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▲1.1 De la part de Paul -
esclave de Christ Jésus et appelé pour être apôtre, mis à part pour la
bonne nouvelle de Dieu,
1.2 qu’il a
promise autrefois dans les saintes Écritures par l’intermédiaire de ses
prophètes,
1.3
concernant son Fils, qui était de la descendance de David selon la
chair,
1.4 mais
qui avec puissance a été déclaré Fils de Dieu selon l’esprit de
sainteté par le moyen de la résurrection d’entre les morts, oui, Jésus
Christ notre Seigneur ;
1.5 par son
intermédiaire, j’ai bénéficié de la faveur imméritée et j’ai reçu la
mission d’apôtre, afin que des gens de toutes les nations soient amenés
à l’obéissance qui vient de la foi pour la gloire de son nom,
1.6 nations
parmi lesquelles vous avez, vous aussi, été appelés pour appartenir à
Jésus Christ -,
1.7 à tous
ceux qui sont des bien-aimés de Dieu à Rome, appelés pour être saints :
Que Dieu notre Père et le Seigneur Jésus Christ vous accordent faveur
imméritée et paix !
1.8 Tout
d’abord, je remercie mon Dieu par Jésus Christ au sujet de vous tous,
parce qu’on parle de votre foi dans le monde entier.
1.9 En
effet, Dieu, à qui j’offre un service sacré avec mon esprit en
annonçant la bonne nouvelle concernant son Fils, m’est témoin que je
parle sans cesse de vous dans mes prières,
1.10
demandant que je réussisse enfin à venir chez vous, si toutefois c’est
possible et si telle est la volonté de Dieu.
1.11 Car je
désire vivement vous voir pour vous faire un don spirituel, afin que
vous soyez affermis,
1.12 ou
plutôt que nous nous encouragions les uns les autres par notre foi, la
vôtre comme la mienne.
1.13 Mais
je ne veux pas que vous ignoriez, frères, que j’ai envisagé de
nombreuses fois de venir chez vous (mais j’en ai été empêché jusqu’à
présent), dans l’espoir d’obtenir de bons résultats parmi vous, comme
parmi les autres nations.
1.14 J’ai
une dette tant envers les Grecs que les étrangers, tant envers les
sages que les ignorants.
1.15 Je
suis donc impatient de vous annoncer la bonne nouvelle, à vous aussi
qui êtes à Rome.
1.16 Car je
n’ai pas honte de la bonne nouvelle ; elle est en effet le moyen
puissant par lequel Dieu sauve tous ceux qui ont foi, le Juif d’abord
et aussi le Grec.
1.17 Car en
elle la justice de Dieu se révèle par la foi et pour la foi, comme
c’est écrit : « Mais le juste vivra en raison de la foi. »
1.18 Car la
colère de Dieu se révèle du ciel contre tout manque de respect envers
Dieu et toute injustice des hommes qui étouffent la vérité injustement,
1.19 car ce
qui peut être connu de Dieu se manifeste clairement à eux, parce que
Dieu le leur a montré clairement.
1.20 En
effet, ses qualités invisibles, oui sa puissance éternelle et sa
Divinité, se voient clairement depuis que le monde a été créé, parce
qu’elles se remarquent dans les choses qu’il a faites. Ils n’ont donc
aucune excuse.
1.21 Car,
bien qu’ils aient connu Dieu, ils ne l’ont pas glorifié comme Dieu et
ne l’ont pas non plus remercié, mais leurs raisonnements sont devenus
absurdes, et leur cœur insensé a été plongé dans les ténèbres.
1.22 Bien
qu’ils se prétendent sages, ils sont devenus stupides
1.23 et ils
ont remplacé la gloire du Dieu impérissable par des représentations de
l’homme périssable, d’oiseaux, de quadrupèdes et de reptiles.
1.24 C’est
pourquoi Dieu les a abandonnés au pouvoir de l’impureté, selon les
désirs de leur cœur, pour qu’ils déshonorent leurs propres corps.
1.25 Ils
ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge ; et c’est la création
qu’ils ont vénérée et à qui ils ont offert un service sacré, et non le
Créateur, lequel est loué pour toujours. Amen.
1.26 Voilà
pourquoi Dieu les a abandonnés au pouvoir de désirs sexuels honteux,
car leurs femmes ont laissé les relations sexuelles naturelles pour
avoir des relations contre nature ;
1.27 et
pareillement les hommes aussi ont laissé les relations sexuelles
naturelles avec les femmes et se sont enflammés dans leur passion les
uns pour les autres, hommes avec hommes, faisant ce qui est obscène et
recevant en eux-mêmes la pleine punition que méritaient leurs
égarements.
1.28 Comme
ils n’ont pas jugé bon de reconnaître Dieu, Dieu les a abandonnés au
pouvoir d’une mentalité désapprouvée, de sorte qu’ils font des choses
qui ne conviennent pas.
1.29 Et ils
ont été remplis de toutes sortes de pensées injustes, perverses, avides
et méchantes. Ils sont pleins d’envie, de meurtre, de dispute, de
tromperie et de malveillance. Ils chuchotent,
1.30 ils
sont médisants, ils détestent Dieu, ils sont insolents, orgueilleux et
vantards. Ils projettent de faire le mal, ils désobéissent à leurs
parents,
1.31 ils
sont sans intelligence, ils ne tiennent pas leurs promesses, ils n’ont
pas d’affection naturelle ni de pitié.
1.32 Ils
connaissent très bien le juste décret de Dieu : ceux qui pratiquent de
telles choses méritent la mort. Pourtant, non seulement ils continuent
à les faire, mais encore ils approuvent ceux qui les pratiquent.
▲2.1 Tu n’as donc aucune excuse,
ô homme, qui que tu sois, si tu juges. Car quand tu juges quelqu’un, tu
te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu pratiques les mêmes
choses.
2.2 Or,
nous savons que Dieu juge en accord avec la vérité et qu’il condamne
ceux qui pratiquent de telles choses.
2.3 Mais
t’imagines-tu, ô homme, que si tu juges ceux qui pratiquent de telles
choses, tout en les faisant toi-même, tu pourras échapper au jugement
de Dieu ?
2.4 Ou bien
méprises-tu l’immensité de sa bonté, de son indulgence et de sa
patience, parce que tu ne sais pas que Dieu, dans sa bonté, veut te
conduire au repentir ?
2.5 Mais en
raison de ton obstination et de ton cœur qui ne se repent pas, tu
amasses pour toi de la colère pour le jour de la colère et de la
révélation du juste jugement de Dieu.
2.6 Et il
rendra à chacun selon ses actes :
2.7 la vie
éternelle à ceux qui cherchent la gloire, l’honneur et la vie
impérissable par de l’endurance dans une œuvre qui est bonne ;
2.8 mais,
pour ceux qui sont animés d’un esprit de dispute et qui désobéissent à
la vérité mais obéissent à l’injustice, il y aura la colère et la
fureur.
2.9 Il y
aura la détresse et l’angoisse sur toute personne qui fait le mal, sur
le Juif d’abord et aussi sur le Grec ;
2.10 mais
il y aura la gloire, l’honneur et la paix pour toute personne qui fait
le bien, pour le Juif d’abord et aussi pour le Grec.
2.11 En
effet, il n’y a pas de partialité chez Dieu.
2.12 Car
tous ceux qui ont péché sans la loi mourront aussi sans la loi, mais
tous ceux qui ont péché sous la loi seront jugés par la loi.
2.13 Car ce
ne sont pas ceux qui entendent la loi qui sont justes devant Dieu, mais
ce sont ceux qui pratiquent la loi qui seront déclarés justes.
2.14 En
effet, quand des gens des nations qui n’ont pas la loi font
naturellement ce que la loi demande, ces gens, bien que n’ayant pas la
loi, sont une loi pour eux-mêmes.
2.15 Ce
sont ceux-là mêmes qui montrent que le contenu de la loi est écrit dans
leur cœur, tandis que leur conscience témoigne avec eux et que, par
leurs pensées, ils sont accusés ou même excusés.
2.16 Cela
aura lieu le jour où Dieu jugera par Christ Jésus les choses secrètes
des humains, selon la bonne nouvelle que j’annonce.
2.17 Toi
donc qui portes le nom de Juif, qui t’appuies sur la loi et tires
fierté de ton Dieu,
2.18 qui
connais sa volonté et qui es capable de discerner les choses qui sont
excellentes parce qu’on t’a enseigné la Loi,
2.19 et qui
es convaincu d’être un guide pour les aveugles, une lumière pour ceux
qui sont dans les ténèbres,
2.20
quelqu’un qui réprimande les gens déraisonnables, quelqu’un qui
enseigne les jeunes enfants, ayant dans la Loi l’essentiel de la
connaissance et de la vérité...
2.21 toi
donc qui enseignes quelqu’un d’autre, tu ne t’enseignes pas toi-même ?
Toi qui prêches : « Ne vole pas », tu voles ?
