
seconde mort.
21.9 Alors
l'un des sept anges qui tenaient les sept coupes pleines des sept
derniers fléaux vint m'adresser la parole et me dit : Viens, je te
montrerai la fiancée, l'épouse de l'agneau.
21.10 Il me
transporta en esprit sur une grande et haute montagne, et il me montra
la cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d'auprès de Dieu.
21.11 Elle
brillait de la gloire même de Dieu. Son éclat rappelait une pierre
précieuse, comme une pierre d'un jaspe cristallin.
21.12 Elle
avait d'épais et hauts remparts. Elle avait douze portes et, aux
portes, douze anges et des noms inscrits : les noms des douze tribus
des fils d'Israël.
21.13 A
l'orient trois portes, au nord trois portes, au midi trois portes et à
l'occident trois portes.
21.14 Les
remparts de la cité avaient douze assises, et sur elles les douze noms
des douze apôtres de l'agneau.
21.15 Celui
qui me parlait tenait une mesure, un roseau d'or, pour mesurer la cité,
ses portes et ses remparts.
21.16 La
cité était carrée : sa longueur égalait sa largeur. Il la mesura au
roseau, elle comptait douze mille stades : la longueur, la largeur et
la hauteur en étaient égales.
21.17 Il
mesura les remparts, ils comptaient cent quarante-quatre coudées,
mesure humaine que l'ange utilisait.
21.18 Les
matériaux de ses remparts étaient de jaspe, et la cité était d'un or
pur semblable au pur cristal.
21.19 Les
assises des remparts de la cité s'ornaient de pierres précieuses de
toute sorte. La première assise était de jaspe, la deuxième de saphir,
la troisième de calcédoine, la quatrième d'émeraude,
21.20 la
cinquième de sardoine, la sixième de cornaline, la septième de
chrysolithe, la huitième de béryl, la neuvième de topaze, la dixième de
chrysoprase, la onzième d'hyacinthe, la douzième d'améthyste.
21.21 Les
douze portes étaient douze perles. Chacune des portes était d'une seule
perle. Et la place de la cité était d'or pur comme un cristal limpide.
21.22 Mais
de temple, je n'en vis point dans la cité, car son temple, c'est le
Seigneur, le Dieu souverain, ainsi que l'agneau.
21.23 La
cité n'a besoin ni du soleil ni de la lune pour l'éclairer, car la
gloire de Dieu l'illumine, et son flambeau, c'est l'agneau.
21.24 Les
nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront
leur gloire.
21.25 Ses
portes ne se fermeront pas au long des jours, car, en ce lieu, il n'y
aura plus de nuit.
21.26 On y
apportera la gloire et l'honneur des nations.
21.27 Il
n'y entrera nulle souillure, ni personne qui pratique abomination et
mensonge, mais ceux-là seuls qui sont inscrits dans le livre de vie de
l'agneau.
▲22.1 Puis il me montra un fleuve
d'eau vive, brillant comme du cristal, qui jaillissait du trône de Dieu
et de l'agneau.
22.2 Au
milieu de la place de la cité et des deux bras du fleuve, est un arbre
de vie produisant douze récoltes. Chaque mois il donne son fruit, et
son feuillage sert à la guérison des nations.
22.3 Il n'y
aura plus de malédiction. Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la
cité, et ses serviteurs lui rendront un culte,
22.4 ils
verront son visage et son nom sera sur leurs fronts.
22.5 Il n'y
aura plus de nuit, nul n'aura besoin de la lumière du flambeau ni de la
lumière du soleil, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière, et
ils régneront aux siècles des siècles.
22.6 Puis
il me dit : Ces paroles sont certaines et véridiques ; le Seigneur, le
Dieu des esprits des prophètes, a envoyé son ange, pour montrer à ses
serviteurs ce qui doit arriver bientôt.
22.7 Voici,
je viens bientôt. Heureux celui qui garde les paroles prophétiques de
ce livre.
22.8 Moi,
Jean, j'ai entendu et j'ai vu cela. Et, après avoir entendu et vu, je
me prosternai, pour l'adorer, aux pieds de l'ange qui me montrait cela.
22.9 Mais
il me dit : Garde-toi de le faire ! Je suis un compagnon de service,
pour toi et pour tes frères les prophètes, et pour ceux qui gardent les
paroles de ce livre. C'est Dieu que tu dois adorer.
22.10 Puis
il me dit : Ne garde pas secrètes les paroles prophétiques de ce livre,
car le temps est proche.
22.11 Que
l'injuste commette encore l'injustice et que l'impur vive encore dans
l'impureté, mais que le juste pratique encore la justice et que le
saint se sanctifie encore.
22.12
Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à
chacun selon son œuvre.
22.13 Je
suis l'Alpha et l'Oméga, le Premier et le Dernier, le commencement et
la fin.
22.14
Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d'avoir droit à l'arbre de
vie, et d'entrer, par les portes, dans la cité.
22.15
Dehors les chiens et les magiciens, les impudiques et les meurtriers,
les idolâtres et quiconque aime ou pratique le mensonge !
22.16 Moi,
Jésus, j'ai envoyé mon ange pour vous apporter ce témoignage au sujet
des Eglises. Je suis le rejeton et la lignée de David, l'étoile
brillante du matin.
22.17
L'Esprit et l'épouse disent : Viens ! Que celui qui entend dise : Viens
! Que celui qui a soif vienne, Que celui qui le veut reçoive de l'eau
vive, gratuitement.
22.18 Je
l'atteste à quiconque entend les paroles prophétiques de ce livre : Si
quelqu'un y ajoute, Dieu lui ajoutera les fléaux décrits dans ce livre.
22.19 Et si
quelqu'un retranche aux paroles de ce livre prophétique, Dieu
retranchera sa part de l'arbre de vie et de la cité sainte qui sont
décrits dans ce livre.
22.20 Celui
qui atteste cela dit : Oui, je viens bientôt. Amen, viens Seigneur
Jésus !
22.21 La
grâce du Seigneur Jésus soit avec tous !
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- FIN -
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