1.1 -Eh quoi! elle est assise solitaire, cette
ville si
peuplée! Elle est semblable à une veuve! Grande entre les nations,
souveraine parmi les états, Elle est réduite à la servitude!
1.1 Comment est-elle assise solitaire, la ville
si peuplée !
Celle qui était grande entre les nations est devenue comme veuve ; la
princesse parmi les provinces est devenue tributaire.
1.1 Comment ! Elle habite à l'écart, la Ville qui
comptait un
peuple nombreux ! elle se trouve comme veuve. Elle, qui comptait parmi
les nations, princesse parmi les provinces, elle est bonne pour le
bagne.
1.1 Quoi! elle est assise à l'écart, la Ville
populeuse! Elle
est devenue comme une veuve, la grande parmi les nations. Princesse
parmi les provinces, elle est réduite à la corvée.
1.2
Elle pleure
durant la nuit, et ses joues sont couvertes de larmes; De tous ceux qui
l'aimaient nul ne la console; Tous ses amis lui sont devenus infidèles,
Ils sont devenus ses ennemis.
1.2
Elle
pleure, elle pleure pendant la nuit, et ses larmes sont sur ses joues ;
de tous ses amants, il n'en est pas un qui la console ; tous ses amis
ont agi perfidement envers elle, ils sont pour elle des ennemis.
1.2
Elle pleure
et pleure dans la nuit : des larmes plein les joues ; pour elle pas de
consolateur parmi tous ses amants. Tous ses compagnons la trahissent :
ils deviennent ses ennemis.
1.2
Elle passe
des nuits à pleurer et les larmes couvrent ses joues. Pas un qui la
console parmi tous ses amants. Tous ses amis l'ont trahie, devenus ses
ennemis!
1.3 Juda est en exil, victime de l'oppression et
d'une grande
servitude; Il habite au milieu des nations, Et il n'y trouve point de
repos; Tous ses persécuteurs l'ont surpris dans l'angoisse.
1.3 Juda est allé en captivité à cause de [son]
affliction et
de la grandeur de [son] esclavage ; il habite parmi les nations, il n'a
pas trouvé de repos ; tous ses persécuteurs l'ont atteint dans [ses]
lieux resserrés.
1.3 Sous l'humiliation, sous le poids de
l'esclavage, Judée
va en déportation ; elle, elle habite parmi les nations, elle ne trouve
pas à s'établir. Tous ses persécuteurs la traquent dans des
étranglements.
1.3 Juda est exilée, soumise à l'oppression, à
une dure
servitude. Elle demeure chez les nations sans trouver de répit. Tous
ses poursuivants l'atteignent en des lieux sans issue.
1.4
Les chemins
de Sion sont dans le deuil, car on ne va plus aux fêtes; Toutes ses
portes sont désertes, Ses sacrificateurs gémissent, Ses vierges sont
affligées, et elle est remplie d'amertume.
1.4
Les chemins
de Sion mènent deuil de ce qu'il n'y a personne qui vienne aux fêtes ;
toutes ses portes sont désolées ; ses sacrificateurs gémissent, ses
vierges sont dans la détresse ; elle-même est dans l'amertume.
1.4
Les routes
de Sion sont en deuil, sans personne venant au Rendez-vous ; ses portes
sont toutes ruinées, ses prêtres gémissent. Ses jeunes filles sont
affligées ; quelle amertume pour elle.
1.4
Les chemins
de Sion sont en deuil, nul ne vient plus à ses fêtes. Toutes ses portes
sont désertes, ses prêtres gémissent, ses vierges se désolent. Elle est
dans l'amertume!
1.5 Ses oppresseurs triomphent, ses ennemis sont
en paix; Car
l'Éternel l'a humiliée, à cause de la multitude de ses péchés; Ses
enfants ont marché captifs devant l'oppresseur.
1.5 Ses adversaires dominent, ses ennemis
prospèrent ; car
l'Éternel l'a affligée à cause de la multitude de ses transgressions ;
ses petits enfants ont marché captifs devant l'adversaire.
1.5 Ses adversaires se trouvent au pinacle, ses
ennemis sont
bien aise car le SEIGNEUR l'afflige, vu le poids de ses révoltes. Ses
bambins s'en vont, captifs, devant l'adversaire.
1.5 Ses oppresseurs ont le dessus, ses ennemis
sont heureux,
car Yahvé l'a affligée pour ses nombreux crimes; ses petits enfants
sont partis captifs devant l'oppresseur.
1.6
La fille de
Sion a perdu toute sa gloire; Ses chefs sont comme des cerfs Qui ne
trouvent point de pâture, Et qui fuient sans force devant celui qui les
chasse.
1.6
Et toute la
magnificence de la fille de Sion s'est retirée d'elle. Ses princes sont
comme des cerfs qui ne trouvent pas de pâture, et ils s'en sont allés
sans force devant celui qui les poursuit.
1.6
Et de la
Belle Sion s'échappe tout son honneur. Ses princes, les voilà comme des
cerfs qui ne trouvent point de pâture : ils s'en vont sans énergie
devant le persécuteur.
1.6
De la fille
de Sion s'est retirée toute sa splendeur. Ses princes étaient comme des
cerfs qui ne trouvent point de pâture; ils cheminaient sans force
devant qui les chassait.
1.7 Aux jours de sa détresse et de sa misère,
Jérusalem s'est
souvenue De tous les biens dès longtemps son partage, Quand son peuple
est tombé sans secours sous la main de l'oppresseur; Ses ennemis l'ont
vue, et ils ont ri de sa chute.
1.7 Jérusalem, dans les jours de son affliction
et de son
bannissement, lorsque son peuple tombait dans la main de l'ennemi et
qu'il n'y avait personne qui lui aidât, s'est souvenue de toutes les
choses désirables qu'elle avait dans les jours d'autrefois ; les
adversaires l'ont vue, ils se sont moqués de sa ruine.
1.7 Jérusalem se rappelle, en ses jours d'errance
et
d'humiliation, tous ses charmes, qui existaient aux jours de l'ancien
temps ! Quand son peuple tombe aux mains de l'adversaire et que
personne ne vient l'aider, les adversaires la voient : ils rient de son
anéantissement.
1.7 Jérusalem se souvient de ses jours de misère
et de
détresse, quand son peuple succombait aux coups de l'adversaire sans
que nul la secourût. Ses adversaires la voyaient, il riaient de sa
ruine.
1.8
Jérusalem a
multiplié ses péchés, C'est pourquoi elle est un objet d'aversion; Tous
ceux qui l'honoraient la méprisent, en voyant sa nudité; Elle-même
soupire, et détourne la face.
1.8
Jérusalem a
grièvement péché, c'est pourquoi elle est [rejetée] comme une impureté
; tous ceux qui l'honoraient l'ont méprisée, car ils ont vu sa nudité :
elle aussi gémit et s'est retournée en arrière.
1.8
Elle a
commis la faute, Jérusalem ; et la voilà devenue une ordure. Tous ceux
qui la glorifient l'avilissent, car ils voient sa nudité ; pour sa
part, elle gémit et tourne le dos.