2.22 Toi
qui dis : « Ne te rends pas coupable d’adultère », tu te rends coupable
d’adultère ? Toi qui détestes les idoles, tu pilles les temples ?
2.23 Toi
qui tires fierté de la loi, tu déshonores Dieu en transgressant la Loi ?
2.24 Car,
comme c’est écrit, « le nom de Dieu est blasphémé parmi les nations à
cause de vous ».
2.25 La
circoncision, en effet, n’est utile que si tu pratiques la loi ; mais
si tu es un transgresseur de la loi, ta circoncision est devenue
incirconcision.
2.26 Si
donc un incirconcis obéit aux justes exigences de la Loi, son
incirconcision sera comptée comme circoncision, n’est-ce pas ?
2.27 Et
celui qui est physiquement incirconcis te jugera en accomplissant la
Loi, toi qui es un transgresseur de la loi alors que tu as son code
écrit et que tu es circoncis.
2.28 Car le
Juif, ce n’est pas celui qui l’est au-dehors, et la circoncision, ce
n’est pas celle qui l’est au-dehors, sur la chair.
2.29 Mais
le Juif, c’est celui qui l’est au-dedans, et sa circoncision, c’est
celle du cœur par l’esprit, et non par un code écrit. La louange de
celui-là vient de Dieu, et non des humains.
▲3.1 Mais alors, quel avantage
les Juifs ont-ils, ou quelle est l’utilité de la circoncision ?
3.2 Il est
grand à tous points de vue. Tout d’abord, c’est à eux que les
déclarations sacrées de Dieu ont été confiées.
3.3 Alors,
que dire des quelques Juifs qui ont manqué de foi ? Leur manque de foi
va-t-il remettre en cause la fidélité de Dieu ?
3.4 Bien
sûr que non ! Mais que Dieu soit reconnu véridique, même si tout homme
est reconnu menteur, comme c’est écrit : « Pour que tu te révèles juste
dans tes paroles et que tu l’emportes lorsqu’on te juge. »
3.5
Cependant, si notre injustice souligne la justice de Dieu, que
dirons-nous ? Que Dieu est injuste quand il exprime sa colère ? (Je
tiens là un raisonnement humain.)
3.6 Bien
sûr que non ! Autrement, comment Dieu jugera-t-il le monde ?
3.7 Mais si
par mon mensonge la vérité de Dieu a été mise davantage en relief pour
sa gloire, pourquoi suis-je moi aussi jugé comme pécheur ?
3.8 Et
pourquoi ne pas dire, comme certains hommes prétendent que nous le
disons : « Faisons le mal pour qu’il en résulte du bien » ? Le jugement
contre ces hommes-là est conforme à la justice.
3.9 Alors
quoi ? Sommes-nous dans une meilleure situation ? Pas du tout ! Car,
plus haut, j’ai porté cette accusation : que les Juifs comme les Grecs
sont tous sous le péché.
3.10 Comme
c’est écrit : « Il n’y a pas de juste, pas même un seul ;
3.11 il n’y
en a pas un qui soit perspicace ; il n’y en a pas un qui cherche Dieu.
3.12 Tous
les hommes se sont écartés du droit chemin, ils sont tous devenus
inutiles ; il n’y en a pas un qui fasse preuve de bonté, non, pas un
seul. »
3.13 « Leur
gorge est une tombe ouverte ; ils ont trompé avec leur langue. » «
Derrière leurs lèvres se trouve du venin d’aspic. »
3.14 « Et
leur bouche est pleine de malédictions et d’amertume. »
3.15 «
Leurs pieds sont pressés de verser le sang. »
3.16 « Sur
leurs chemins, il y a ruine et malheur,
3.17 et ils
ne connaissent pas le chemin de la paix. »
3.18 «
Devant leurs yeux, il n’y a pas de crainte de Dieu. »
3.19 Or
nous savons que tout ce que dit la Loi, elle l’adresse à ceux qui sont
sous la Loi, pour que toute bouche soit réduite au silence et que le
monde entier soit déclaré coupable par Dieu.
3.20 Ainsi,
personne ne sera déclaré juste devant lui par les œuvres de la loi, car
par la loi vient la connaissance exacte du péché.
3.21 Mais
maintenant, la justice de Dieu a été révélée en dehors de la loi, comme
la Loi et les Prophètes en témoignent,
3.22 oui,
la justice de Dieu grâce à la foi en Jésus Christ, pour tous ceux qui
ont foi. Car il n’y a pas de distinction.
3.23 En
effet, tous ont péché et aucun n’arrive à atteindre la gloire de Dieu,
3.24 et
c’est comme don gratuit qu’ils sont déclarés justes par sa faveur
imméritée, en raison de la libération par la rançon payée par Christ
Jésus.
3.25 Dieu
l’a présenté comme offrande de réconciliation, réconciliation rendue
possible grâce à la foi en son sang. C’était pour manifester sa propre
justice, parce que Dieu dans son indulgence pardonnait les péchés qui
s’étaient produits dans le passé.
3.26
C’était pour manifester sa propre justice à l’époque présente, pour
qu’il soit juste même quand il déclare juste l’homme qui a foi en Jésus.
3.27 Y
a-t-il donc une raison de se glorifier ? Non, aucune. En vertu de
quelle loi se glorifier ? Celle des œuvres ? Non, pas du tout, mais en
vertu de la loi de la foi.
3.28 Nous
estimons en effet qu’un homme est déclaré juste par la foi en dehors
des œuvres de la loi.
3.29 Ou
bien est-il seulement le Dieu des Juifs ? N’est-il pas aussi le Dieu
des gens des nations ? Oui, des gens des nations aussi.
3.30
Puisque Dieu est un seul, il déclarera justes les circoncis par suite
de la foi et justes les incirconcis par le moyen de leur foi.
3.31
Annulons-nous donc la loi par le moyen de notre foi ? Pas du tout ! Au
contraire, nous confirmons la loi.
▲4.1 Puisqu’il en est ainsi, que
dirons-nous d’Abraham, notre ancêtre selon la chair ? Qu’a-t-il obtenu ?
4.2 Par
exemple, si Abraham avait été déclaré juste en raison des œuvres, il
aurait un motif de se glorifier, mais non devant Dieu.
4.3 En
effet, que dit le passage des Écritures ? « Abraham eut foi en Jéhovah,
et cela fut porté à son compte comme justice. »
4.4 Or, le
salaire de l’homme qui travaille n’est pas porté à son compte comme une
faveur imméritée, mais comme un dû.
4.5 Par
contre, la foi de l’homme qui ne travaille pas, mais qui a foi en celui
qui déclare juste l’homme qui ne respecte pas Dieu, est portée à son
compte comme justice.
4.6 C’est
ainsi que David parle lui aussi du bonheur de l’homme au compte de qui
Dieu porte la justice en dehors des œuvres :
4.7 «
Heureux ceux dont les actions illégales ont été pardonnées et dont les
péchés ont été couverts ;
4.8 heureux
l’homme à qui Jéhovah ne tiendra aucun compte de son péché. »
4.9 Ce
bonheur vient-il donc seulement sur les circoncis ou bien aussi sur les
incirconcis ? Car nous avons dit : « La foi d’Abraham a été portée à
son compte comme justice. »
4.10 Dans
quelle situation donc était-il quand elle a été portée à son compte
comme justice ? Était-il circoncis ou bien incirconcis ? Il n’était pas
encore circoncis, mais incirconcis.
4.11 Et il
a reçu un signe, à savoir la circoncision, comme sceau de la justice
par la foi qu’il avait alors qu’il était dans son état
d’incirconcision, pour qu’il soit le père de tous ceux qui ont foi
alors qu’ils sont incirconcis, afin que la justice soit portée à leur
compte.
4.12
C’était aussi pour qu’il soit un père pour des descendants circoncis,
non seulement pour ceux qui sont partisans de la circoncision, mais
aussi pour ceux qui vivent d’une manière conforme à la foi qu’avait
notre père Abraham alors qu’il était dans l’état d’incirconcision.
4.13 Car ce
n’est pas grâce à la loi qu’Abraham ou ses descendants ont reçu la
promesse qu’il serait héritier d’un monde, mais c’est grâce à la
justice par la foi.
4.14 Car si
ceux qui sont attachés à la loi sont héritiers, la foi devient inutile
et la promesse a été annulée.
4.15 En
fait, la Loi produit la colère, mais là où il n’y a pas de loi, il n’y
a pas non plus de transgression.
4.16 Voilà
pourquoi c’est grâce à la foi, pour que ce soit selon la faveur
imméritée, afin que l’accomplissement de la promesse soit garanti à
tous ses descendants, non seulement à ceux qui sont attachés à la Loi,
mais aussi à ceux qui sont attachés à la foi d’Abraham, qui est notre
père à tous.
4.17 (Cela
correspond à ce qui est écrit : « Je t’ai établi père de beaucoup de
nations. ») Cela a eu lieu en présence de Dieu, celui en qui il avait
foi, celui qui rend la vie aux morts et qui parle des choses qui ne
sont pas encore comme si elles étaient déjà.
