▲1.1 Dieu ayant autrefois, à
plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé aux pères par les
prophètes, 1.2 nous a
parlé en ces derniers jours par le Fils, qu'il a établi héritier de
toutes choses, par le moyen duquel aussi il a fait les siècles ; 1.3 lequel,
étant le resplendissement de sa gloire et l'empreinte de sa substance,
et portant toutes choses par la parole de sa puissance, après avoir
fait par soi-même la purification de nos péchés, s'est assis à la
droite de la Majesté dans les hauts [lieux] ; 1.4 étant
devenu d'autant supérieur aux anges, que le nom dont il a hérité est
bien différent du leur. 1.5 Car
auquel des anges a-t-il jamais dit : « Tu es mon Fils, toi ; c'est moi
qui t'ai engendré aujourd'hui », et encore : « Moi, je lui serai pour
père, et lui, il me sera pour fils ? » 1.6 Mais
pour le temps où il introduira de nouveau le premier-né sur la terre,
il dit : « Et que tous [les] anges de Dieu l'adorent. » 1.7 Et
quant aux anges sans doute, il dit : « Faisant de ses anges des vents
et de ses ministres une flamme de feu » 1.8 mais
quant au Fils « Ton trône, ô Dieu ! est au siècle du siècle ; c'est un
sceptre de droiture que le sceptre de ton royaume 1.9 Tu as
aimé la justice et haï l'iniquité ; c'est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu
t'a oint d'une huile d'allégresse au-dessus de tes compagnons » 1.10 Et
encore : « Toi, Seigneur, au commencement, tu fondas la terre, et les
cieux sont les œuvres de tes mains ; 1.11 eux,
ils périront, mais toi, tu demeures ; et tous, ils vieilliront comme un
vêtement, 1.12 et tu
les rouleras comme un manteau, et ils seront changés ; mais toi, tu es
le même et tes années ne finiront point. » 1.13 Et
auquel des anges a-t-il jamais dit : « Assieds-toi à ma droite, jusqu'à
ce que j'aie mis tes ennemis pour marchepied de tes pieds ? » 1.14 Ne
sont-ils pas tous des esprits ayant un ministère ; envoyés pour servir
en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ? ▲2.1 C'est pourquoi, il faut
nous attacher plus fortement aux choses que nous avons entendues, de
peur que nous ne venions à couler. 2.2 Car si
la parole prononcée par le moyen des anges s'est montrée ferme, et, si
toute transgression et toute désobéissance a reçu une juste
rémunération, 2.3 comment
nous-mêmes échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut, qui,
ayant commencé d'être annoncé par le moyen du Seigneur, nous a été
confirmé par ceux qui l'entendirent ? 2.4 Dieu
rendant aussi témoignage avec eux par des signes et des miracles et
divers actes de puissance, et des distributions d'Esprit saint, selon
sa volonté. 2.5 Car ce
n'est pas à des anges qu'il a soumis la terre à venir dont nous parlons
; 2.6 mais
quelqu'un a rendu quelque part ce témoignage en disant : « Qu'est-ce
que l'homme, que tu te souviennes de lui, ou le fils de l'homme, que tu
le visites ? 2.7 Tu l'as
fait quelque peu de temps moindre que les anges ; tu l'as couronné de
gloire et d'honneur, et tu l'as établi sur les œuvres de tes mains ; 2.8 tu as
assujetti toutes choses sous ses pieds » ; car, en lui assujettissant
toutes choses, il n'a rien laissé qui ne lui fût assujetti. Or
maintenant nous ne voyons pas encore que toutes choses lui soient
assujetties. 2.9 Mais
nous voyons couronné de gloire et d'honneur ce Jésus qui a été fait
quelque peu de temps moindre que les anges, à cause de la mort qu'il a
soufferte afin que, par la grâce de Dieu, il goûtât de la mort pour
tout [homme]. 2.10 Car il
lui convenait, à lui, à cause duquel sont toutes choses et par le moyen
duquel sont toutes choses, qu'amenant beaucoup de fils à la gloire, il
consommât le Prince de leur salut par le moyen des souffrances. 2.11 Car et
celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés viennent tous d'un ;
c'est pourquoi il n'a pas honte de les appeler frères, 2.12 en
disant : « J'annoncerai ton nom à mes frères ; au milieu de l'assemblée
je te chanterai des hymnes » ; 2.13 et
encore : « Je mettrai ma confiance en lui » ; et encore : « Me voici,
moi et les enfants que Dieu m'a donnés. » 2.14 Puis
donc que les enfants participent de la chair et du sang, lui aussi
semblablement a eu part aux mêmes choses, afin que, par le moyen de la
mort, il privât de puissance celui qui a le pouvoir de la mort,
c'est-à-dire le Diable (le Calomniateur), 2.15 et
qu'il délivrât tous ceux qui, par la crainte de la mort, étaient toute
leur vie retenus dans l'esclavage. 2.16 Car
certes ce ne sont pas les anges qu'il prend à lui ; mais il prend la
postérité d'Abraham ; 2.17 d'où
il a dû en toutes choses être rendu semblable à ses frères, afin qu'il
fût un miséricordieux et fidèle Souverain Sacrificateur dans les choses
qui regardent Dieu, pour faire la propitiation pour les péchés du
peuple. 2.18 Car,
en ce qu'il a souffert lui-même quand il fut tenté, il peut secourir
ceux qui sont tentés. ▲3.1 En conséquence, frères
saints, participants de l'appel céleste, considérez l'Envoyé et le
Souverain sacrificateur de notre profession, 3.2
Jésus-Christ, qui est fidèle à celui qui l'a institué, comme [le fut]
aussi Moïse dans toute sa maison. 3.3 Car il
a été jugé digne d'une gloire qui surpasse celle de Moïse, autant que