1.8
Jérusalem a
péché gravement, aussi est-elle devenue chose impure. Tous ceux qui
l'honoraient la méprisent : ils ont vu sa nudité. Elle, elle gémit et
se détourne.
1.9 La souillure était dans les pans de sa robe,
et elle ne
songeait pas à sa fin; Elle est tombée d'une manière étonnante, et nul
ne la console. -Vois ma misère, ô Éternel! Quelle arrogance chez
l'ennemi! -
1.9 Son impureté était aux pans de sa robe, elle
ne s'est pas
souvenue de sa fin ; elle est descendue prodigieusement ; il n'y a
personne qui la console ! Regarde, ô Éternel, mon affliction, car
l'ennemi s'est élevé avec orgueil.
1.9 Sa souillure est sur sa jupe ; elle ne
songeait pas à ce
qui s'ensuivrait. Sa déchéance est prodigieuse ; pas de consolateur
pour elle. « Vois SEIGNEUR, mon humiliation ; l'ennemi en effet se
grandit. »
1.9 Sa souillure colle aux pans de sa robe. Elle
ne songeait
pas à cette fin; elle est tombée si bas! Personne pour la consoler. "
Vois, Yahvé, ma misère : l'ennemi triomphe. "
1.10
L'oppresseur a étendu la main Sur tout ce qu'elle avait de précieux;
Elle a vu pénétrer dans son sanctuaire les nations Auxquelles tu avais
défendu d'entrer dans ton assemblée.
1.10
L'ennemi a
étendu sa main sur toutes ses choses désirables ; car elle a vu entrer
dans son sanctuaire les nations, au sujet desquelles tu avais commandé
qu'elles n'entreraient point dans ta congrégation.
1.10
L'adversaire étend la main sur tous ses charmes. Oui, dans son
sanctuaire elle voit entrer des nations auxquelles tu as commandé de ne
pas entrer dans l'assemblée qui est à toi.
1.10
L'adversaire a étendu la main sur tous ses trésors : elle a vu les
païens pénétrer dans son sanctuaire, auxquels tu avais interdit
l'entrée de son assemblée.
1.11 Tout son peuple soupire, il cherche du pain;
Ils ont
donné leurs choses précieuses pour de la nourriture, Afin de ranimer
leur vie. -Vois, Éternel, regarde comme je suis avilie!
1.11 Tout son peuple gémit ; ils cherchent du
pain ; ils ont
donné leurs choses désirables contre des aliments pour restaurer [leur]
âme. Regarde, Éternel, et contemple, car je suis devenue vile.
1.11 Son peuple tout entier gémit : ils cherchent
du pain ;
ils donnent leurs charmes contre de la nourriture, pour se ranimer. «
Vois, SEIGNEUR, et regarde combien je me trouve avilie. »
1.11 Son peuple tout entier gémit, en quête de
pain; on donne
ses bijoux pour de la nourriture, pour retrouver la vie. " Vois, Yahvé,
et regarde combien je suis méprisée.
1.12
Je
m'adresse à vous, à vous tous qui passez ici! Regardez et voyez s'il
est une douleur pareille à ma douleur, à celle dont j'ai été frappée!
L'Éternel m'a affligée au jour de son ardente colère.
1.12
N'est-ce
rien pour vous tous qui passez par le chemin ? Contemplez, et voyez
s'il est une douleur comme ma douleur qui m'est survenue, à moi que
l'Éternel a affligée au jour de l'ardeur de sa colère.
1.12
« Rien de
tel pour vous tous qui passez sur le chemin ; regardez et voyez s'il
est douleur comme ma douleur, celle qui me fait si mal, celle que le
SEIGNEUR inflige au jour de son ardente colère.
1.12
Vous tous
qui passez par le chemin, regardez et voyez s'il est une douleur
pareille à la douleur qui me tourmente, dont Yahvé m'a affligée au jour
de sa brûlante colère.
1.13 D'en haut il a lancé dans mes os un feu qui
les dévore;
Il a tendu un filet sous mes pieds, Il m'a fait tomber en arrière; Il
m'a jetée dans la désolation, dans une langueur de tous les jours.
1.13 D'en haut il a envoyé dans mes os un feu qui
les a
maîtrisés ; il a tendu un filet pour mes pieds, il m'a fait retourner
en arrière ; il m'a mise dans la désolation, dans la langueur, tout le
jour.
1.13 De là-haut, il a envoyé du feu dans mes os ;
il en est
le maître. Il a tendu un filet à mes pieds ; il m'a culbutée ; il a
fait de moi une femme ruinée, tout le temps indisposée.
1.13 D'en haut il a envoyé un feu qu'il a fait
descendre dans
mes os. Il a tendu un filet sous mes pas, il m'a renversée, il m'a
rendue désolée, malade tout le jour.
1.14
Sa main a
lié le joug de mes iniquités; Elles se sont entrelacées, appliquées sur
mon cou; Il a brisé ma force; Le Seigneur m'a livrée à des mains
auxquelles je ne puis résister.
1.14
Le joug de
mes transgressions est lié par sa main ; elles sont entrelacées, elles
montent sur mon cou ; il a fait défaillir ma force ; le Seigneur m'a
livrée en des mains d'où je ne puis me relever.
1.14
Le voilà
lié, le joug formé de mes révoltes ; dans sa main elles se sont nouées
; elles sont hissées sur mon cou ; il fait chanceler mon énergie. Le
Seigneur m'a livrée en de telles mains que je ne peux pas tenir debout.
1.14
Il a
guetté mes crimes : de sa main il m'enlace, son joug est sur mon cou,
il fait fléchir ma force. Le Seigneur m'a mise à leur merci, je ne puis
plus tenir!
1.15 Le Seigneur a terrassé tous mes guerriers au
milieu de
moi; Il a rassemblé contre moi une armée, Pour détruire mes jeunes
hommes; Le Seigneur a foulé au pressoir la vierge, fille de Juda.
1.15 Le Seigneur a abattu tous mes hommes forts
au milieu de
moi ; il a convoqué contre moi une assemblée pour écraser mes jeunes
gens. Le Seigneur a foulé comme au pressoir la vierge, fille de Juda.
1.15 Le Seigneur a expulsé tous les vaillants qui
étaient
chez moi ; il a fixé un rendez-vous contre moi pour briser mes jeunes
gens. Le Seigneur a foulé au pressoir la jeune fille, la Belle Judée.
1.15 Tous mes braves, le Seigneur les a rejetés
du milieu de
moi. Il a convoqué contre moi une assemblée pour anéantir mon élite. Le
Seigneur a foulé au pressoir la vierge, fille de Juda.
1.16
C'est pour
cela que je pleure, que mes yeux fondent en larmes; Car il s'est
éloigné de moi, celui qui me consolerait, Qui ranimerait ma vie. Mes
fils sont dans la désolation, parce que l'ennemi a triomphé. -
1.16
À cause de
ces choses je pleure ; mon oeil, mon oeil se fond en eau ; car il est
loin de moi, le consolateur qui restaurerait mon âme. Mes fils sont
péris, car l'ennemi a été le plus fort.