4.18 Alors
qu’il n’avait pas de raison d’espérer, mais s’appuyant cependant sur
l’espérance, il a eu foi qu’il deviendrait le père de beaucoup de
nations, comme cela avait été dit : « Ainsi sera ta descendance. »
4.19 Il
savait que son propre corps était pour ainsi dire déjà mort (puisqu’il
avait environ 100 ans), et que Sara était stérile. Cependant, sa foi
n’a pas faibli.
4.20 À
cause de la promesse de Dieu, il n’a pas hésité par manque de foi, mais
il est devenu puissant par sa foi, et c’est ainsi qu’il a rendu gloire
à Dieu
4.21 et a
été pleinement convaincu que ce que Dieu avait promis, il était capable
aussi de le faire.
4.22 C’est
pourquoi « cela fut porté à son compte comme justice ».
4.23
Cependant, les mots « cela fut porté à son compte » n’ont pas été
écrits seulement pour lui,
4.24 mais
aussi pour nous, au compte de qui cela sera porté, parce que nous
croyons à celui qui a ressuscité Jésus notre Seigneur.
4.25 Jésus
a été livré à la mort pour nos fautes et il a été ressuscité pour que
nous soyons déclarés justes.
▲5.1 Maintenant donc que nous
avons été déclarés justes en raison de la foi, vivons en paix avec Dieu
par notre Seigneur Jésus Christ,
5.2 grâce à
qui nous avons aussi eu accès, par la foi, à cette faveur imméritée
dont nous bénéficions maintenant ; et réjouissons-nous, nous appuyant
sur l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.
5.3 Non
seulement cela, mais réjouissons-nous quand nous sommes dans les
épreuves, puisque nous savons que l’épreuve produit l’endurance,
5.4 et
l’endurance l’approbation, et l’approbation l’espérance.
5.5 Or,
l’espérance ne déçoit pas, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans
nos cœurs grâce à l’esprit saint qui nous a été donné.
5.6 En
effet, alors que nous étions encore faibles, Christ est mort au moment
fixé pour des hommes qui ne respectaient pas Dieu.
5.7 En
effet, rares sont ceux qui seraient prêts à mourir pour un homme juste
; à la rigueur, quelqu’un sera peut-être prêt à mourir pour un homme
bon.
5.8 Mais
voici comment Dieu nous montre son amour : Christ est mort pour nous
alors que nous étions encore pécheurs.
5.9 Donc,
puisque nous avons maintenant été déclarés justes par son sang, nous
serons à plus forte raison sauvés de la colère grâce à lui.
5.10 Car
si, lorsque nous étions ennemis, nous nous sommes réconciliés avec Dieu
grâce à la mort de son Fils, nous serons à plus forte raison sauvés par
sa vie, maintenant que nous nous sommes réconciliés.
5.11 Non
seulement cela, mais nous nous réjouissons aussi au sujet de Dieu par
notre Seigneur Jésus Christ, grâce à qui nous avons maintenant reçu la
réconciliation.
5.12 C’est
ainsi que par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le
péché la mort, et la mort s’est donc étendue à tous les hommes parce
que tous avaient péché.
5.13 Car le
péché était dans le monde avant la Loi, mais le péché n’est mis sur le
compte de personne quand il n’y a pas de loi.
5.14
Toutefois, la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui
n’avaient pas commis un péché semblable à la transgression d’Adam,
lequel présente une similitude avec celui qui devait venir.
5.15 Mais
il y a une différence entre le don et la faute. Car si par la faute
d’un seul homme beaucoup sont morts, la faveur imméritée de Dieu et son
don gratuit par la faveur imméritée du seul homme, Jésus Christ, ont
été bien plus abondants pour beaucoup !
5.16 De
même, il y a une différence entre le don gratuit et la façon dont les
choses se sont passées à cause de ce seul homme qui a péché. Car le
jugement qui a suivi une seule faute a été une condamnation, mais le
don qui a suivi beaucoup de fautes a été une déclaration de justice.
5.17 Car
si, par la faute de ce seul homme, la mort a régné à cause de lui seul,
ceux qui reçoivent l’abondance de la faveur imméritée et du don gratuit
de la justice régneront à bien plus forte raison dans la vie grâce à
cette seule personne, Jésus Christ !
5.18 Ainsi
donc, de même qu’une seule faute a eu pour conséquence que des hommes
de toutes sortes ont été condamnés, de même aussi un seul acte de
justification a pour conséquence que des hommes de toutes sortes sont
déclarés justes pour la vie.
5.19 Car de
même que par la désobéissance de ce seul homme beaucoup ont été rendus
pécheurs, de même aussi par l’obéissance de cette seule personne
beaucoup seront rendus justes.
5.20 Or la
Loi est apparue afin que la faute augmente. Mais là où le péché a été
abondant, la faveur imméritée a été encore plus abondante.
5.21 Dans
quel but ? Pour que, de même que le péché a régné avec la mort, de même
aussi la faveur imméritée règne par la justice qui mène à la vie
éternelle par Jésus Christ notre Seigneur.
▲6.1 Alors que dire ?
Continuerons-nous à pécher pour que la faveur imméritée augmente ?
6.2 Bien
sûr que non ! Puisque nous sommes morts par rapport au péché, comment
pourrions-nous continuer à vivre encore en lui ?
6.3 Ou bien
ne savez-vous pas que nous tous qui avons été baptisés dans Christ
Jésus, nous avons été baptisés dans sa mort ?
6.4 Nous
avons donc été enterrés avec lui par notre baptême dans sa mort, afin
que, de même que Christ a été ressuscité par la gloire du Père, nous
aussi nous menions une vie nouvelle.
6.5 Si nous
nous sommes unis à lui dans la ressemblance de sa mort, à coup sûr nous
serons aussi unis à lui dans la ressemblance de sa résurrection.
6.6 En
effet, nous savons que notre vieille personnalité a été clouée au
poteau avec lui, pour que notre corps pécheur soit privé de sa force,
pour que nous ne continuions plus d’être les esclaves du péché.
6.7 Car
celui qui est mort a été acquitté de son péché.
6.8 De
plus, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons
aussi avec lui.
6.9 Car
nous savons que Christ, maintenant qu’il a été ressuscité, ne meurt
plus ; la mort ne domine plus sur lui.
6.10 Car la
mort dont il est mort, il en est mort par rapport au péché une fois
pour toutes, mais la vie qu’il vit, il la vit par rapport à Dieu.
6.11 De
même vous aussi, considérez que vous êtes morts par rapport au péché,
mais vivants par rapport à Dieu par Christ Jésus.
6.12 Ne
laissez donc pas le péché continuer à régner dans vos corps mortels et
vous faire obéir à leurs désirs.
6.13 Et ne
mettez plus vos corps au service du péché comme des armes d’injustice,
mais mettez-vous au service de Dieu comme des vivants d’entre les
morts, et mettez vos corps au service de Dieu comme des armes de
justice.
6.14 Car le
péché ne doit pas dominer sur vous, puisque vous n’êtes pas sous la
loi, mais sous la faveur imméritée.
6.15 Que
conclure ? Allons-nous commettre un péché parce que nous ne sommes pas
sous la loi, mais sous la faveur imméritée ? Bien sûr que non !
6.16 Ne
savez-vous pas que si vous vous rendez esclaves de quelqu’un en lui
obéissant, vous êtes les esclaves de celui à qui vous obéissez ? Vous
êtes les esclaves soit du péché qui mène à la mort, soit de
l’obéissance qui mène à la justice.
6.17 Mais
que Dieu soit remercié ! Alors que vous étiez autrefois les esclaves du
péché, vous vous êtes mis à obéir de cœur au modèle d’enseignement qui
vous a été confié.
6.18 Oui,
puisque vous avez été libérés du péché, vous êtes devenus les esclaves
de la justice.
6.19 À
cause de la faiblesse de votre chair, j’emploie des expressions que les
humains connaissent bien ; car de même que vous avez rendu vos corps
esclaves de l’impureté et du mépris de la loi afin d’accomplir des
actions méchantes, ainsi maintenant rendez vos corps esclaves de la
justice afin d’accomplir des actions saintes.
6.20 Car
lorsque vous étiez les esclaves du péché, vous étiez libres par rapport
à la justice.
6.21 Quels
étaient donc les fruits que vous produisiez à cette époque ? Des choses
dont vous avez honte maintenant. Car ces choses mènent à la mort.
6.22
Cependant, maintenant que vous avez été libérés du péché et que vous
êtes devenus les esclaves de Dieu, vous produisez des fruits qui
concernent la sainteté, et cela mène à la vie éternelle.
6.23 Car le
salaire payé par le péché, c’est la mort, mais le don fait par Dieu,
c’est la vie éternelle par Christ Jésus notre Seigneur.
▲7.1 Se peut-il que vous
ignoriez, frères, (car je parle à des gens qui s’y connaissent en
matière de loi) que la Loi domine sur un homme aussi longtemps qu’il
vit ?