celui qui a construit la maison la surpasse en honneur. 3.4 Car
toute maison est construite par quelqu'un, et celui qui a construit
toutes choses, [c'est] Dieu 3.5 Et
Moïse, à la vérité, [fut] fidèle dans toute sa maison comme serviteur,
pour rendre témoignage des choses qui devaient être prononcées ; 3.6 mais
Christ [l'est] comme fils, sur sa maison ; et nous sommes sa maison, si
toutefois nous retenons ferme jusqu'à la fin l'assurance et la gloire
de l'espérance. 3.7 C'est
pourquoi, comme dit le Saint-Esprit : « Aujourd'hui, si vous entendez
sa voix, 3.8
n'endurcissez pas vos cœurs, comme lors de l'irritation, au jour de la
tentation, dans le désert, 3.9 où vos
pères me tentèrent, m'éprouvèrent et virent mes œuvres pendant quarante
ans. 3.10 C'est
pourquoi je fus indigné contre cette génération et je dis : Toujours
ils s'égarent en leur cœur et ils n'ont point connu mes voies ; 3.11 aussi
jurai-je dans ma colère : S'ils entrent dans mon repos ! » 3.12 Prenez
garde, frères, qu'il n'y ait peut-être en quelqu'un de vous un méchant
cœur d'incrédulité qui se retire du Dieu vivant ; 3.13 mais
exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu'il est
dit : « Aujourd'hui » ; de peur que quelqu'un d'entre vous ne
s'endurcisse par la séduction du péché. 3.14 Car
nous sommes devenus participants du Christ ; si toutefois nous retenons
ferme jusqu'à la fin le principe de [notre] assurance 3.15
pendant qu'il est dit : « Aujourd'hui, si vous entendez sa voix,
n'endurcissez pas vos cœurs, comme lors de l'irritation. » 3.16 Car
qui furent ceux qui, après l'avoir entendue, l'irritèrent si ce n'est
tous ceux qui étaient sortis d'Égypte par le moyen de Moïse ? 3.17 Et
contre qui fut-il indigné pendant quarante ans ? Ne fut-ce pas contre
ceux qui péchèrent et dont les corps tombèrent dans le désert ? 3.18 Et à
qui jura-t-il qu'ils n'entreraient point dans son repos, si ce n'est à
ceux qui furent rebelles ? 3.19 Et
nous voyons qu'ils ne purent entrer, à cause de leur incrédulité. ▲4.1 Craignons donc que
peut-être, puisqu'une promesse d'entrer en son repos [nous] est
laissée, quelqu'un d'entre vous ne pense en être privé. 4.2 Car la
bonne nouvelle nous est annoncée aussi bien qu'à eux ; mais la parole
qu'ils entendirent ne leur profita point, n'étant pas mêlée par la foi
avec ceux qui l'entendirent. Car nous entrons dans le repos, 4.3 nous
qui avons cru, selon qu'il a dit : « Comme je jurai dans ma colère :
S'ils entrent dans mon repos ! » bien que les œuvres fussent faites dès
la fondation du monde ; 4.4 car
quelque part, au sujet du septième jour, il a dit ainsi « Et Dieu, le
septième jour, se reposa de toutes ses œuvres. » ; 4.5 et ici
encore : « S'ils entrent dans mon repos ! » 4.6 Puis
donc qu'il reste que quelques-uns y entrent, et que ceux auxquels
premièrement la bonne nouvelle fut annoncée n'entrèrent pas, à cause de
leur rébellion, 4.7 il
détermine de nouveau un certain jour : « Aujourd'hui », disant en David
si longtemps après, comme il a été dit « Aujourd'hui, si vous entendez
sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs. » 4.8 Car si
Josué leur avait donné le repos, il ne parlerait pas après cela d'un
autre jour. 4.9 Il
reste donc un repos de sabbat pour le peuple de Dieu ; 4.10 car
celui qui est entré dans le repos de Dieu se repose aussi lui-même de
ses œuvres, comme Dieu des siennes propres. 4.11
Empressons-nous donc d'entrer dans ce repos, de peur que quelqu'un ne
tombe [en donnant] le même exemple de rébellion. 4.12 Car
elle est vivante la Parole de Dieu, et efficace, et plus tranchante
qu'aucune épée à deux tranchants, pénétrant jusqu'à la division de
l'âme et de l'esprit, des jointures et des mœlles, et jugeant des
pensées et des intentions du cœur ; 4.13 et
aucune créature n'est cachée devant elle mais toutes choses sont à nu
et entièrement à découvert aux yeux de celui à qui nous avons affaire. 4.14 Ayant
donc un grand Souverain Sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus
le Fils de Dieu, retenons notre profession ; 4.15 car
nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à
nos infirmités, mais [nous en avons] un qui a été tenté en toutes
choses par ressemblance, [mais] sans péché. 4.16
Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin que nous
recevions miséricorde, et que nous trouvions grâce pour [obtenir] un
secours opportun. ▲5.1 Car tout souverain
sacrificateur pris d'entre les hommes est établi pour les hommes dans
les choses qui se rapportent à Dieu, afin de présenter des offrandes et
des sacrifices pour les péchés, 5.2 étant
capable d'user d'indulgence envers ceux qui sont dans l'ignorance et
qui s'égarent, puisque lui-même aussi est environné d'infirmité. 5.3 Et à
cause de cette infirmité, il doit, à l'égard de lui-même, aussi bien
qu'à l'égard du peuple, présenter [le sacrifice] pour les péchés. 5.4 Et nul
ne s'attribue cet honneur, sinon celui qui est appelé de Dieu comme le
fut Aaron. 5.5 De même
aussi le Christ ne s'est point arrogé à lui-même la gloire d'être fait
Souverain Sacrificateur, mais [il la tient de] celui qui lui a dit : «
Tu es mon Fils, toi ; c'est moi qui t'ai engendré aujourd'hui » 5.6 comme