1.16
C'est
là-dessus que je pleure : mes deux yeux se liquéfient ; car loin de moi
est le consolateur, celui qui me ranimerait. Mes fils, les voilà
ruinés, car l'ennemi a été le plus fort. »
1.16
C'est pour
cela que je pleure; mes yeux fondent en larmes, car il est loin de moi,
le consolateur qui me rendrait la vie. Mes fils sont bouleversés, car
l'ennemi est trop fort. "
1.17 Sion a étendu les mains, Et personne ne l'a
consolée;
L'Éternel a envoyé contre Jacob les ennemis d'alentour; Jérusalem a été
un objet d'horreur au milieu d'eux. -
1.17 Sion étend ses mains, il n'y a personne qui
la console.
L'Éternel a commandé au sujet de Jacob que ses adversaires l'entourent
; Jérusalem est devenue au milieu d'eux une impureté.
1.17 Sion tend les mains ; pas de consolateur
pour elle ; le
SEIGNEUR mande contre Jacob autour de lui ses adversaires. Jérusalem,
au milieu d'eux, est devenue une ordure.
1.17 Sion tend les mains, pas un qui la console.
Yahvé a
mandé contre Jacob ses oppresseurs de toutes parts; Jérusalem est
devenue chose impure parmi eux.
1.18
L'Éternel
est juste, Car j'ai été rebelle à ses ordres. Écoutez, vous tous,
peuples, et voyez ma douleur! Mes vierges et mes jeunes hommes sont
allés en captivité.
1.18
L'Éternel
est juste ; car je me suis rebellée contre son commandement. Écoutez,
je vous prie, vous tous les peuples, et voyez ma douleur : mes vierges
et mes jeunes gens sont allés en captivité.
1.18
« Il est
juste le SEIGNEUR, puisque j'avais désobéi à son ordre. Ecoutez donc
tous, peuples, et voyez ma douleur. Mes jeunes filles et mes jeunes
gens sont allés en captivité.
1.18
" Yahvé,
lui, est juste, car à ses ordres je fus rebelle. Écoutez donc, tous les
peuples, et voyez ma douleur. Mes vierges et mes jeunes gens sont
partis en captivité. .
1.19 J'ai appelé mes amis, et ils m'ont trompée.
Mes
sacrificateurs et mes anciens ont expiré dans la ville: Ils cherchaient
de la nourriture, Afin de ranimer leur vie.
1.19 J'ai appelé mes amants : ils m'ont trompée.
Mes
sacrificateurs et mes anciens ont expiré dans la ville, alors qu'ils se
sont cherché de la nourriture afin de restaurer leur âme.
1.19 J'appelais mes amants : eux, ils m'ont
trompée ; mes
prêtres et mes anciens ont expiré dans la Ville alors qu'ils
cherchaient de la nourriture pour eux afin de se ranimer.
1.19 J'ai fait appel à mes amants : ils m'ont
trahie. Mes
prêtres et mes anciens expiraient dans la ville, cherchant une
nourriture qui leur rendît la vie.
1.20
Éternel,
regarde ma détresse! Mes entrailles bouillonnent, Mon coeur est
bouleversé au dedans de moi, Car j'ai été rebelle. Au dehors l'épée a
fait ses ravages, au dedans la mort.
1.20
Regarde,
Éternel, car je suis dans la détresse ; mes entrailles sont agitées,
mon coeur est bouleversé au dedans de moi, car je me suis grièvement
rebellée : au dehors l'épée m'a privée d'enfants ; au dedans, c'est
comme la mort.
1.20
Vois
SEIGNEUR que pour moi c'est la détresse ; mon ventre en est remué ; au
fond de moi mon cœur est bouleversé, car pour désobéir, j'ai désobéi !
Dehors l'épée privait de descendance, dedans c'était comme chez la Mort.
1.20
Vois,
Yahvé, quelle est mon angoisse! Mes entrailles frémissent; mon cœur en
moi se retourne : Ah! je n'ai fait qu'être rebelle! Au dehors l'épée me
prive d'enfants, au dedans, c'est comme la mort.
1.21 On a entendu mes soupirs, et personne ne m'a
consolée;
Tous mes ennemis ont appris mon malheur, Ils se sont réjouis de ce que
tu l'as causé; Tu amèneras, tu publieras le jour où ils seront comme
moi.
1.21 Ils m'ont entendue gémir : il n'y a personne
qui me
console ; tous mes ennemis ont appris mon malheur, ils se sont réjouis
de ce que toi tu l'as fait. Tu feras venir le jour que tu as appelé, et
ils seront comme moi.
1.21 Ils m'entendaient gémir : pas de consolateur
pour moi ;
tous mes ennemis entendaient mon malheur, ils jouissaient ; en fait
c'est toi qui agissais : tu as fait venir le jour que tu avais fixé.
Qu'eux aussi soient comme moi !
1.21 Entends-moi qui gémis : pas un qui me
console! Tous mes
ennemis ont appris mon mal, ils se réjouissent de ce que tu as fait.
Fais venir le Jour que tu avais proclamé, pour qu'ils soient comme moi!
1.22
Que toute
leur méchanceté vienne devant toi, Et traite-les comme tu m'as traitée,
à cause de toutes mes transgressions! Car mes soupirs sont nombreux, et
mon coeur est souffrant.
1.22
Que toute
leur iniquité vienne devant toi, et fais-leur comme tu m'as fait à
cause de toutes mes transgressions ; car mes gémissements sont
nombreux, et mon coeur est languissant.
1.22
Que vienne
devant toi toute leur malice, et traite-les comme tu m'as traitée à
cause de toutes mes révoltes. Car nombreux sont mes gémissements, et
tout mon être est malade. »
1.22
Que toute
leur méchanceté te soit présente et traite-les comme tu m'as traitée
pour tous mes crimes! Car nombreux sont mes gémissements. et mon cœur
est malade. "
2.1 -Eh quoi! le Seigneur, dans sa colère, a
couvert de
nuages la fille de Sion! Il a précipité du ciel sur la terre la
magnificence d'Israël! Il ne s'est pas souvenu de son marchepied, Au
jour de sa colère!
2.1 Comment, dans sa colère, le Seigneur a-t-il
couvert d'un
nuage la fille de Sion ! Il a jeté des cieux sur la terre la beauté
d'Israël, et, au jour de sa colère, il ne s'est pas souvenu du
marchepied de ses pieds.
2.1 Comment ! Le Seigneur, dans sa colère, veut
assombrir la
Belle Sion ! Il jette de ciel en terre la splendeur d'Israël. Il ne se
souvient pas de l'escabeau de ses pieds au jour de sa colère.
2.1 Quoi! Le Seigneur en sa colère a enténébré la
fille de
Sion! il a précipité du ciel sur la terre la gloire d'Israël! sans plus
se souvenir de son marchepied, au jour de sa colère!