7.2 Pour
prendre un exemple, une femme mariée est liée par la loi à son mari
tant qu’il est vivant, mais si son mari meurt, elle est libérée de la
loi de son mari.
7.3 Ainsi
donc, tant que son mari est vivant, elle serait appelée adultère si
elle devenait la femme d’un autre homme. Mais si son mari meurt, elle
est libre par rapport à la loi de son mari, de sorte qu’elle n’est pas
adultère si elle devient la femme d’un autre homme.
7.4 Ainsi,
mes frères, vous de même vous êtes devenus des hommes qui sont morts
par rapport à la Loi grâce au corps du Christ, pour devenir la
propriété d’un autre, celui qui a été ressuscité, afin que nous
produisions des fruits pour Dieu.
7.5 Car
lorsque nous vivions selon les désirs de la chair, les passions qui
conduisent au péché, éveillées par la Loi, étaient à l’œuvre dans nos
corps, afin de produire des fruits pour la mort.
7.6 Mais
maintenant nous avons été libérés de la Loi, parce que nous sommes
morts par rapport à ce qui nous retenait prisonniers, afin que nous
soyons esclaves dans un sens nouveau par l’esprit et non dans l’ancien
sens par le code écrit.
7.7 Alors,
que dire ? La Loi est-elle péché ? Bien sûr que non ! En effet, je
n’aurais pas appris à connaître le péché s’il n’y avait pas eu la Loi.
Par exemple, je n’aurais pas connu la convoitise si la Loi n’avait pas
dit : « Tu ne dois pas convoiter. »
7.8 Mais le
péché, saisissant l’occasion que lui offrait le commandement, a produit
en moi toutes sortes de convoitises, car en dehors de la loi le péché
était mort.
7.9 Oui,
autrefois j’étais vivant en dehors de la loi. Mais quand le
commandement est arrivé, le péché a repris vie, et moi je suis mort.
7.10 Et le
commandement qui devait mener à la vie, je me suis rendu compte qu’il
menait à la mort.
7.11 Car le
péché, saisissant l’occasion que lui offrait le commandement, m’a
séduit et m’a tué par son moyen.
7.12 Donc,
en elle-même, la Loi est sainte, et le commandement est saint, juste et
bon.
7.13 Dès
lors, est-ce ce qui est bon qui a conduit à ma mort ? Bien sûr que non
! Mais c’est le péché, pour que soit manifeste ce qu’est le péché qui
produit en moi la mort par le moyen de ce qui est bon, afin que, par le
moyen du commandement, il soit révélé à quel point le péché est mauvais.
7.14 Car
nous savons que la Loi est spirituelle, mais moi je suis un homme de
chair, vendu au péché.
7.15 Car je
ne comprends pas ce que je fais. En effet, je ne pratique pas ce que je
veux ; au contraire, je fais ce que je déteste.
7.16
Cependant, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais que la Loi
est excellente.
7.17 Mais
maintenant ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en
moi.
7.18 Car je
sais qu’en moi, c’est-à-dire dans ma chair, il n’habite rien de bon. En
effet, je désire faire ce qui est excellent, mais je suis incapable de
l’accomplir.
7.19 Car je
ne fais pas le bien que je veux, mais c’est le mal que je ne veux pas
que je pratique.
7.20 Si
donc je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui l’accomplis,
mais c’est le péché qui habite en moi.
7.21 Je
constate donc cette loi dans mon cas : quand je veux faire ce qui est
juste, ce qui est mal est présent chez moi.
7.22 En
effet, l’homme que je suis au fond de moi prend plaisir à la loi de
Dieu,
7.23 mais
je vois dans mon corps une autre loi qui fait la guerre à la loi qui
dirige mes pensées et qui m’emmène prisonnier vers la loi du péché qui
est dans mon corps.
7.24 Quel
homme misérable je suis ! Qui me délivrera du corps qui me conduit à
cette mort ?
7.25 Je
remercie Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ! Ainsi donc, par mes
pensées, moi je suis esclave de la loi de Dieu, mais, par ma chair, je
suis esclave de la loi du péché.
▲8.1 Il n’y a donc pas de
condamnation pour ceux qui sont en union avec Christ Jésus.
8.2 Car la
loi de l’esprit qui donne la vie en union avec Christ Jésus t’a libéré
de la loi du péché et de la mort.
8.3 Ce que
la Loi était incapable de faire parce qu’elle était impuissante à cause
de la chair, Dieu l’a fait en envoyant son propre Fils dans la
ressemblance de la chair altérée par le péché pour supprimer le péché.
Il a ainsi condamné le péché dans la chair,
8.4 pour
que nous puissions accomplir la juste exigence de la Loi en agissant,
non pas selon la chair, mais selon l’esprit.
8.5 Car
ceux qui vivent selon la chair fixent leur pensée sur les choses de la
chair, mais ceux qui vivent selon l’esprit fixent leur pensée sur les
choses de l’esprit.
8.6 En
effet, fixer sa pensée sur la chair mène à la mort, mais fixer sa
pensée sur l’esprit mène à la vie et à la paix ;
8.7 parce
que fixer sa pensée sur la chair mène à l’hostilité contre Dieu, car la
chair n’est pas soumise à la loi de Dieu, et d’ailleurs, elle ne peut
pas l’être.
8.8 Ceux
donc qui vivent selon la chair ne peuvent pas plaire à Dieu.
8.9
Cependant, vous vivez, non pas selon la chair, mais selon l’esprit, si
vraiment l’esprit de Dieu habite en vous. Or, si quelqu’un n’a pas
l’esprit de Christ, il n’appartient pas à Christ.
8.10 Mais
si Christ est en union avec vous, le corps est mort à cause du péché,
mais l’esprit est vie à cause de la justice.
8.11 Si
donc l’esprit de celui qui a ressuscité Jésus habite en vous, celui qui
a ressuscité Christ Jésus rendra aussi la vie à vos corps mortels grâce
à son esprit qui habite en vous.
8.12 Ainsi
donc, frères, nous avons une obligation, mais pas envers la chair pour
vivre selon la chair ;
8.13 car si
vous vivez selon la chair, vous mourrez à coup sûr ; mais si avec
l’aide de l’esprit vous faites mourir les pratiques du corps, vous
vivrez.
8.14 En
effet, tous ceux qui sont conduits par l’esprit de Dieu sont bel et
bien fils de Dieu.
8.15 Car
vous n’avez pas reçu un esprit d’esclavage qui inspirerait de nouveau
la crainte, mais vous avez reçu un esprit d’adoption comme fils, par
lequel nous crions : « Abba, Père ! »
8.16
L’esprit lui-même témoigne avec notre esprit que nous sommes enfants de
Dieu.
8.17 Si
donc nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers (oui, héritiers
de Dieu, mais cohéritiers de Christ), pourvu que nous souffrions avec
Christ pour être aussi glorifiés avec lui.
8.18 En
effet, j’estime que les souffrances de l’époque présente ne sont rien
comparées à la gloire qui va être révélée en nous.
8.19 Car la
création attend vivement la révélation des fils de Dieu.
8.20 En
effet, la création a été soumise à une existence inutile, non par sa
propre volonté, mais par la volonté de celui qui l’a soumise compte
tenu de l’espérance que voici :
8.21 la
création elle aussi sera libérée de l’esclavage de la dégénérescence et
aura la liberté glorieuse des enfants de Dieu.
8.22 Car
nous savons que jusqu’à maintenant toute la création ne cesse de gémir
ensemble et de souffrir ensemble.
8.23 Et non
seulement cela, mais nous aussi qui avons les premiers fruits, à savoir
l’esprit, oui nous aussi nous gémissons en nous-mêmes tandis que nous
attendons vivement d’être adoptés comme fils, d’être libérés de notre
corps par rançon.
8.24 Car
nous avons été sauvés en ayant cette espérance. Mais quand on voit ce
que l’on espérait, ce n’est plus une espérance ; en effet, ce que l’on
voit, l’espère-t-on encore ?
8.25 Mais
si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous continuons à
l’attendre vivement et avec endurance.
8.26
Pareillement, l’esprit aussi vient à notre aide quand nous sommes
faibles ; car le problème, c’est que nous ne savons pas toujours ce
qu’il nous faut demander dans nos prières, mais lorsque nos
gémissements ne sont pas exprimés, l’esprit lui-même intercède en notre
faveur.
8.27 Et
celui qui examine les cœurs sait quelle est l’intention de l’esprit,
parce que c’est selon la volonté de Dieu qu’il intercède en faveur des
saints.
8.28 Nous
savons que Dieu fait coopérer toutes ses œuvres pour le bien de ceux
qui l’aiment, ceux qui ont été appelés conformément à son projet ;
8.29 parce
que ceux qu’il a reconnus en premier, il les a aussi destinés d’avance
à être modelés d’après l’image de son Fils, pour qu’il soit le
premier-né parmi beaucoup de frères.