il dit aussi autre part : « Tu es sacrificateur éternellement selon
l'ordre de Melchisédec. » 5.7 C'est
lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté, avec cri véhément
et avec larmes, des supplications et des instances à celui qui pouvait
le sauver de la mort, et ayant été exaucé à l'égard de sa crainte bien
qu'étant Fils, 5.8 a
appris l'obéissance par les choses qu'il a souffertes ; 5.9 et
ayant été consommé, il est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent,
auteur d'un salut éternel, 5.10 ayant
été proclamé de Dieu Souverain Sacrificateur, selon l'ordre de
Melchisédec. 5.11 Sur
quoi nous avons à dire beaucoup de choses et des choses de difficile
interprétation, parce que vous êtes devenus paresseux d'oreilles. 5.12 Car
lorsque vous devriez, vu le temps, être docteurs, vous avez de nouveau
besoin qu'on vous enseigne quels sont les premiers éléments des oracles
de Dieu, et vous êtes devenus tels, que vous avez besoin de lait et non
de nourriture solide ; 5.13 car
quiconque en est au lait n'a pas l'expérience de la parole de justice,
car il est un petit enfant ; 5.14 mais
la nourriture solide est pour les hommes faits qui, à cause de
l'habitude, ont le sens exercé à discerner le bien et le mal. ▲6.1 C'est pourquoi, laissant la
parole du commencement du Christ, avançons vers l'état d'hommes faits
sans poser de nouveau le fondement de la conversion quant aux œuvres
mortes et de la foi envers Dieu, 6.2 de la
doctrine des baptêmes et de l'imposition des mains, et du relèvement
des morts, et du jugement éternel : 6.3 c'est
aussi ce que nous ferons, si toutefois Dieu le permet. 6.4 Car il
est impossible, quant à ceux qui ont été une fois éclairés, et qui ont
goûté du don céleste, et qui ont été faits participants de l'Esprit
saint 6.5 et qui
ont goûté de la bonne parole de Dieu et des puissances du siècle à
venir, 6.6 et qui
sont tombés, de les renouveler derechef à conversion, eux qui, pour
eux-mêmes, crucifient de nouveau le Fils de Dieu et l'exposent à
l'opprobre. 6.7 Car
lorsqu'une terre boit la pluie qui vient souvent sur elle et qu'elle
enfante une herbe propre à ceux pour qui elle est cultivée, elle reçoit
bénédiction de la part de Dieu ; 6.8 mais si
elle porte des épines et des chardons, elle est réprouvée et près de la
malédiction, et sa fin est d'être brûlée. 6.9 Mais
nous nous persuadons à votre sujet, bien-aimés, des choses meilleures
et convenables au salut, bien que nous parlions ainsi ; 6.10 car
Dieu n'est pas injuste, pour oublier votre œuvre et le travail de
l'amour que vous montrâtes pour son nom, quand vous avez servi les
saints et les servant [encore]. 6.11 Mais
nous désirons que chacun de vous montre le même empressement pour
[posséder] la pleine certitude de l'espérance jusqu'à la fin ; 6.12 de
sorte que vous ne deveniez point paresseux, mais que vous imitiez ceux
qui, par le moyen de la foi et de la patience, héritent des promesses. 6.13 Car
lorsque Dieu eut fait la promesse à Abraham, comme il ne pouvait jurer
par aucun [être] plus grand, il jura par lui-même, 6.14 en
disant : « Certainement en bénissant je te bénirai, et en multipliant
je le multiplierai » ; 6.15 et
ainsi, ayant usé de patience, il obtint la promesse. 6.16 Car
les hommes jurent par celui qui est plus grand [qu'eux], et le serment
est pour eux le terme de tout différend comme confirmation. 6.17 C'est
pourquoi, Dieu voulant montrer plus abondamment aux héritiers de la
promesse l'immuabilité de son conseil, intervint comme médiateur par un
serment ; 6.18 afin
que, par le moyen de deux choses immuables, dans lesquelles il est
impossible que Dieu mente, nous ayons une consolation puissante, nous
qui avons eu notre refuge à saisir l'espérance qui est devant [nous], 6.19
laquelle nous tenons comme une ancre de l'âme, [ancre] à la fois sûre
et ferme, et qui pénètre dans l'intérieur du voile, 6.20 où
Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait Souverain
Sacrificateur éternellement selon l'ordre de Melchisédec. ▲7.1 Car ce Melchisédec, roi de
Salem, sacrificateur du Dieu très-haut, qui alla au-devant d'Abraham
comme celui-ci s'en retournait de la défaite des rois, et qui le bénit ; 7.2 auquel
Abraham donna même pour sa part la dîme de toutes choses, et qui,
lorsqu'on traduit [son nom], est d'abord, sans doute, roi de justice,
et ensuite, de plus, roi de Salem (c'est-à-dire roi de paix) : 7.3 sans
père, sans mère, sans généalogie, n'ayant ni commencement de jours ni
fin de vie, mais assimilé au Fils de Dieu, [ce Melchisédec] demeure
sacrificateur à perpétuité. 7.4 Mais
considérez combien [est] grand, celui auquel Abraham, le patriarche,
donna même la dîme du butin 7.5 Et à la
vérité, ceux d'entre les fils de Lévi qui reçoivent la sacrificature,
ont, selon la loi, une ordonnance pour dîmer le peuple, c'est-à-dire
leurs frères, qui cependant sont issus des reins d'Abraham ; 7.6 mais
celui qui n'est point compté dans leur généalogie, a dîmé Abraham et a
béni celui qui avait les promesses. 7.7 Or,
sans contredit, ce qui est moindre est béni par ce qui est plus grand. 7.8 Et
tandis qu'ici, des hommes mortels reçoivent les dîmes, là, c'est celui
dont il est rendu témoignage qu'il est vivant. 7.9 Et pour