2.2
Le Seigneur
a détruit sans pitié toutes les demeures de Jacob; Il a, dans sa
fureur, renversé les forteresses de la fille de Juda, Il les a fait
rouler à terre; Il a profané le royaume et ses chefs.
2.2
Le Seigneur
a englouti, sans épargner, toutes les habitations de Jacob ; il a
renversé dans sa fureur les forteresses de la fille de Juda ; il a jeté
par terre, il a profané le royaume et ses princes.
2.2
Le Seigneur
engloutit sans pitié toutes les prairies de Jacob ; il démolit dans son
déchaînement les fortifications de la Belle Judée : il fait toucher
terre, il profane la royauté et ses princes.
2.2
Sans pitié
le Seigneur a détruit toutes les demeures de Jacob; il a renversé, en
sa fureur, les forteresses de la fille de Juda; il a jeté à terre, il a
maudit le royaume et ses princes.
2.3 Il a, dans son ardente colère, abattu toute
la force
d'Israël; Il a retiré sa droite en présence de l'ennemi; Il a allumé
dans Jacob des flammes de feu, Qui dévorent de tous côtés.
2.3 Il a retranché, dans l'ardeur de sa colère,
toute la
corne d'Israël ; il a retiré sa droite devant l'ennemi, et il a brûlé
en Jacob comme un feu flamboyant qui dévore à l'entour.
2.3 Dans l'ardeur de la colère il supprime toute
la puissance
d'Israël ; il ne maintient pas sa droite devant l'ennemi. Il allume en
Jacob comme un brasier qui dévore à l'entour.
2.3 Il a brisé dans l'ardeur de sa colère toute
la vigueur
d'Israël, retiré en arrière sa droite devant l'ennemi; il a allumé en
Jacob un feu flamboyant qui dévore tout alentour.
2.4
Il a tendu
son arc comme un ennemi; Sa droite s'est dressée comme celle d'un
assaillant; Il a fait périr tout ce qui plaisait aux regards; Il a
répandu sa fureur comme un feu sur la tente de la fille de Sion.
2.4
Il a bandé
son arc comme un ennemi ; il s'est tenu là avec sa droite comme un
adversaire, et il a tué tout ce qui était agréable à l'oeil dans la
tente de la fille de Sion ; il a versé, comme un feu, sa fureur.
2.4
Il bande
son arc comme un ennemi, la droite en position comme un adversaire, et
il tue tous ceux qui charmaient les yeux. Sur la tente de la Belle Sion
il déverse comme un feu sa fureur.
2.4
Il a bandé
son arc, comme un ennemi, il a assuré sa droite, il a égorgé, tel un
adversaire tous ceux qui charmaient les yeux; sur la tente de la fille
de Sion il a déversé sa fureur comme un feu.
2.5 Le Seigneur a été comme un ennemi; Il a
dévoré Israël, il
a dévoré tous ses palais, Il a détruit ses forteresses; Il a rempli la
fille de Juda de plaintes et de gémissements.
2.5 Le Seigneur a été comme un ennemi ; il a
englouti Israël
; il a englouti tous ses palais, il a détruit ses forteresses, et il a
multiplié chez la fille de Juda le gémissement et la plainte.
2.5 Le Seigneur se comporte comme un ennemi ; il
engloutit
Israël ; il engloutit tous ses donjons ; il ruine ses fortifications.
Il multiplie pour la Belle Judée plainte et complainte.
2.5 Le Seigneur a été comme un ennemi; il a
détruit Israël,
il a détruit tous ses palais, abattu ses forteresses et multiplié pour
la fille de Juda gémissements et gémissements. .
2.6
Il a
dévasté sa tente comme un jardin, Il a détruit le lieu de son
assemblée; L'Éternel a fait oublier en Sion les fêtes et le sabbat, Et,
dans sa violente colère, il a rejeté le roi et le sacrificateur.
2.6
Il a
saccagé sa clôture comme un jardin ; il a détruit le lieu de son
assemblée. L'Éternel a fait oublier dans Sion jour solennel et sabbat ;
et, dans l'indignation de sa colère, il a méprisé roi et sacrificateur.
2.6
Il dévaste
et le Jardin, et sa Cabane ; il ravage son lieu de Rendez-vous. Le
SEIGNEUR fait oublier dans Sion Rendez-vous et Sabbat ; il réprouve,
dans sa fulminante colère, roi et prêtre.
2.6
Il a forcé
comme un jardin son enclos, abattu son lieu de réunion. Yahvé a fait
oublier dans Sion fêtes et sabbats; il a rejeté, dans l'ardeur de sa
colère, roi et prêtre. .
2.7 Le Seigneur a dédaigné son autel, repoussé
son
sanctuaire; Il a livré entre les mains de l'ennemi les murs des palais
de Sion; Les cris ont retenti dans la maison de l'Éternel, Comme en un
jour de fête.
2.7 Le Seigneur a rejeté son autel, il a répudié
son
sanctuaire ; il a livré en la main de l'ennemi les murs de ses palais ;
on a poussé des cris dans la maison de l'Éternel comme au jour d'une
fête solennelle.
2.7 Le Seigneur rejette son autel ; il exècre son
sanctuaire
; il livre aux mains de l'ennemi les remparts des donjons de la Ville.
On donne de la voix dans la Maison du SEIGNEUR comme au jour du
Rendez-vous.
2.7 Le Seigneur a pris en dégoût son autel, en
horreur son
sanctuaire; aux mains de l'ennemi il a livré les remparts de ses
palais; clameurs dans le Temple de Yahvé comme en un jour de fête!
2.8
L'Éternel
avait résolu de détruire les murs de la fille de Sion; Il a tendu le
cordeau, il n'a pas retiré sa main sans les avoir anéantis; Il a plongé
dans le deuil rempart et murailles, Qui n'offrent plus ensemble qu'une
triste ruine.
2.8
L'Éternel
s'est proposé de détruire la muraille de la fille de Sion ; il a étendu
le cordeau, il n'a pas retiré sa main pour cesser de détruire; et il
fait mener deuil au rempart et à la muraille : ils languissent ensemble.
2.8
Le SEIGNEUR
médite de ravager le rempart de la Belle Sion ; il va niveler ; il ne
ramène pas sa main avant d'avoir englouti. Il endeuille retranchement
et rempart : ensemble ils se délabrent.
2.8
Yahvé a
médité d'abattre le rempart de la fille de Sion. Il a étendu le
cordeau, ne retirant pas sa main que tout ne soit englouti. Il a
endeuillé mur et avant-mur : ensemble ils se désolent.
2.9 Ses portes sont enfoncées dans la terre; Il
en a détruit,
rompu les barres. Son roi et ses chefs sont parmi les nations; il n'y a
plus de loi. Même les prophètes ne reçoivent aucune vision de l'Éternel.
2.9 Ses portes sont enfoncées dans la terre ; il
a détruit et
brisé ses barres ; son roi et ses princes sont parmi les nations ; la
loi n'est plus ; ses prophètes aussi ne trouvent pas de vision de la
part de l'Éternel.