8.30 De
plus, ceux qu’il a destinés d’avance, ce sont ceux qu’il a aussi
appelés. Et ceux qu’il a appelés, ce sont ceux qu’il a aussi déclarés
justes. Enfin, ceux qu’il a déclarés justes, ce sont ceux qu’il a aussi
glorifiés.
8.31 Alors
que dire à ce sujet ? Si Dieu est pour nous, qui pourra l’emporter sur
nous ?
8.32 Il n’a
même pas épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous. Ne
nous donnera-t-il donc pas aussi volontiers, en plus de lui, toutes les
autres choses ?
8.33 Qui
portera une accusation contre ceux que Dieu a choisis ? En effet, c’est
Dieu qui les déclare justes.
8.34 Qui
les condamnera ? En effet, Christ Jésus, celui qui est mort, oui celui
qui a même été ressuscité, est à la droite de Dieu et il intercède en
notre faveur.
8.35 Qui
nous séparera de l’amour que le Christ a pour nous ? L’épreuve,
l’angoisse, la persécution, la faim, la nudité, le danger ou l’épée ?
8.36 Comme
c’est écrit, « parce que nous te servons, on nous met à mort tout au
long du jour ; on nous regarde comme des moutons destinés à l’abattage
».
8.37 Au
contraire, dans toutes ces choses, nous remportons une victoire
complète grâce à celui qui nous a aimés.
8.38 Car je
suis convaincu que ni mort ni vie, ni anges ni gouvernements, ni choses
présentes ni choses à venir, ni puissances,
8.39 ni
hauteur ni profondeur, ni aucune autre création ne pourra nous séparer
de l’amour que Dieu a pour nous et qui est en Christ Jésus notre
Seigneur.
▲9.1 Je dis la vérité en accord
avec le Christ, je ne mens pas, et ma conscience en témoigne avec moi
en accord avec l’esprit saint :
9.2 j’ai
dans mon cœur une grande tristesse et une douleur continuelle,
9.3 car je
souhaiterais être moi-même séparé du Christ comme un homme maudit pour
aider mes frères, mes parents selon la chair,
9.4 qui
sont Israélites. Ce sont eux qui ont reçu l’adoption comme fils, la
gloire, les alliances, la Loi, le service sacré et les promesses.
9.5 Ce sont
eux les descendants des ancêtres, et c’est d’eux que le Christ descend
selon la chair. Dieu, qui est au-dessus de tout, soit loué pour
toujours ! Amen.
9.6
Cependant, ce n’est pas comme si la parole de Dieu avait échoué. Car
tous ceux qui descendent d’Israël ne sont pas véritablement « Israël ».
9.7 Ce
n’est pas non plus parce qu’ils sont les descendants d’Abraham qu’ils
sont tous des enfants. En effet, « ce qui sera appelé ta descendance
viendra par Isaac ».
9.8
Autrement dit, les enfants selon la chair ne sont pas véritablement les
enfants de Dieu, mais ce sont les enfants en vertu de la promesse qui
sont considérés comme les descendants.
9.9 Car
voici ce que disait la promesse : « À cette époque-ci, je viendrai, et
Sara aura un fils. »
9.10 Cela
s’est produit non seulement à l’époque, mais aussi lorsque Rébecca a
mis au monde des jumeaux de ce seul homme, notre ancêtre Isaac ;
9.11 en
effet, alors qu’ils n’étaient pas encore nés et n’avaient rien pratiqué
de bien ou de mal, afin que le projet de Dieu concernant le choix
continue à dépendre, non pas des œuvres, mais de celui qui appelle,
9.12 il lui
a été dit : « L’aîné sera le serviteur du plus jeune. »
9.13 Comme
c’est écrit : « J’ai aimé Jacob, mais Ésaü, je l’ai haï. »
9.14 Alors
que dire ? Dieu est-il injuste ? Bien sûr que non !
9.15 Car il
dit à Moïse : « Je ferai miséricorde à qui je ferai miséricorde, et
j’aurai de la compassion pour qui j’aurai de la compassion. »
9.16 Ainsi
donc, cela dépend, non pas de la volonté d’une personne ni de ses
efforts, mais de la miséricorde de Dieu.
9.17 Car le
passage des Écritures dit à Pharaon : « Si je t’ai permis de rester en
vie, c’est pour montrer ma puissance dans ton cas et pour qu’on
proclame mon nom sur toute la terre. »
9.18 Ainsi
donc, il fait miséricorde à qui il veut, mais il laisse s’obstiner qui
il veut.
9.19 Tu me
diras donc : « Pourquoi Dieu fait-il encore des reproches ? Car qui a
résisté à sa volonté ? »
9.20 Mais
qui es-tu, ô homme, pour répliquer à Dieu ? L’objet modelé dit-il à
celui qui l’a modelé : « Pourquoi m’as-tu fait ainsi ? »
9.21
Comment ? Est-ce que le potier n’a pas pouvoir sur l’argile pour
fabriquer à partir du même bloc d’argile un récipient pour un usage
honorable et un autre pour un usage déshonorant ?
9.22 Si
Dieu a voulu montrer sa colère et faire connaître sa puissance, et s’il
a supporté avec beaucoup de patience des récipients de colère méritant
d’être détruits, n’en a-t-il pas le droit ?
9.23 Et
s’il a agi ainsi afin de faire connaître l’immensité de sa gloire à des
récipients de miséricorde qu’il a préparés d’avance pour la gloire,
9.24 à
savoir nous, qu’il a appelés non seulement d’entre les Juifs, mais
aussi d’entre les nations, qu’avons-nous à redire ?
9.25 C’est
ce qu’il dit aussi dans le livre d’Osée : « Ceux qui n’étaient pas mon
peuple, je les appellerai “mon peuple”, et celle qui n’était pas aimée,
je l’appellerai “bien-aimée” ;
9.26 et
dans le lieu où je leur disais : “Vous n’êtes pas mon peuple”, là je
les appellerai “fils du Dieu vivant”. »
9.27 Isaïe,
de son côté, s’écrie au sujet d’Israël : « Même si le nombre des fils
d’Israël est comme le sable de la mer, seul un reste sera sauvé.
9.28 Car
Jéhovah fera rendre des comptes sur la terre ; il accomplira son action
pleinement et rapidement. »
9.29 Et,
comme Isaïe l’avait annoncé : « Si Jéhovah des armées ne nous avait pas
laissé une descendance, nous serions devenus comme Sodome et nous
aurions ressemblé à Gomorrhe. »
9.30 Alors,
que dire ? Que des gens des nations, bien que ne cherchant pas à
pratiquer la justice, sont parvenus à respecter la justice, la justice
qui provient de la foi ;
9.31 mais
qu’Israël, bien que cherchant à pratiquer une loi juste, n’est pas
parvenu à respecter cette loi.
9.32
Pourquoi ? Parce qu’ils cherchaient à la pratiquer, non au moyen de la
foi, mais comme si on pouvait la respecter par les œuvres. Ils ont
trébuché sur la « pierre qui fait trébucher »,
9.33 comme
c’est écrit : « Voyez ! En Sion, je pose une pierre qui fait trébucher
et un rocher de scandale, mais celui qui fonde sa foi sur lui ne sera
pas déçu. »
▲10.1 Frères, la bienveillance de
mon cœur et ma supplication à Dieu pour eux sont évidemment pour qu’ils
soient sauvés.
10.2 Car,
comme je peux en témoigner, ils ont du zèle pour Dieu, mais non selon
la connaissance exacte.
10.3 En
effet, parce qu’ils ne connaissent pas la justice de Dieu, mais
cherchent à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la
justice de Dieu.
10.4 Car
Christ est la fin de la Loi, pour que tous ceux qui exercent la foi
aient la justice.
10.5 Moïse
écrit en effet au sujet de la justice qui est acquise au moyen de la
Loi : « L’homme qui pratique ces choses vivra grâce à elles. »
10.6 Mais
la justice qui provient de la foi dit : « Ne dis pas dans ton cœur :
“Qui montera au ciel ?”, c’est-à-dire pour faire descendre Christ,
10.7 ou :
“Qui descendra dans l’abîme ?”, c’est-à-dire pour faire remonter Christ
d’entre les morts. »
10.8 Que
dit-elle donc ? « La parole est près de toi, dans ta bouche même et
dans ton cœur même », c’est-à-dire la « parole » de la foi, que nous
prêchons.
10.9 Car si
avec ta bouche tu déclares publiquement que Jésus est Seigneur et si
dans ton cœur tu as foi dans le fait que Dieu l’a ressuscité, tu seras
sauvé.
10.10 Car
c’est avec le cœur qu’on exerce la foi pour la justice, mais c’est avec
la bouche qu’on fait la déclaration publique pour le salut.
10.11 Car
le passage des Écritures dit : « Quiconque fonde sa foi sur lui ne sera
pas déçu. »
10.12 Il
n’y a pas en effet de distinction entre le Juif et le Grec. Il y a le
même Seigneur au-dessus de tous, qui est généreux envers tous ceux qui
font appel à lui.
10.13 Car «
tous ceux qui feront appel au nom de Jéhovah seront sauvés ».