ainsi dire, dans la personne d'Abraham Lévi même qui reçoit les dîmes,
a été dîmé ; 7.10 car il
était encore dans les reins de son père, lorsque Melchisédec vint
au-devant de lui. 7.11 Si
donc il y avait eu consommation par le moyen du sacerdoce lévitique,
sous lequel, en effet, le peuple avait été constitué, quel besoin
encore qu'il s'élevât un autre sacrificateur selon l'ordre de
Melchisédec, et qu'il ne fût pas nommé selon l'ordre d'Aaron ? 7.12 Car le
sacerdoce étant déplacé, il y a aussi de nécessité un déplacement de
loi. 7.13 Car
celui duquel ces choses sont dites, a fait partie d'une autre tribu,
dont personne n'a été attaché à l'autel ; 7.14 car il
est manifeste que notre Seigneur s'est levé de Juda, tribu à l'égard de
laquelle Moïse n'a point parlé de sacerdoce. 7.15 Et
cela est encore beaucoup plus évident, s'il s'élève, selon la
ressemblance de Melchisédec, un autre sacrificateur, 7.16 qui
l'est devenu, non selon la loi d'un commandement charnel, mais selon la
puissance d'une vie impérissable. 7.17 Car il
rend ce témoignage : « Tu es sacrificateur éternellement, selon l'ordre
de Melchisédec. » 7.18 Il y a
bien en effet abolition du commandement précédent à cause de sa
faiblesse et de son inutilité 7.19 (car
la loi n'a rien consommé), mais introduction d'une meilleure espérance,
par le moyen de laquelle nous nous approchons de Dieu. 7.20 Et par
cela même que ce n'a point été sans serment 7.21 (car
tandis que ceux-là ont été faits sacrificateurs sans serment, celui-ci
l'a été avec serment par celui qui lui a dit : « Le Seigneur a juré et
il ne se repentira point : Tu es sacrificateur éternellement, selon
l'ordre de Melchisédec », 7.22 par
cela même Jésus a été fait le garant d'un testament d'autant plus
excellent. 7.23 Et
tandis que ceux-là ont été faits sacrificateurs en grand nombre, parce
que la mort les empêchait d'être permanents, 7.24
celui-ci, parce qu'il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui
ne se transmet point 7.25 C'est
pourquoi aussi il peut sauver entièrement ceux qui s'approchent de Dieu
par son moyen, étant toujours vivant pour intervenir en leur faveur. 7.26 Car il
nous convenait d'avoir un tel Souverain Sacrificateur, saint, innocent,
sans souillure, séparé des pécheurs, élevé plus haut que les cieux, 7.27 et
n'ayant pas chaque jour besoin, comme les souverains sacrificateurs,
d'offrir des sacrifices, premièrement pour ses propres péchés, ensuite
pour ceux du peuple ; vu qu'il l'a fait une fois pour toutes, en
s'offrant lui-même. 7.28 Car la
loi établit souverains sacrificateurs des hommes sujets à l'infirmité ;
mais la parole du serment prononcé après la loi, [établit] un Fils pour
toujours consommé. ▲8.1 Mais le point capital de ce
qui vient d'être dit, c'est que nous avons un tel Souverain
Sacrificateur, lequel s'est assis à la droite du trône de la Majesté
dans les cieux, 8.2
ministre du sanctuaire et de la véritable Tente, que le Seigneur a
dressée et non pas un homme. 8.3 Car
tout souverain sacrificateur est établi pour présenter des offrandes et
des sacrifices ; d'où il est nécessaire que celui-ci ait aussi quelque
chose à présenter. 8.4 Car,
s'il était sur la terre, il ne serait pas même sacrificateur ;
puisqu'il y a des sacrificateurs présentant les offrandes selon la loi, 8.5
lesquels font le culte à un symbole et à une ombre des [choses]
célestes, selon l'avertissement divin que reçut Moïse, lorsqu'il devait
confectionner la Tente : « Aie donc soin, dit-il, de faire toutes
choses d'après le modèle qui t'a été montré sur la montagne. » 8.6 Mais
maintenant, il a obtenu un ministère d'autant plus différent, qu'il est
aussi médiateur d'un testament supérieur, constitué sous des promesses
supérieures ; 8.7 car, si
ce premier-là avait été sans reproche, il n'y aurait pas eu lieu d'en
chercher un second ; 8.8 car, en
parlant avec reproche, il leur dit : « Voici que des jours viennent,
dit le Seigneur, et j'achèverai, en faveur de la maison d'Israël et de
la maison de Juda, une alliance nouvelle, 8.9 non pas
selon l'alliance que je fis pour leurs pères au jour que je les pris
par la main pour les faire sortir de la terre d'Égypte ; parce qu'ils
n'ont pas persévéré dans mon alliance et que moi je ne me suis plus
soucié d'eux, dit le Seigneur. 8.10 Car
c'est ici l'alliance que je ferai pour la maison d'Israël, après ces
jours-là, dit le Seigneur : En mettant mes lois dans leur entendement,
je les écrirai aussi sur leurs cœurs, et je leur serai pour Dieu, et
ils me seront pour peuple, 8.11 et ils
n'enseigneront point chacun leur prochain, ni chacun leur frère, en
disant : Connais le Seigneur ! parce que tous me connaîtront, depuis le
plus petit d'entre eux jusqu'au plus grand ; 8.12 parce
que je serai apaisé à l'égard de leurs injustices, et que je ne me
souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. ». 8.13 En la
disant nouvelle, il déclare ancienne la première. Or ce qui devient
ancien et qui vieillit est près de disparaître. ▲9.1 La première Tente sans
doute avait donc aussi des ordonnances de culte et le sanctuaire de ce
monde. 9.2 Car on
construisit la première Tente appelée le Sanctuaire, dans laquelle