2.9 Les portes de Sion s'enfoncent dans la terre
; il détruit
et brise ses verrous. Son roi et ses princes sont parmi les nations ;
il n'y a plus de Loi ; même ses prophètes ne trouvent pas de vision
venant du SEIGNEUR.
2.9 Ses portes sont enfouies sous terre, il en a
détruit et
brisé les barres; son roi et ses princes sont chez les païens; plus de
Loi! Ses prophètes même n'obtiennent plus de vision de Yahvé.
2.10
Les
anciens de la fille de Sion sont assis à terre, ils sont muets; Ils ont
couvert leur tête de poussière, Ils se sont revêtus de sacs; Les
vierges de Jérusalem laissent retomber leur tête vers la terre.
2.10
Les
anciens de la fille de Sion sont assis par terre, ils gardent le
silence ; ils ont mis de la poussière sur leur tête, ils se sont ceints
de sacs ; les vierges de Jérusalem baissent leur tête vers la terre.
2.10
Assis à
terre, silencieux, les anciens de la Belle Sion se mettent de la
poussière sur la tête ; ils se sanglent dans des sacs. Elles laissent
choir leur tête jusqu'à terre, les jeunes filles de Jérusalem.
2.10
Ils sont
assis à terre, en silence, les anciens de la fille de Sion; ils ont mis
de la poussière sur leur tête, ils ont revêtu des sacs. Elles penchent
la tête vers la terre, les vierges de Jérusalem.
2.11 Mes yeux se consument dans les larmes, mes
entrailles
bouillonnent, Ma bile se répand sur la terre, à cause du désastre de la
file de mon peuple, Des enfants et des nourrissons en défaillance dans
les rues de la ville.
2.11 Mes yeux se consument dans les larmes, mes
entrailles
sont agitées, mon foie s'est répandu sur la terre, à cause de la ruine
de la fille de mon peuple, parce que les enfants et ceux qui tètent
défaillent dans les places de la ville.
2.11 Mes yeux sont consumés de larmes ; mon
ventre en est
remué ; je suis vidé de ma force, elle est par terre, car mon peuple,
cette belle, est brisé quand défaillent bambin et nourrisson sur les
places de la Cité.
2.11 Mes yeux sont consumés de larmes, mes
entrailles
frémissent, mon foie s'épand à terre pour le brisement de la fille de
mon peuple, tandis que défaillent enfants et nourrissons sur les places
de la Cité. .
2.12
Ils
disaient à leurs mères: Où y a-t-il du blé et du vin? Et ils tombaient
comme des blessés dans les rues de la ville, Ils rendaient l'âme sur le
sein de leurs mères.
2.12
Ils disent
à leurs mères : Où est le blé et le vin ? - défaillant dans les places
de la ville comme des blessés à mort, [et] rendant l'âme sur le sein de
leurs mères.
2.12
A leurs
mères ils disent : « Où sont le blé et le vin ? » quand ils défaillent
comme des blessés sur les places de la Ville, quand leur vie s'échappe
au giron de leurs mères.
2.12
Ils disent
à leurs mères; " Où y a-t-il du pain ? " tandis qu'ils défaillent comme
des blessés sur les places de la Ville, et qu'ils versent leur âme sur
le sein de leur mère.
2.13 Que dois-je te dire? à quoi te comparer,
fille de
Jérusalem? Qui trouver de semblable à toi, et quelle consolation te
donner, Vierge, fille de Sion? Car ta plaie est grande comme la mer:
qui pourra te guérir?
2.13 Quel témoignage t'apporterai-je ? Que
comparerai-je à
toi, fille de Jérusalem ? Qui est-ce que j'égalerai à toi, afin que je
te console, vierge, fille de Sion ? car ta ruine est grande comme la
mer : qui te guérira ?
2.13 Quel témoignage te citer ? Que comparerai-je
à toi,
Belle Jérusalem ? Qu'égalerai-je à toi afin de te consoler, jeune
fille, Belle Sion ? Car grand comme la mer est ton brisement. Qui te
guérira ?
2.13 A quoi te comparer ? A quoi te dire
semblable, fille de
Jérusalem ? Qui pourra te sauver et te consoler, vierge, fille de Sion
? Car il est grand comme la mer, ton brisement; qui donc va te guérir ?
2.14
Tes
prophètes ont eu pour toi des visions vaines et fausses; Ils n'ont pas
mis à nu ton iniquité, Afin de détourner de toi la captivité; Ils t'ont
donné des oracles mensongers et trompeurs.
2.14
Tes
prophètes ont vu pour toi la vanité et la folie, et ils n'ont pas mis à
découvert ton iniquité pour détourner ta captivité ; mais ils ont vu
pour toi des oracles de vanité et de séduction.
2.14
Tes
prophètes ont des visions pour toi : du vide et de l'insipide ; ils ne
dévoilent pas ta perversité, ce qui retournerait ta situation. Ils ont
des visions pour toi : proclamations de vide et de séduction.
2.14
Tes
prophètes ont eu pour toi des visions d'illusion et de clinquant, Ils
n'ont pas révélé ta faute pour changer ton sort. Ils t'ont servi des
oracles, d'illusion et de séduction.
2.15 Tous les passants battent des mains sur toi,
Ils
sifflent, ils secouent la tête contre la fille de Jérusalem: Est-ce là
cette ville qu'on appelait une beauté parfaite, La joie de toute la
terre?
2.15 Tous ceux qui passent par le chemin battent
des mains
sur toi ; ils sifflent et branlent la tête sur la fille de Jérusalem :
Est-ce ici la ville dont on disait : La parfaite en beauté, la joie de
toute la terre ?
2.15 Ils applaudissent à tes dépens, tous les
passants du
chemin ; ils sifflent et hochent la tête aux dépens de la Belle
Jérusalem : « Est-ce la Ville qu'on devrait dire beauté parfaite,
réjouissance pour toute la terre ? »
2.15 Ils battent des mains à cause de toi tous
les passants
sur le chemin; ils sifflotent et hochent la tête sur la fille de
Jérusalem. " Est-ce là la ville qu'on appelait toute belle, la joie de
toute la terre ? "
2.16
Tous tes
ennemis ouvrent la bouche contre toi, Ils sifflent, ils grincent des
dents, Ils disent: Nous l'avons engloutie! C'est bien le jour que nous
attendions, nous l'avons atteint, nous le voyons!
2.16
Tous tes
ennemis ouvrent la bouche sur toi ; ils sifflent et grincent des dents
; ils disent : Nous les avons engloutis ; oui, c'est ici le jour que
nous attendions ! Nous l'avons trouvé, nous l'avons vu !
2.16
Ils
ouvrent la bouche à tes dépens, tous tes ennemis ; ils sifflent et
grincent des dents ; ils disent : « Nous engloutissons. Enfin ! Le
voici, le jour que nous attendions : nous le trouvons, nous le voyons !