10.14
Cependant, comment feront-ils appel à lui s’ils n’ont pas foi en lui ?
Et comment auront-ils foi en celui dont ils n’ont pas entendu parler ?
Et comment entendront-ils sans quelqu’un qui prêche ?
10.15 Et
comment prêcheront-ils, à moins d’avoir été envoyés ? Comme c’est écrit
: « Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent de bonnes
nouvelles ! »
10.16
Toutefois, ils n’ont pas tous obéi à la bonne nouvelle. Isaïe dit en
effet : « Jéhovah, qui a eu foi dans ce qu’il a entendu de nous ? »
10.17 Ainsi
la foi naît de ce qu’on entend. Et si l’on entend, c’est que quelqu’un
parle de Christ.
10.18 Mais
je demande : ils ont bien entendu, n’est-ce pas ? À vrai dire, « par
toute la terre est sorti leur son, et jusqu’aux extrémités de la terre
habitée, leur message ».
10.19 Mais
je demande : Israël l’a bien su, n’est-ce pas ? Tout d’abord Moïse dit
: « J’exciterai votre jalousie par ce qui n’est pas une nation ;
j’exciterai votre fureur par une nation stupide. »
10.20 Et
Isaïe ose même dire : « J’ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient
pas ; je suis devenu connu de ceux qui ne demandaient pas à me parler. »
10.21 Mais
il dit au sujet d’Israël : « Tout au long du jour, je tends mes mains
vers un peuple désobéissant et obstiné. »
▲11.1 Je demande alors : Dieu n’a
pas rejeté son peuple, n’est-ce pas ? Bien sûr que non ! Car moi aussi
je suis un Israélite, de la descendance d’Abraham, de la tribu de
Benjamin.
11.2 Dieu
n’a pas rejeté son peuple, qu’il a reconnu en premier. Ne savez-vous
pas ce que dit le passage des Écritures à propos d’Élie, quand il se
plaint à Dieu au sujet d’Israël ?
11.3 «
Jéhovah, ils ont tué tes prophètes, ils ont renversé tes autels, et il
ne reste que moi. Et maintenant ils essaient de me tuer, moi aussi. »
11.4
Pourtant, que lui dit la déclaration divine ? « J’ai laissé pour moi 7
000 hommes qui ne se sont pas mis à genoux devant Baal pour l’adorer. »
11.5 De
même, donc, à l’époque présente aussi, il y a un reste, ceux qui ont
été choisis en raison de la faveur imméritée.
11.6 Or, si
c’est par faveur imméritée, ce n’est plus en vertu des œuvres ;
autrement, la faveur imméritée ne serait plus faveur imméritée.
11.7 Alors
quoi ? La chose même qu’Israël recherche réellement, il ne l’a pas
obtenue, mais ceux qui ont été choisis l’ont obtenue. Les autres sont
devenus insensibles,
11.8 comme
c’est écrit : « Jusqu’à aujourd’hui, Dieu leur a donné un esprit de
profond sommeil, des yeux qui ne voient pas et des oreilles qui
n’entendent pas. »
11.9 De
plus, David dit : « Que leur table devienne pour eux un piège, un
filet, un obstacle qui fait trébucher et une punition.
11.10 Que
leurs yeux s’obscurcissent pour qu’ils ne voient pas, et fais-leur sans
cesse courber le dos. »
11.11 Je
demande donc : ils n’ont pas trébuché au point de tomber complètement,
n’est-ce pas ? Bien sûr que non ! Mais par leur faux pas, il y a le
salut pour les gens des nations, afin de provoquer leur jalousie.
11.12 Or,
si leur faux pas signifie des bénédictions pour le monde, et si leur
diminution signifie des bénédictions pour les gens des nations, combien
plus leur nombre complet signifiera-t-il des bénédictions !
11.13 Je
m’adresse maintenant à vous qui êtes des gens des nations. Puisque je
suis apôtre des nations, je fais honneur à mon ministère
11.14 pour
voir si je peux d’une manière ou d’une autre rendre jaloux mon propre
peuple et sauver quelques-uns d’entre eux.
11.15 Car
si leur rejet signifie réconciliation pour le monde, que signifiera
leur admission sinon la vie d’entre les morts ?
11.16 De
plus, si le morceau de pâte qu’on prélève comme offrande de premiers
fruits est saint, toute la masse de pâte est sainte aussi ; et si la
racine est sainte, les branches le sont aussi.
11.17
Cependant, si quelques-unes des branches ont été arrachées, et que toi,
bien qu’étant un olivier sauvage, tu aies été greffé parmi celles qui
restent et tu profites avec elles de la racine nourrissante de
l’olivier,
11.18 ne
sois pas arrogant envers les branches. Si toutefois tu es arrogant
envers elles, souviens-toi que ce n’est pas toi qui portes la racine,
mais que c’est la racine qui te porte.
11.19 Tu
diras alors : « Des branches ont été arrachées pour que moi je sois
greffé. »
11.20 C’est
exact. C’est pour leur manque de foi qu’elles ont été arrachées, mais
toi tu es debout par la foi. Ne sois pas méprisant, mais sois dans la
crainte.
11.21 Car
si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, il ne t’épargnera pas
non plus.
11.22 Pense
donc à la bonté et à la sévérité de Dieu. Dieu fait preuve de sévérité
envers ceux qui sont tombés, mais envers toi il fait preuve de bonté,
pourvu que tu restes dans sa bonté ; autrement, toi aussi tu seras
coupé.
11.23 Et
eux aussi, s’ils ne persistent pas dans leur manque de foi, ils seront
greffés, car Dieu est capable de les regreffer sur l’arbre.
11.24 En
effet, si toi tu as été coupé de l’olivier qui est sauvage par nature
et si tu as été greffé contre nature sur l’olivier cultivé, à plus
forte raison ceux-ci, qui sont les branches naturelles, seront-ils
regreffés sur leur propre olivier !
11.25 Car
je ne veux pas que vous ignoriez ce saint secret, frères, afin que vous
ne soyez pas sages à vos propres yeux : Israël a été frappé d’une
insensibilité partielle jusqu’à ce que le nombre complet des gens des
nations soit entré,
11.26 et de
cette façon tout Israël sera sauvé. Comme c’est écrit : « Le libérateur
sortira de Sion et détournera de Jacob les pratiques qui déshonorent
Dieu.
11.27 Et
c’est là mon alliance avec eux, lorsque j’enlèverai leurs péchés. »
11.28 En ce
qui concerne la bonne nouvelle, c’est vrai, ils sont ennemis à cause de
vous ; mais en ce qui concerne le choix de Dieu, ils sont bien-aimés à
cause de leurs ancêtres.
11.29 Car
Dieu ne regrettera pas ses dons et son appel.
11.30 Car
de même qu’autrefois vous désobéissiez à Dieu, mais que maintenant il
vous a été fait miséricorde à cause de leur désobéissance,
11.31 de
même ceux-ci aussi ont maintenant désobéi et il en est résulté de la
miséricorde pour vous, afin qu’à eux aussi il soit maintenant fait
miséricorde.
11.32 Car
Dieu les a enfermés tous ensemble dans la désobéissance pour leur faire
miséricorde à tous.
11.33 Ô que
la générosité, la sagesse et la connaissance de Dieu sont immenses !
Que ses jugements sont difficiles à comprendre et que ses chemins sont
inexplorables !
11.34 Car «
qui est parvenu à connaître la pensée de Jéhovah, ou qui est devenu son
conseiller » ?
11.35 Ou «
qui lui a donné le premier, pour qu’on le rembourse » ?
11.36 Parce
que c’est de lui, et par lui, et pour lui que sont toutes choses. À lui
soit la gloire pour toujours ! Amen.
▲12.1 Frères, je vous supplie
donc, par la compassion de Dieu, de présenter vos corps comme un
sacrifice vivant, saint et que Dieu peut approuver : un service sacré
que vous offrez en utilisant votre raison.
12.2 Et ne
vous laissez plus modeler par ce monde, mais transformez-vous en
renouvelant votre manière de penser, afin de pouvoir vérifier
personnellement quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui
convient, ce qui est parfait.
12.3 Car,
en vertu de la faveur imméritée qui m’a été donnée, je dis à chacun
d’entre vous de ne pas penser de lui-même plus qu’il ne faut penser,
mais de penser de manière équilibrée, chacun selon la mesure de foi que
Dieu lui a donnée.
12.4 Car
tout comme dans un seul corps nous avons beaucoup de parties, qui n’ont
pas toutes la même fonction,
12.5 ainsi
nous, bien que nombreux, nous sommes un seul corps en union avec
Christ, mais, individuellement, nous sommes des parties du corps qui
appartiennent les unes aux autres.
12.6 Nous
avons donc des dons différents selon la faveur imméritée qui nous a été
donnée. Alors, si c’est la prophétie, prophétisons selon la mesure de
notre foi ;
12.7 si
c’est un ministère, effectuons ce ministère ; celui qui enseigne, qu’il
enseigne ;
12.8 celui
qui encourage, qu’il encourage ; celui qui distribue, qu’il le fasse
avec générosité ; celui qui guide l’assemblée, qu’il le fasse avec
application ; celui qui fait miséricorde, qu’il le fasse avec joie.