étaient le candélabre, et la table, et la présentation des pains. 9.3 Et
au-delà du second voile était la Tente appelée le Sanctuaire du
sanctuaire, 9.4 ayant
un encensoir d'or, et l'arche de l'alliance couverte d'or de tous
côtés, dans laquelle était une urne d'or contenant la manne, et la
verge d'Aaron qui avait fleuri, et les plaques de l'alliance, 9.5 et
au-dessus de cette [arche], des chérubins de gloire couvrant de leur
ombre le propitiatoire ; sur quoi ce n'est pas le moment de parler en
détail. 9.6 Or ces
choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs qui accomplissent le
culte entrent bien continuellement dans la première Tente ; 9.7 mais,
dans la seconde [entre], une fois l'année, le souverain sacrificateur
seul, non sans avoir du sang à offrir pour lui-même et pour les erreurs
du peuple ; 9.8 le
Saint-Esprit faisant connaître ceci, que le chemin du sanctuaire
n'était pas encore manifesté pendant que la première Tente était encore
debout. 9.9 C'était
là une parabole en vue du temps présent, pendant lequel on offre des
offrandes et des sacrifices qui ne peuvent pas, quant à la conscience,
consommer celui qui rend un culte 9.10 en
relation seulement avec des aliments, et des breuvages, et différents
lavages et avec des ordonnances charnelles imposées jusqu'à un temps de
réformation 9.11 Mais
Christ s'avançant, Souverain Sacrificateur des biens à venir, à travers
la tente plus grande et plus parfaite qui n'est pas faite par des
mains, c'est-à-dire qui n'est pas de cette création, 9.12 est
entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, non par l'intermédiaire
du sang des boucs et des veaux, mais par celui de son propre sang,
ayant trouvé un rachat éternel 9.13 Car si
le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d'une génisse dont on
asperge ceux qui sont souillés, sanctifie quant à la pureté de la chair, 9.14
combien plus le sang du Christ, qui, par l'Esprit éternel, s'est offert
lui-même à Dieu, sans défaut, purifiera-t-il votre conscience des
œuvres mortes, pour que vous rendiez votre culte au Dieu vivant ! 9.15 Et
c'est pour cela qu'il est médiateur d'une alliance nouvelle, de sorte
qu'une mort arrivant pour [opérer] le rachat des transgressions
commises sous la première alliance ceux qui sont appelés reçoivent la
promesse de l'héritage éternel. 9.16 Car où
il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur
survienne ; 9.17 car
c'est en cas de mort qu'un testament est valable, puisqu'il n'a jamais
force tant que vit le testateur. 9.18 C'est
pourquoi le premier [testament] non plus, ne fut point inauguré sans du
sang. 9.19 Car
après que tous les commandements eurent été, selon la loi, proclamés à
tout le peuple par Moïse, il prit le sang des veaux et des boucs, avec
de l'eau et de la laine teinte en pourpre et de l'hysope, et il en
aspergea le livre même et tout le peuple, 9.20 en
disant : « Ceci est le sang du testament que Dieu a ordonné pour vous. » 9.21 Puis,
il aspergea pareillement avec le sang, et la Tente et tous les vases du
ministère ; 9.22 et
c'est par du sang que presque toutes choses sont purifiées selon la
loi, et sans effusion de sang il n'y a pas de pardon. 9.23 Il
était donc nécessaire que les symboles des choses qui sont dans les
cieux fussent purifiés de cette manière, mais que les choses célestes
elles-mêmes le fussent par de plus excellents sacrifices que ceux-là. 9.24 Car ce
n'est pas dans un sanctuaire fait par des mains, image correspondante
au véritable, que le Christ est entré, mais dans le ciel même, afin de
paraître maintenant devant la face de Dieu pour nous ; 9.25 et ce
n'est point afin de s'offrir lui-même plusieurs fois, comme le
souverain sacrificateur entre chaque année dans le sanctuaire avec un
sang étranger, 9.26
puisqu'il aurait fallu qu'il eût souffert plusieurs fois depuis la
fondation du monde ; mais maintenant il a été manifesté une fois, en
l'achèvement des siècles, pour l'abolition du péché, au moyen du
sacrifice de lui-même. 9.27 Et
comme ce qui est réservé aux hommes, c'est de mourir une fois ; après
quoi, jugement ; 9.28 ainsi
le Christ, ayant été offert une fois pour porter les péchés d'un grand
nombre, apparaîtra une seconde fois sans péché, à ceux qui l'attendent
à salut. ▲10.1 Car la loi, ayant l'ombre
des biens à venir, non l'image même des choses, ne peut jamais, par les
mêmes sacrifices qu'on offre perpétuellement chaque année, consommer
ceux qui s'approchent ; 10.2
autrement on aurait cessé de les offrir, parce que ceux qui rendent ce
culte, étant une fois purifiés, n'auraient plus eu aucune conscience de
[leurs] péchés ; 10.3 mais
au contraire, il y a chaque année dans ces [sacrifices] une
commémoration des péchés ; 10.4 car il
est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. 10.5 C'est
pourquoi, en entrant dans le monde, il dit : « Tu n'as pas voulu de
sacrifice, ni d'offrande, mais tu m'as formé un corps. 10.6 Tu
n'as pas pris plaisir aux holocaustes, ni [aux sacrifices] pour le
péché ; 10.7 alors
j'ai dit : Voici que je viens, est-il écrit à mon sujet dans le rouleau
du Livre, pour faire, ô Dieu, ta volonté. » 10.8 Ayant
dit plus haut : « Tu n'as point voulu de sacrifice, ni d'offrande, ni