»
2.16
Contre
toi, ils ouvrent la bouche, tous tes ennemis; il sifflotent, grincent
des dents, disant : " Nous l'avons engloutie! Voilà donc le Jour que
nous espérions. Nous le touchons, nous le voyons! "
2.17 L'Éternel a exécuté ce qu'il avait résolu,
Il a accompli
la parole qu'il avait dès longtemps arrêtée, Il a détruit sans pitié;
Il a fait de toi la joie de l'ennemi, Il a relevé la force de tes
oppresseurs.
2.17 L'Éternel a fait ce qu'il s'était proposé,
il a accompli
sa parole qu'il avait commandée dès les jours d'autrefois ; il a
renversé et n'a point épargné, et il a fait que l'ennemi s'est réjoui
sur toi ; il a élevé la corne de tes adversaires
2.17 Le SEIGNEUR fait ce qu'il a projeté ; il
accomplit sa
parole qu'il a mandée depuis les jours de l'ancien temps ; il démolit
sans pitié. Il fait exulter l'ennemi à tes dépens ; il rehausse la
puissance de tes adversaires.
2.17 Yahvé a accompli ce qu'il avait résolu,
exécuté sa
parole décrétée depuis les jours anciens; il a détruit sans pitié. Il a
réjoui l'ennemi à tes dépens, exalté la vigueur de tes adversaires. .
2.18
Leur coeur
crie vers le Seigneur... Mur de la fille de Sion, répands jour et nuit
des torrents de larmes! Ne te donne aucun relâche, Et que ton oeil
n'ait point de repos!
2.18
Leur coeur
a crié au Seigneur. Muraille de la fille de Sion, laisse couler des
larmes jour et nuit, comme un torrent ; ne te donne pas de relâche, que
la prunelle de tes yeux ne cesse point !
2.18
Leur cœur
crie vers le Seigneur. Rempart de la Belle Sion, laisse couler tes
larmes comme un torrent jour et nuit ; ne te donne pas de répit ; que
la pupille de ton œil ne tarisse pas.
2.18
Crie donc
vers le Seigneur, rempart de la fille de Sion; laisse couler tes larmes
comme un torrent jour et nuit; ne t'accorde pas de relâche, que tes
yeux n'aient pas de repos!
2.19 Lève-toi, pousse des gémissements à l'entrée
des veilles
de la nuit! Répands ton coeur comme de l'eau, en présence du Seigneur!
Lève tes mains vers lui pour la vie de tes enfants Qui meurent de faim
aux coins de toutes les rues!
2.19 Lève-toi, crie de nuit au commencement des
veilles ;
répands ton coeur comme de l'eau devant la face du Seigneur. Lève tes
mains vers lui pour la vie de tes petits enfants qui défaillent de faim
au coin de toutes les rues.
2.19 Lève-toi ; clame, la nuit, à chaque relève
de garde ;
répands ton cœur comme de l'eau devant la face du Seigneur. Elève vers
lui tes mains pour la vie de tes bambins – défaillant de faim à tous
les coins de rues.
2.19 Debout! Pousse un cri dans la nuit au
commencement des
veilles; répands ton cœur comme de l'eau devant la face de Yahvé, élève
vers lui tes mains pour la vie de tes petits enfants qui défaillent de
faim à l'entrée de toutes les rues !
2.20
Vois,
Éternel, regarde qui tu as ainsi traité! Fallait-il que des femmes
dévorassent le fruit de leurs entrailles, Les petits enfants objets de
leur tendresse? Que sacrificateurs et prophètes fussent massacrés dans
le sanctuaire du Seigneur?
2.20
Regarde,
Éternel, et considère à qui tu as fait ainsi ! Les femmes
dévoreront-elles leur fruit, les petits enfants dont elles prennent
soin ? Tuera-t-on le sacrificateur et le prophète dans le sanctuaire du
Seigneur ?
2.20
Vois
SEIGNEUR, et regarde qui tu traites ainsi. Si des femmes mangent leur
fruit, des bambins bien formés !… Si prêtre et prophète sont tués dans
le sanctuaire du Seigneur !…
2.20
" Vois,
Yahvé, et regarde : Qui as-tu jamais traité de la sorte ? Fallait-il
que des femmes mangent leurs petits, les enfants qu'elles berçaient ?
Fallait-il qu'au sanctuaire du Seigneur fussent égorgés prêtre et
prophète ?
2.21 Les enfants et les vieillards sont couchés
par terre
dans les rues; Mes vierges et mes jeunes hommes sont tombés par l'épée;
Tu as tué, au jour de ta colère, Tu as égorgé sans pitié.
2.21 L'enfant et le vieillard sont couchés par
terre dans les
rues ; mes vierges et mes jeunes hommes sont tombés par l'épée : tu as
tué au jour de ta colère, tu as égorgé, tu n'as point épargné !
2.21 Par terre dans les rues sont couchés jeunes
et vieux ;
mes jeunes filles et mes jeunes gens tombent par l'épée ; tu massacres
au jour de ta colère ; tu égorges sans pitié.
2.21 Sur le sol gisent dans les rues enfants et
vieillards,
mes vierges et mes jeunes gens sont tombés sous l'épée; tu as égorgé au
jour de ta colère, tu as immolé sans pitié.
2.22
Tu as
appelé de toutes parts sur moi l'épouvante, comme à un jour de fête. Au
jour de la colère de l'Éternel, il n'y a eu ni réchappé ni survivant.
Ceux que j'avais soignés et élevés, Mon ennemi les a consumés.
2.22
Tu as
convoqué, comme en un jour de fête solennelle, mes terreurs de toutes
parts ; et au jour de la colère de l'Éternel, il n'y a eu ni réchappé,
ni reste : ceux dont j'avais pris soin et que j'avais élevés, mon
ennemi les a consumés.
2.22
Tu vas
convoquer, comme au jour du Rendez-vous, les terreurs qui m'entourent ;
et il n'existe, au jour de la colère du SEIGNEUR, ni rescapé ni
survivant. Ceux que je forme et que je développe, mon ennemi les achève.
2.22
Tu as
convoqué comme pour un jour de fête les terreurs de tous côtés; au jour
de la colère de Yahvé, il n'y eut rescapé ni survivant. Ceux que
j'avais bercés et élevés, mon ennemi les a exterminés. "
4.1 -Eh quoi! l'or a perdu son éclat! L'or pur
est altéré!
Les pierres du sanctuaire sont dispersées Aux coins de toutes les rues!
4.1 Comment l'or est-il devenu obscur, et l'or
fin a-t-il été
changé ! [Comment] les pierres du lieu saint sont-elles répandues au
coin de toutes les rues !
4.1 Comment ! L'or peut-il se ternir, le bon
lingot
s'altérer, les pierres saintes s'éparpiller à tous les coins de rues ?
4.1 Quoi! il s'est terni l'or, il s'est altéré,
l'or si fin!
Les pierres sacrées ont été semées au coin de toutes les rues.
4.2
Les nobles
fils de Sion, Estimés à l'égal de l'or pur, Sont regardés, hélas! comme
des vases de terre, Ouvrage des mains du potier!