12.9 Que
votre amour soit sans hypocrisie. Ayez en horreur ce qui est mauvais,
attachez-vous à ce qui est bon.
12.10
Aimez-vous comme les membres d’une famille et ayez une tendre affection
les uns pour les autres. Soyez toujours les premiers à vous honorer les
uns les autres.
12.11 Soyez
travailleurs, et non paresseux. Débordez de zèle grâce à l’esprit.
Travaillez comme esclaves pour Jéhovah.
12.12
Réjouissez-vous grâce à l’espérance. Endurez dans les épreuves.
Persévérez dans la prière.
12.13
Partagez avec les saints selon leurs besoins. Faites toujours preuve
d’hospitalité.
12.14
Continuez à bénir ceux qui vous persécutent ; bénissez et ne maudissez
pas.
12.15
Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui
pleurent.
12.16
Portez sur les autres le même regard que sur vous-mêmes ; ne fixez pas
votre pensée sur ce qui est ambitieux, mais laissez-vous guider par ce
qui est humble. Ne devenez pas sages à vos propres yeux.
12.17 Ne
rendez à personne le mal pour le mal. Tenez compte de ce qui est beau
du point de vue de tous les hommes.
12.18 Si
possible, pour autant que cela dépend de vous, vivez en paix avec tous
les hommes.
12.19 Mes
bien-aimés, ne vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez agir la colère
de Dieu ; car il est écrit : « “La vengeance est à moi ; c’est moi qui
paierai de retour”, dit Jéhovah. »
12.20 Au
contraire, « si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif,
donne-lui à boire ; car en faisant cela, tu amasseras des braises sur
sa tête ».
12.21 Ne te
laisse pas vaincre par le mal, mais continue à vaincre le mal par le
bien.
▲13.1 Que toute personne soit
soumise aux autorités supérieures, car aucune autorité n’existe sans la
permission de Dieu ; en effet, c’est par Dieu que les autorités qui
existent sont placées dans leurs positions.
13.2 C’est
pourquoi quelqu’un qui s’oppose à l’autorité résiste à la disposition
de Dieu ; ceux qui y résistent s’attireront une condamnation.
13.3 Car
ces dirigeants sont un objet de crainte, non pas pour la bonne action,
mais pour la mauvaise. Si tu ne veux pas avoir à craindre l’autorité,
continue à faire le bien, et tu recevras d’elle des louanges ;
13.4 car
elle est pour toi le ministre de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le
mal, sois dans la crainte, car ce n’est pas pour rien qu’elle porte
l’épée. Elle est le ministre de Dieu, un justicier pour manifester la
colère contre celui qui pratique le mal.
13.5 Il est
donc important d’être soumis, non seulement à cause de cette colère,
mais également à cause de votre conscience.
13.6 C’est
aussi pour cela que vous payez des impôts ; car les dirigeants sont les
serviteurs publics de Dieu servant constamment cet objectif-là.
13.7 Rendez
à tous ce qui leur est dû : l’impôt à celui qui exige l’impôt ; le
tribut à celui qui exige le tribut ; la crainte à celui qui exige la
crainte ; l’honneur à celui qui exige l’honneur.
13.8 Ne
devez rien à personne, sinon de vous aimer les uns les autres ; car
celui qui aime son prochain a accompli la loi.
13.9 En
effet, le code de lois - « tu ne dois pas commettre d’adultère, tu ne
dois pas assassiner, tu ne dois pas voler, tu ne dois pas convoiter »,
et tous les autres commandements - se résume dans cette seule phrase :
« Tu dois aimer ton prochain comme toi-même. »
13.10
L’amour ne fait pas de mal au prochain ; l’amour est donc
l’accomplissement de la loi.
13.11 Et
faites cela parce que vous savez quelle époque nous vivons, que c’est
déjà l’heure de vous réveiller du sommeil, car maintenant notre salut
est plus proche qu’au temps où nous sommes devenus croyants.
13.12 La
nuit est avancée, le jour s’est approché. Débarrassons-nous donc des
œuvres des ténèbres et revêtons les armes de la lumière.
13.13
Menons une vie convenable, comme en plein jour : une vie sans fêtes
débridées ni ivresse, sans relations sexuelles immorales ni conduite
indigne et effrontée, sans querelle ni jalousie.
13.14 Mais
revêtez le Seigneur Jésus Christ, et ne faites pas de projets pour
satisfaire les désirs de la chair.
▲14.1 Faites bon accueil à
l’homme dont la foi a des points faibles, et ne critiquez pas les
opinions différentes des vôtres.
14.2 Tel
homme a la foi pour manger de tout, mais tel autre, qui est faible, ne
mange que des légumes.
14.3 Que
celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange pas, et que celui qui
ne mange pas ne juge pas celui qui mange, car Dieu lui a fait bon
accueil.
14.4 Qui
es-tu pour juger le serviteur d’un autre ? C’est pour son propre maître
qu’il tient debout ou qu’il tombe. Oui, il sera maintenu debout, car
Jéhovah peut le faire tenir debout.
14.5 Tel
homme estime qu’un certain jour est plus important qu’un autre ; tel
autre estime que ce jour est pareil à tous les autres ; que chacun soit
pleinement convaincu de ce qu’il pense.
14.6 Celui
qui respecte un certain jour le fait pour Jéhovah. De plus, celui qui
mange, mange pour Jéhovah, car il remercie Dieu ; et celui qui ne mange
pas ne mange pas pour Jéhovah, et pourtant il remercie Dieu.
14.7 En
effet, aucun de nous ne vit que pour lui-même, et aucun ne meurt que
pour lui-même.
14.8 Car si
nous vivons, nous vivons pour Jéhovah, et si nous mourons, nous mourons
pour Jéhovah. Donc, que nous vivions ou que nous mourions, nous
appartenons à Jéhovah.
14.9 Car
c’est pour cela que Christ est mort et a repris vie : pour être
Seigneur tant sur les morts que sur les vivants.
14.10 Mais
pourquoi juges-tu ton frère ? Ou bien pourquoi méprises-tu ton frère ?
En effet, nous nous tiendrons tous devant le tribunal de Dieu.
14.11 Car
il est écrit : « Aussi vrai que je vis, dit Jéhovah, tout genou pliera
devant moi, et toute langue reconnaîtra Dieu ouvertement. »
14.12 Ainsi
donc, chacun de nous rendra compte à Dieu pour soi-même.
14.13 Ne
nous jugeons donc plus les uns les autres, mais au contraire, soyez
bien décidés à ne pas placer devant un frère une pierre qui pourrait le
faire trébucher ou bien un obstacle.
14.14 Je
sais et je suis convaincu dans le Seigneur Jésus que rien n’est impur
en soi ; c’est seulement lorsque quelqu’un estime qu’une chose est
impure que pour lui elle est impure.
14.15 Car
si ton frère est choqué à cause d’un aliment, tu n’agis plus selon
l’amour. Par ton aliment, ne cause pas la perte de celui pour qui
Christ est mort.
14.16 Ne
permettez donc pas qu’on parle en mal du bien que vous faites.
14.17 Car
le royaume de Dieu ne signifie pas manger et boire, mais il signifie
justice, paix et joie avec de l’esprit saint.
14.18 En
effet, celui qui travaille ainsi comme esclave pour Christ plaît à Dieu
et est approuvé des hommes.
14.19 Ainsi
donc, poursuivons les choses qui favorisent la paix et celles par
lesquelles nous nous faisons grandir les uns les autres.
14.20
Arrête de démolir l’œuvre de Dieu à cause d’un aliment. Toutes choses
sont pures, c’est vrai, mais ce serait un désastre qu’un homme mange un
aliment si cela fait trébucher quelqu’un.
14.21 Il
vaut mieux ne pas manger de viande, ni boire de vin, ni faire quoi que
ce soit qui fasse trébucher ton frère.
14.22 Cette
conviction qui est la tienne, considère-la comme une affaire entre toi
et Dieu. Heureux l’homme qui ne se condamne pas lui-même à cause de ce
qu’il approuve.
14.23 Mais
s’il a des doutes, il est déjà condamné s’il mange, parce qu’il mange
sans être certain que cela est convenable. Oui, tout ce qui ne s’appuie
pas sur la foi est péché.
▲15.1 Mais nous les forts, nous
devons porter les faiblesses de ceux qui ne sont pas forts, et non
faire ce qui nous plaît.
15.2 Que
chacun de nous fasse ce qui plaît à son prochain pour son bien, pour le
faire grandir.
15.3 Car
même le Christ n’a pas fait ce qui lui plaisait, mais comme c’est écrit
: « Les insultes de ceux qui t’insultent retombent sur moi. »
15.4 Car
toutes les choses qui ont été écrites autrefois ont été écrites pour
nous instruire, afin que, grâce à notre endurance et à la consolation
des Écritures, nous ayons l’espérance.