d'holocaustes, ni [de sacrifice] pour le péché, et tu n'y as pas pris
plaisir » (choses qui sont offertes selon la loi), 10.9 alors
il a dit : « Voici que je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté : » il
abolit le premier, afin d'établir le second. 10.10 C'est
par cette volonté que nous avons été sanctifiés au moyen de l'offrande
du corps de Jésus-Christ, [faite] une fois pour toutes. 10.11 Et
tandis que tout sacrificateur se tient debout chaque jour, en exerçant
son ministère et en offrant plusieurs fois les mêmes sacrifices qui ne
peuvent jamais ôter les péchés, 10.12 quant
à celui-ci, après avoir offert pour les péchés un seul sacrifice à
perpétuité, il s'est assis à la droite de Dieu, 10.13
attendant désormais que ses ennemis soient mis pour marchepied de ses
pieds. 10.14 Car,
par une seule offrande, il a consommé à perpétuité ceux qui sont
sanctifiés 10.15 Et le
Saint-Esprit aussi nous rend témoignage ; car, après avoir dit
auparavant : 10.16 «
Voici l'alliance que je ferai en leur faveur après ces jours-là, dit le
Seigneur : En mettant mes lois dans leurs cœurs, je les écrirai aussi
dans leurs entendements, [il ajoute] : 10.17 Et je
ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. » 10.18 Or,
où il y a pardon de ces choses, il n'y a plus d'offrande au sujet du
péché. 10.19 Ayant
donc, frères, assurance pour entrer dans le sanctuaire par le sang de
Jésus, 10.20
chemin nouveau et vivant qu'il nous a inauguré au travers du voile
(c'est-à-dire de sa chair), 10.21 et
ayant un grand sacrificateur sur la maison de Dieu, 10.22
approchons-nous avec un cœur vrai, dans une pleine certitude de foi,
ayant, par aspersion, nos cœurs purifiés d'une mauvaise conscience, et
le corps baigné d'une eau pure. 10.23
Retenons la profession de l'espérance sans fléchir, car il est fidèle
celui qui a promis ; 10.24 et
prenons garde les uns aux autres, pour nous exciter à l'amour et aux
bonnes œuvres ; 10.25
n'abandonnant pas notre rassemblement, comme c'est la coutume de
quelques-uns, mais [nous y] exhortant, et d'autant plus que vous voyez
approcher le jour. 10.26 Car,
si nous péchons volontairement après avoir reçu la pleine connaissance
de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, 10.27 mais
une attente terrible de jugement et l'ardeur d'un feu qui doit dévorer
les adversaires. 10.28
Quelqu'un a-t-il rejeté la loi de Moïse, il meurt sans miséricorde sur
[la déposition de] deux ou trois témoins ; 10.29
pensez de quel pire supplice sera jugé digne celui qui aura foulé aux
pieds le Fils de Dieu, et qui aura regardé comme une chose commune le
sang du testament par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé
l'Esprit de la grâce ? 10.30 Car
nous connaissons celui qui a dit : « À moi la vengeance ! moi, je
rendrai la pareille, dit le Seigneur » ; et encore : « Le Seigneur
jugera son peuple. » 10.31 C'est
une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant. 10.32 Or
souvenez-vous des jours précédents, dans lesquels, après avoir été
éclairés, vous endurâtes un grand combat de souffrances, 10.33 soit
lorsque vous fûtes offerts en spectacle par des opprobres et des
tribulations, soit lorsque vous fûtes associés à ceux dont telle était
la vie. 10.34 Car
vous avez compati à mes liens, et vous avez accepté avec joie
l'enlèvement de vos biens, sachant que vous avez en vous-mêmes dans les
cieux, des biens meilleurs et permanents. 10.35 Ne
rejetez donc point votre assurance, qui a une grande rémunération. 10.36 Car
vous avez besoin d'attente patiente afin qu'après avoir fait la volonté
de Dieu, vous remportiez l'effet de la promesse. 10.37 Car
encore un peu, très peu de temps, [et] celui qui vient arrivera, et il
ne tardera pas. 10.38 Or «
le juste vivra par la foi » et s'il se retire, mon âme ne prend point
de plaisir en lui. 10.39 Quant
à nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour [leur]
perdition, mais de ceux qui croient pour l'acquisition de [leur] âme. ▲11.1 Or la foi est une substance
des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas. 11.2 Car
c'est par elle que les anciens ont reçu témoignage. 11.3 Par la
foi, nous comprenons que les siècles ont été formés par une parole de
Dieu, en sorte que les choses qu'on voit ne furent pas faites de choses
qui parussent. 11.4 Par la
foi, Abel offrit à Dieu un plus excellent sacrifice que Caïn ; par elle
il reçut le témoignage d'être juste, Dieu rendant témoignage au sujet
de ses offrandes, et par elle, quoique mort, il parle encore. 11.5 Par la
foi, Enoch fut transporté pour ne point voir la mort, et on ne le
trouva pas, parce que Dieu l'avait transporté ; car, avant sa
translation, il avait reçu le témoignage d'avoir été agréable à Dieu. 11.6 Or
sans la foi, il est impossible de [lui] être agréable ; car il faut que
celui qui s'approche de Dieu, croie qu'il existe et qu'il est
rémunérateur de ceux qui le recherchent. 11.7 Par la
foi, Noé, divinement averti au sujet des choses qu'on ne voyait point
encore, et saisi de crainte, construisit une arche pour le salut de sa
maison ; par elle il condamna le monde, et devint héritier de la
justice qui est selon la foi. 11.8 Par la