4.2
Les fils de
Sion, si précieux, estimés à l'égal de l'or fin, comment sont-ils
réputés des vases de terre, ouvrage des mains d'un potier ?
4.2
Les fils de
Sion, précieux, estimés à valeur d'or fin, comment ! ils sont comptés
pour des cruches de terre, œuvre des mains du potier !
4.2
Les fils de
Sion, précieux autant que l'or fin, quoi! ils sont comptés pour des
vases d'argile, œuvre des mains d'un potier!
4.3 Les chacals mêmes présentent la mamelle, Et
allaitent
leurs petits; Mais la fille de mon peuple est devenue cruelle Comme les
autruches du désert.
4.3 Les chacals même présentent la mamelle,
allaitent leurs
petits ; la fille de mon peuple est devenue cruelle comme les autruches
du désert.
4.3 Même chez les chacals on donne à téter, on
nourrit ses
petits ; cette belle qu'est mon peuple devient aussi cruelle que les
autruches de la steppe.
4.3 Même les chacals tendent leurs mamelles et
allaitent
leurs petits; la fille de mon peuple est devenue cruelle comme les
autruches au désert.
4.4
La langue
du nourrisson s'attache à son palais, Desséchée par la soif; Les
enfants demandent du pain, Et personne ne leur en donne.
4.4
La langue
de celui qui tétait se colle par la soif à son palais ; les petits
enfants demandent du pain, personne ne le rompt pour eux.
4.4
De soif, la
langue du nourrisson colle à son palais ; les bambins réclament du pain
; personne ne leur en présente.
4.4
De soif, la
langue du nourrisson s'attache à son palais; les petits enfants
réclament du pain : personne ne leur en partage.
4.5 Ceux qui se nourrissaient de mets délicats
Périssent dans
les rues; Ceux qui étaient élevés dans la pourpre Embrassent les
fumiers.
4.5 Ceux qui mangeaient des mets délicats sont
là, périssant
dans les rues ; ceux qui étaient élevés sur l'écarlate embrassent le
fumier.
4.5 Les mangeurs de gourmandises sont ruinés, à
la rue ; les
personnages élevés dans la pourpre étreignent le tas de détritus.
4.5 Ceux qui mangeaient des mets délicieux
expirent dans les
rues; ceux qui étaient élevés dans la pourpre étreignent le fumier.
4.6
Le
châtiment de la fille de mon peuple est plus grand Que celui de Sodome,
Détruite en un instant, Sans que personne ait porté la main sur elle.
4.6
Et la peine
de l'iniquité de la fille de mon peuple est plus grande que la peine du
péché de Sodome qui fut renversée comme en un moment sans qu'on ait
porté les mains sur elle.
4.6
Et la
perversité de cette belle qu'est mon peuple est plus grande que la
faute de Sodome, qui fut chavirée en un instant sans que des mains s'y
soient démenées.
4.6
La faute de
la fille de mon peuple a surpassé les péchés de Sodome, qui fut
renversée en un instant sans qu'on s'y fatiguât les mains. .
4.7 Ses princes étaient plus éclatants que la
neige, Plus
blancs que le lait; Ils avaient le teint plus vermeil que le corail;
Leur figure était comme le saphir.
4.7 Ses nazaréens étaient plus purs que la neige,
plus blancs
que le lait ; leur corps était plus vermeil que des rubis, leur taille
un saphir.
4.7 Ses consacrés plus purs que la neige, plus
blancs que le
lait, plus roses de corps que le corail, aux veines de saphir,
4.7 Ses jeunes gens étaient plus éclatants que
neige, plus
blancs que lait; plus vermeil que le corail était leur corps, leur
teint était de saphir.
4.8
Leur aspect
est plus sombre que le noir; On ne les reconnaît pas dans les rues; Ils
ont la peau collée sur les os, Sèche comme du bois.
4.8
Leur figure
est plus sombre que le noir, on ne les connaît pas dans les rues ; leur
peau s'attache à leurs os, elle est sèche comme du bois.
4.8
leur aspect
est plus ténébreux que la suie : on ne les reconnaît pas dans les rues
; leur peau se ratatine sur leurs os : elle est sèche comme du bois.
4.8
Leur visage
est plus sombre que la suie, on ne les reconnaît plus dans les rues.
Leur peau est collée à leurs os, sèche comme du bois.
4.9 Ceux qui périssent par l'épée sont plus
heureux Que ceux
qui périssent par la faim, Qui tombent exténués, Privés du fruit des
champs.
4.9 Ceux qui ont été tués par l'épée ont été plus
heureux que
ceux qui sont morts par la famine ; parce que ceux-ci ont dépéri,
consumés par le manque du produit des champs.
4.9 Plus heureuses sont les victimes de l'épée
que les
victimes de la faim qui elles, fondront, diaphanes, faute de produits
des champs.
4.9 Heureuses furent les victimes de l'épée plus
que celles
de la faim, qui succombent, épuisées, privées des fruits des champs.
4.10
Les
femmes, malgré leur tendresse, Font cuire leurs enfants; Ils leur
servent de nourriture, Au milieu du désastre de la fille de mon peuple.
4.10
Les mains
de femmes tendres ont cuit leurs enfants, ils ont été leur viande dans
la ruine de la fille de mon peuple.
4.10
De leurs
mains, des femmes faites pour la tendresse font bouillir leurs enfants
; ils deviennent leur aliment, lorsque mon peuple, cette belle, est
brisé.
4.10
De tendres
femmes ont, de leurs mains, fait cuire leurs petits : ils leur ont
servi d'aliment dans le désastre de la fille de mon peuple.
4.11 L'Éternel a épuisé sa fureur, Il a répandu
son ardente
colère; Il a allumé dans Sion un feu Qui en dévore les fondements.
4.11 L'Éternel a accompli sa fureur, il a versé
l'ardeur de
sa colère et a allumé dans Sion un feu qui en a dévoré les fondements.
4.11 Le SEIGNEUR assouvit sa fureur, il déverse
son ardente
colère ; dans Sion il allume un feu qui dévore ses fondations.
4.11 Yahvé a assouvi sa fureur, déversé l'ardeur
de sa
colère, il a allumé en Sion un feu qui a dévoré ses fondations. .
4.12
Les rois
de la terre n'auraient pas cru, Aucun des habitants du monde n'aurait
cru Que l'adversaire, que l'ennemi entrerait Dans les portes de
Jérusalem.
4.12
Les rois
de la terre et tous les habitants du monde n'eussent pas cru que
l'adversaire et l'ennemi entreraient dans les portes de Jérusalem.
4.12
Ils ne le
croyaient pas, ni les rois de la terre, ni aucun habitant du monde, que
l'adversaire et l'ennemi entreraient dans l'enceinte de Jérusalem.
4.12
Ils ne
croyaient pas, les rois de la terre et tous les habitants du monde, que
l'oppresseur et l'ennemi franchiraient les portes de Jérusalem.
4.13 Voilà le fruit des péchés de ses prophètes,
Des
iniquités de ses sacrificateurs, Qui ont répandu dans son sein Le sang
des justes!