15.5 Or,
que le Dieu qui donne l’endurance et la consolation vous accorde
d’avoir entre vous le même état d’esprit qu’avait Christ Jésus,
15.6 pour
que dans l’unité vous rendiez gloire d’une seule voix au Dieu et Père
de notre Seigneur Jésus Christ.
15.7 C’est
pourquoi faites-vous bon accueil les uns aux autres, tout comme le
Christ aussi vous a fait bon accueil pour la gloire de Dieu.
15.8 Car,
je vous le dis, Christ est devenu ministre des circoncis pour attester
que Dieu est véridique, afin de confirmer les promesses que Dieu a
faites à leurs ancêtres,
15.9 et
pour que les nations rendent gloire à Dieu pour sa miséricorde. Comme
c’est écrit : « C’est pourquoi je veux te reconnaître ouvertement parmi
les nations, et je chanterai des louanges pour ton nom. »
15.10 Et il
dit encore : « Réjouissez-vous, nations, avec son peuple. »
15.11 Et
encore : « Louez Jéhovah, vous toutes, nations, et que tous les peuples
le louent. »
15.12 Et
Isaïe dit encore : « Il y aura la racine de Jessé, celui qui se lèvera
pour gouverner les nations ; c’est en lui que les nations mettront leur
espérance. »
15.13 Que
le Dieu qui donne l’espérance vous remplisse de toute joie et paix, en
raison de la confiance que vous placez en lui, pour que vous débordiez
d’espérance par la puissance de l’esprit saint.
15.14 Or,
je suis moi-même convaincu que vous êtes, vous aussi, mes frères,
disposés à faire de belles choses, remplis de toute connaissance, et
que vous êtes capables de vous conseiller les uns les autres.
15.15
Cependant, je vous écris plus franchement sur certains points, pour
vous les rappeler une fois de plus, en raison de la faveur imméritée
qui m’a été donnée par Dieu
15.16
d’être ministre de Christ Jésus pour les nations. J’accomplis la sainte
œuvre de la bonne nouvelle de Dieu, pour que ces nations soient une
offrande approuvée, sanctifiée par de l’esprit saint.
15.17 J’ai
donc de bonnes raisons de me réjouir en Christ Jésus à propos des
choses qui concernent Dieu.
15.18 Car
je ne me permettrai pas de parler de quoi que ce soit, à l’exception de
ce que Christ a fait par mon intermédiaire pour que les nations
obéissent, par mes paroles et mes actes,
15.19 avec
la puissance de signes et de miracles, avec la puissance de l’esprit de
Dieu, ce qui explique que, depuis Jérusalem et par une tournée jusqu’à
l’Illyrie, j’ai prêché pleinement la bonne nouvelle concernant le
Christ.
15.20 Oui,
de cette façon, je me suis efforcé de ne pas annoncer la bonne nouvelle
là où on avait déjà fait connaître le nom de Christ, pour ne pas
construire sur les fondations qu’un autre avait posées ;
15.21 mais
comme c’est écrit : « Ceux à qui on n’a pas parlé de lui verront, et
ceux qui n’ont pas entendu comprendront. »
15.22 C’est
aussi pour cette raison que j’ai été empêché de nombreuses fois de
venir chez vous.
15.23 Mais
maintenant je n’ai plus de territoire vierge dans ces régions, et
depuis bien des années, j’ai envie de venir chez vous.
15.24 C’est
pourquoi, lorsque je me rendrai en Espagne, j’espère que je vous verrai
et que vous m’accompagnerez un bout de chemin une fois que j’aurai
profité de votre compagnie pendant un certain temps.
15.25 Mais
à présent je vais me rendre à Jérusalem pour servir les saints.
15.26 Car
ceux de Macédoine et d’Achaïe ont partagé avec plaisir leurs ressources
en faisant un don pour ceux qui sont pauvres parmi les saints de
Jérusalem.
15.27 Ils
l’ont fait avec plaisir, c’est vrai, mais en réalité ils avaient une
dette envers eux ; en effet, puisque les nations ont reçu une part de
leurs biens spirituels, elles se doivent aussi de les servir avec leurs
biens matériels.
15.28 Quand
donc j’en aurai fini avec cela et que je leur aurai remis ce don d’une
manière sûre, je partirai pour l’Espagne en passant par chez vous.
15.29 De
plus, je sais qu’en venant chez vous, je viendrai avec une pleine
mesure de bénédictions venant de Christ.
15.30 Or je
vous encourage, frères, par notre Seigneur Jésus Christ et par l’amour
de l’esprit, à lutter avec moi en priant Dieu pour moi,
15.31 afin
que j’échappe à ceux de Judée qui ne croient pas et que les saints
approuvent mon ministère en faveur de Jérusalem,
15.32 de
sorte que, par la volonté de Dieu, je viendrai chez vous avec joie et
je serai réconforté tout comme vous.
15.33 Que
le Dieu qui donne la paix soit avec vous tous ! Amen.
▲16.1 Je vous présente notre sœur
Phébé : elle est ministre de l’assemblée de Cenchrées.
16.2 S’il
vous plaît, accueillez-la dans le Seigneur d’une manière digne des
saints, et apportez-lui toute l’aide dont elle peut avoir besoin, car
elle aussi s’est faite le défenseur de beaucoup, de moi y compris.
16.3
Adressez mes salutations à Prisca et à Aquilas, mes collaborateurs en
Christ Jésus,
16.4 qui
ont risqué leur propre tête pour moi, et à qui non seulement moi mais
aussi toutes les assemblées des nations sommes reconnaissants.
16.5 Saluez
aussi l’assemblée qui se réunit dans leur maison. Saluez mon bien-aimé
Épénète, qui fait partie des premiers disciples de Christ en Asie.
16.6 Saluez
Marie, qui a beaucoup travaillé pour vous.
16.7 Saluez
Andronicus et Junias, des membres de ma famille et mes compagnons de
captivité, des hommes bien connus des apôtres et qui sont en union avec
Christ depuis plus longtemps que moi.
16.8
Adressez mes salutations à Ampliatus, mon bien-aimé dans le Seigneur.
16.9 Saluez
Urbain, notre collaborateur en Christ, et mon bien-aimé Stakys.
16.10
Saluez Apélès, l’approuvé en Christ. Saluez Aristobule et les siens.
16.11
Saluez Hérodiôn, qui est de ma famille. Saluez Narcisse et les siens
qui sont dans le Seigneur.
16.12
Saluez Tryphène et Tryphose, femmes qui travaillent beaucoup dans le
Seigneur. Saluez Persis, notre bien-aimée, car elle a beaucoup
travaillé dans le Seigneur.
16.13
Saluez Rufus, celui qui a été choisi dans le Seigneur, et sa mère, qui
est aussi la mienne.
16.14
Saluez Asyncrite, Phlégôn, Hermès, Patrobas, Hermas, et les frères qui
sont avec eux.
16.15
Saluez Philologue et Julie, Nérée et sa sœur, ainsi qu’Olympas et tous
les saints qui sont avec eux.
16.16
Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Toutes les
assemblées du Christ vous saluent.
16.17 Or je
vous encourage, frères, à avoir l’œil sur ceux qui créent des divisions
et des situations qui font trébucher, choses contraires à
l’enseignement que vous avez appris ; et évitez-les.
16.18 Car
les gens de cette sorte sont esclaves, non pas de notre Seigneur
Christ, mais de leurs propres désirs ; et par des paroles mielleuses et
des discours flatteurs ils séduisent les cœurs des personnes sans
méfiance.
16.19 Votre
obéissance est venue à la connaissance de tous, c’est pourquoi je me
réjouis à votre sujet. Cependant, je veux que vous soyez sages quant au
bien, mais innocents quant au mal.
16.20 De
son côté, le Dieu qui donne la paix écrasera bientôt Satan sous vos
pieds. Que la faveur imméritée de notre Seigneur Jésus soit avec vous !
16.21
Timothée, mon collaborateur, vous salue, ainsi que Lucius, Jason et
Sosipater, qui sont de ma famille.
16.22 Moi,
Tertius, qui ai mis cette lettre par écrit, je vous salue dans le
Seigneur.
16.23
Gaïus, mon hôte et celui de toute l’assemblée, vous salue. Éraste, le
trésorier de la ville, vous salue, ainsi que son frère Quartus.
16.24 --
16.25 À
Dieu, qui peut vous affermir selon la bonne nouvelle que j’annonce et
la prédication de Jésus Christ, selon la révélation du saint secret qui
a été gardé dans le silence durant des temps de longue durée,
16.26 mais
qui a maintenant été manifesté et qu’on a fait connaître parmi toutes
les nations par le moyen des Écritures prophétiques, selon l’ordre du
Dieu éternel, pour favoriser l’obéissance par la foi ;
16.27 à
Dieu, qui seul possède la sagesse, soit la gloire par Jésus Christ pour
toujours ! Amen.
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- FIN -
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