foi, Abraham, étant appelé, obéit, pour s'en aller dans le lieu qu'il
devait recevoir en héritage ; et il sortit sans savoir où il allait. 11.9 Par la
foi, il séjourna dans la terre de la promesse comme [dans une terre]
étrangère, logeant sous des tentes avec Isaac et Jacob, les cohéritiers
de la même promesse ; 11.10 car
il attendait la cité qui a les fondements, et dont Dieu est
l'architecte et l'ouvrier. 11.11 Par
la foi aussi, Sara elle-même reçut la puissance de concevoir, et elle
enfanta hors d'âge, parce qu'elle estima fidèle celui qui avait fait la
promesse. 11.12 C'est
pourquoi aussi, d'un seul, et qui de plus était amorti, fut engendrée
une multitude comme les étoiles du ciel et comme le sable du bord de la
mer qu'on ne peut compter. 11.13 C'est
selon la foi que tous ceux-ci moururent, sans avoir reçu l'effet des
promesses ; mais, après les avoir vues de loin, et crues, et saluées,
et avoir fait profession d'être étrangers et voyageurs sur la terre. 11.14 Car
ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu'ils recherchent une
patrie ; 11.15 et,
en effet, s'ils avaient eu le souvenir de celle d'où ils étaient
sortis, ils auraient eu le temps d'y retourner ; 11.16 mais
maintenant ils aspirent à une meilleure [patrie], c'est-à-dire à une
[patrie] céleste ; c'est pourquoi Dieu n'a point honte d'eux, [ni] de
s'appeler leur Dieu ; car il leur a préparé une cité. 11.17 Par
la foi, Abraham, étant tenté, offrit Isaac ; et celui qui avait reçu
les promesses offrit son unique, 11.18 à
l'égard duquel il avait été dit : « C'est en Isaac que te sera appelée
une postérité » 11.19 ayant
estimé que Dieu est puissant, même pour réveiller d'entre les morts ;
c'est pourquoi il le recouvra, même en figure 11.20 Par
la foi, Isaac bénit Jacob et Esaü, au sujet des choses à venir. 11.21 Par
la foi, Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph, et adora,
[appuyé] sur le bout de son bâton. 11.22 Par
la foi, Joseph, finissant ses jours, fit mention de la sortie des fils
d'Israël, et donna des ordres touchant ses os. 11.23 Par
la foi, Moïse, étant né, fut caché trois mois par ses parents, parce
qu'ils virent que l'enfant était beau ; et ils ne craignirent pas
l'édit du Roi. 11.24 Par
la foi, Moïse, devenu grand, renonça à être appelé fils de la fille de
Pharaon, 11.25
aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu, que d'avoir la
jouissance passagère du péché ; 11.26
estimant l'opprobre du Christ une richesse plus grande que les trésors
de l'Égypte, car il regardait à la rémunération. 11.27 Par
la foi, il quitta l'Égypte sans craindre le courroux du Roi ; car il
demeura ferme, comme voyant celui qui est invisible. 11.28 Par
la foi, il fit la Pâque et l'aspersion du sang, afin que celui qui
exterminait les premiers-nés ne touchât point les leurs 11.29 Par
la foi, ils passèrent par la mer Rouge comme au travers d'un lieu sec,
et les Égyptiens, voulant en faire l'épreuve, furent engloutis. 11.30 Par
la foi, les murs de Jéricho tombèrent, après qu'on en eut fait le tour
pendant sept jours. 11.31 Par
la foi, Rahab, la prostituée, ne périt point avec ceux qui furent
rebelles ; ayant reçu les espions en paix. 11.32 Et
que dirai-je encore ? car le temps me manquera si je parle de Gédéon,
et de Barac, et de Samson, et de Jephté, et de David, et de Samuel, et
des prophètes, 11.33 qui,
par le moyen de la foi, subjuguèrent des royaumes, exercèrent la
justice, obtinrent les promesses, fermèrent la gueule des lions, 11.34
éteignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l'épée,
furent rétablis de leurs infirmités, devinrent forts dans la guerre,
mirent en fuite les camps des étrangers. 11.35 Des
femmes recouvrèrent leurs morts par un relèvement. D'autres furent
torturés, n'acceptant pas la délivrance afin d'obtenir un meilleur
relèvement ; 11.36
tandis que d'autres passèrent par l'épreuve des moqueries et des
verges, et même des liens et de la prison : 11.37 ils
furent lapidés ; ils furent sciés ; ils furent tentés ; ils moururent
tués par l'épée ; ils errèrent çà et là, vêtus de peaux de brebis, de
peaux de chèvres, dénués de tout, affligés, maltraités, 11.38 eux
dont le monde n'était pas digne, égarés dans les déserts, et les
montagnes, et les cavernes, et les ouvertures de la terre. 11.39 Et
tous ceux-là, qui ont reçu témoignage par le moyen de la foi, n'ont pas
remporté l'effet de la promesse ; 11.40 Dieu
ayant pourvu à quelque chose de meilleur pour nous, afin qu'ils ne
fussent point consommés sans nous. ▲12.1 Ainsi donc, nous aussi,
puisque nous avons autour de nous une si grande nuée de témoins, ayant
déposé tout fardeau et le péché qui enveloppe facilement, courons avec
persévérance dans le combat qui est devant nous, 12.2
attachant nos yeux sur le prince et le consommateur de la foi, Jésus,
lequel, en vue de la joie qui était devant lui, endura la croix, ayant
méprisé la honte, et s'assit à la droite du trône de Dieu. 12.3
Considérez en effet celui qui a enduré de la part des pécheurs une
telle contradiction contre lui-même, afin que vous ne vous lassiez pas,
étant abattus dans vos âmes. 12.4 Vous
n'avez pas encore résisté jusqu'au sang en combattant contre le péché, 12.5 et