4.13 C'est à cause des péchés de ses prophètes,
des iniquités
de ses sacrificateurs, qui versaient au milieu d'elle le sang des
justes.
4.13 C'est à cause des fautes de ses prophètes,
des
perversités de ses prêtres, qui ont répandu au milieu d'elle le sang
des justes !
4.13 C'est à cause des péchés de ses prophètes,
des fautes de
ses prêtres, qui en pleine ville avaient versé le sang des justes!
4.14
Ils
erraient en aveugles dans les rues, Souillés de sang; On ne pouvait
Toucher leurs vêtements.
4.14
Ils
erraient aveugles par les rues, ils étaient souillés de sang, de sorte
qu'on ne pouvait toucher leurs vêtements.
4.14
Ils
vagabondent, aveugles, dans les rues ; ils sont souillés de sang, si
bien qu'il n'est pas permis de toucher à leurs vêtements.
4.14
Ils
erraient en aveugles dans les rues, souillés de sang; alors on ne
pouvait toucher leurs vêtements.
4.15 Éloignez-vous, impurs! leur criait-on,
Éloignez-vous,
éloignez-vous, ne nous touchez pas! Ils sont en fuite, ils errent çà et
là; On dit parmi les nations: Ils n'auront plus leur demeure!
4.15 Retirez-vous ! un impur ! leur criait-on ;
retirez-vous,
retirez-vous, ne touchez pas !... Quand ils se sont enfuis, ils ont
erré çà et là ; on a dit parmi les nations : Ils n'auront plus leur
demeure !
4.15 « Gare ! un impur ! » crie-t-on pour eux. «
Gare ! Gare
! ne touchez pas ! » Ils fuient, ils vagabondent, mais on dit chez les
nations : « Ils ne peuvent plus être nos hôtes. »
4.15 " Arrière! Impur! " leur criait-on, "
Arrière! Arrière!
Pas de contact! " S'ils partaient et fuyaient chez les nations, ils ne
pouvaient y séjourner.
4.16
L'Éternel
les a dispersés dans sa colère, Il ne tourne plus les regards vers eux;
On n'a eu ni respect pour les sacrificateurs, Ni pitié pour les
vieillards.
4.16
La face de
l'Éternel les a coupés en deux; il ne veut plus les regarder. Ils n'ont
pas respecté la face des sacrificateurs, ils n'ont pas usé de grâce
envers les vieillards.
4.16
L'apparition du SEIGNEUR les disperse ; il ne veut plus les voir ! On
ne respecte pas les prêtres, on n'a pas d'égards pour les anciens.
4.16
La Face de
Yahvé les dispersa, il ne les regarda plus. On ne marqua plus de
respect aux prêtres, d'égard aux anciens.
4.17 Nos yeux se consumaient encore, Et nous
attendions
vainement du secours; Nos regards se portaient avec espérance Vers une
nation qui ne nous a pas délivrés.
4.17 Pour nous, nos yeux se consumaient après un
secours de
vanité ; nous avons attendu continuellement une nation qui ne sauvait
pas.
4.17 Nous, nos yeux se consument encore dans
l'attente d'une
aide illusoire ; à nos postes de guet nous guettons la venue d'une
nation qui ne peut pas sauver.
4.17 Toujours nos yeux se consumaient, épiant un
secours :
illusion! De nos tours nous guettions une nation qui ne peut sauver. .
4.18
On épiait
nos pas, Pour nous empêcher d'aller sur nos places; Notre fin
s'approchait, nos jours étaient accomplis... Notre fin est arrivée!
4.18
Ils ont
fait la chasse à nos pas, de manière que nous ne pouvions pas marcher
sur nos places : notre fin est proche, nos jours sont accomplis ; notre
fin est venue !
4.18
On nous
fait la chasse à la trace : impossible d'aller sur nos places. Notre
fin est proche ; nos jours sont au complet ; oui, notre fin arrive.
4.18
On
observait nos pas, pour nous interdire nos places. Notre fin était
proche, nos jours accomplis, oui, notre fin était arrivée!
4.19 Nos persécuteurs étaient plus légers Que les
aigles du
ciel; Ils nous ont poursuivis sur les montagnes, Ils nous ont dressé
des embûches dans le désert.
4.19 Ceux qui nous poursuivaient ont été plus
rapides que les
aigles des cieux, ils nous ont donné la chasse sur les montagnes, ils
nous ont tendu des embûches dans le désert.
4.19 Nos persécuteurs sont plus rapides que les
aigles des
cieux : sur les montagnes ils nous harcèlent, dans la steppe ils sont à
l'affût de nous.
4.19 Nos pourchasseurs étaient rapides plus que
les aigles du
ciel; dans les montagnes ils nous traquaient, nous dressaient des
embûches au désert.
4.20
Celui qui
nous faisait respirer, l'oint de l'Éternel, à été pris dans leurs
fosses, Lui de qui nous disions: Nous vivrons sous son ombre parmi les
nations.
4.20
Le souffle
de nos narines, l'oint de l'Éternel, a été pris dans leurs fosses,
celui dont nous disions : Nous vivrons sous son ombre parmi les nations.
4.20
Le souffle
de nos narines, le messie du SEIGNEUR, est captif dans leurs
oubliettes, lui dont nous disions : « Sous sa protection, au milieu des
nations, nous vivrons. »
4.20
Le souffle
de nos narines, l'oint de Yahvé fut pris dans leurs fosses, lui dont
nous disions : " A son ombre nous vivrons chez les nations. "
4.21 Réjouis-toi, tressaille d'allégresse, fille
d'Édom,
Habitante du pays d'Uts! Vers toi aussi passera la coupe; Tu
t'enivreras, et tu seras mise à nu.
4.21 Sois dans l'allégresse et réjouis-toi, fille
d'Édom, qui
habites dans le pays d'Uts ! La coupe passera aussi vers toi ; tu en
seras enivrée, et tu te mettras à nu !
4.21 Sois joyeuse et exultante, Belle Edom qui
habites au
pays de Ouç ! A toi aussi passera la coupe ; tu t'enivreras et tu te
mettras nue !
4.21 Réjouis-toi, exulte, fille d'Édom, qui
habites au pays
de Uç! A toi aussi passera la coupe : tu te soûleras et montreras ta
nudité!
4.22
Fille de
Sion, ton iniquité est expiée; Il ne t'enverra plus en captivité. Fille
d'Édom, il châtiera ton iniquité, Il mettra tes péchés à découvert.
4.22
La peine
de ton iniquité a pris fin, fille de Sion ; il ne te mènera plus
captive. Il visitera ton iniquité, fille d'Édom ; il découvrira tes
péchés.
4.22
C'en est
fini de ta perversité, Belle Sion : il ne te déportera plus ; il passe
en revue ta perversité, Belle Edom : il fait un rapport sur tes fautes !
4.22
Ta faute
est expiée, fille de Sion. Il ne te déportera plus! Il va châtier ta
faute, fille d'Édom. Il va dévoiler tes péchés!