vous avez oublié l'exhortation qui s'adresse à vous comme à des fils :
« Mon fils, ne néglige pas la correction du Seigneur, et ne sois pas
abattu lorsqu'il te reprend ! 12.6 Car
c'est celui que le Seigneur aime qu'il corrige ; et il frappe de verges
tout fils qu'il reconnaît. » 12.7 Si
vous endurez la correction, Dieu se présente à vous comme à des fils ;
car quel est le fils qu'un père ne corrige pas ? 12.8 Mais
si vous êtes exempts d'une correction à laquelle tous ont part, vous
êtes donc des enfants bâtards et non des fils ! 12.9
D'ailleurs, nous avons eu pour nous corriger les pères de notre chair,
et nous les avons respectés ; ne serons-nous pas à bien plus forte
raison soumis au Père des esprits, et nous vivrons ? 12.10 Car
ceux-là corrigeaient pour peu de jours, comme ils le jugeaient
convenable ; mais celui-ci [le fait] pour notre avantage, afin que nous
ayons part à sa sainteté. 12.11 Or
toute correction semble d'abord être un sujet, non de joie, mais de
tristesse ; tandis qu'ensuite elle rend un fruit paisible de justice à
ceux qui ont été exercés par elle. 12.12 C'est
pourquoi, « redressez les mains affaiblies et les genoux paralysés » ; 12.13 et
faites avec vos pieds des traces droites afin que ce qui est boiteux ne
se détourne pas, mais que plutôt il soit guéri. 12.14
Poursuivez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle
personne ne verra le Seigneur ; 12.15
veillant à ce que, nul ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu'aucune
racine d'amertume, poussant en haut, n'occasionne du trouble et
n'infecte beaucoup de gens ; 12.16 à ce
qu'aucun ne soit fornicateur ou profane, comme Esaü, qui, pour un seul
aliment, vendit son droit d'aînesse. 12.17 Car
vous savez que, même voulant ensuite hériter de la bénédiction, il fut
réprouvé ; car, il ne trouva pas lieu à un changement de disposition,
quoiqu'il l'eût recherché avec larmes. 12.18 Car
vous ne vous êtes pas approchés d'une montagne qu'on touche avec la
main, ni d'un feu brûlant, ni d'un tourbillon, ni d'une obscurité, ni
d'une tempête, 12.19 ni
d'un son de trompette, ni d'une voix de paroles, [telle] que ceux qui
l'entendirent refusèrent que la parole leur fût adressée. 12.20 Car
ils ne supportaient pas ce qui était prescrit : « Si même une bête
touche la montagne, elle sera lapidée ou transpercée d'un trait. » 12.21 Et ce
qui apparaissait était si terrible, que Moïse dit : « Je suis épouvanté
et tout tremblant ! » 12.22 Mais
vous vous êtes approchés d'une montagne de Sion et d'une cité du Dieu
vivant ; d'une Jérusalem céleste et de myriades d'anges ; d'une réunion
solennelle 12.23 et
d'une assemblée de premiers-nés inscrits dans les cieux, et d'un juge
Dieu de tous, et d'esprits de justes consommés, 12.24 et
d'un Jésus, médiateur d'une nouvelle alliance et d'un sang d'aspersion
prononçant de meilleures choses qu'Abel. 12.25
Prenez garde de ne pas refuser celui qui parle ; car si ceux-là n'ont
point échappé qui refusèrent celui qui, sur la terre, leur parlait en
oracles, combien moins [échapperons-nous], si nous nous détournons de
celui qui [le fait] des cieux ! 12.26 lui
dont la voix alors ébranla la terre, mais qui maintenant a fait une
promesse, en disant : « Encore une fois, je remuerai non seulement la
terre, mais aussi le ciel. » 12.27 Or ce
[mot] « encore une fois » indique le déplacement des choses ébranlées,
en tant que choses qui ont été faites, afin que celles qui ne sont pas
ébranlées demeurent. 12.28 C'est
pourquoi, recevant un royaume inébranlable, retenons la grâce par le
moyen de laquelle nous rendions notre culte à Dieu d'une manière qui
lui soit agréable, avec respect et crainte. 12.29 « Car
notre Dieu aussi est un feu consumant. » ▲13.1 Que la fraternité demeure. 13.2
N'oubliez pas l'hospitalité ; car par elle, sans le savoir,
quelques-uns ont logé des anges. 13.3
Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez emprisonnés avec eux
; de ceux qui sont maltraités, comme étant aussi vous-mêmes dans un
corps. 13.4 Que le
mariage [soit] honorable entre tous, et le lit sans souillure ; mais
Dieu jugera les fornicateurs et les adultères. 13.5 [Que
vos] mœurs [soient] sans amour de l'argent, vous contentant de ce que
vous avez ; car lui-même a dit : « Certainement je ne te laisserai
point ; et certainement je ne t'abandonnerai point. » 13.6 De
sorte que nous disons avec assurance : « Le Seigneur est mon aide, et
je ne craindrai point ; que me fera l'homme ? » 13.7
Souvenez-vous de vos conducteurs, qui vous ont annoncé la parole de
Dieu ; et, considérant l'issue de leur conduite, imitez leur foi. 13.8
Jésus-Christ est le même hier, et aujourd'hui, et pour les siècles. 13.9 Ne
soyez pas portés çà et là par des doctrines diverses et étrangères, car
il est bon que le cœur soit affermi par la grâce et non par des
aliments, [observances] qui n'ont point profité à ceux qui y ont marché. 13.10 Nous
avons un autel dont ceux qui font le culte à la Tente n'ont pas le
droit de manger ; 13.11 car
quant aux animaux dont le sang est apporté au sujet du péché dans le
sanctuaire par l'entremise du souverain sacrificateur, leurs corps sont
consumés hors du camp ; 13.12 c'est
pourquoi Jésus aussi, afin qu'il sanctifiât le peuple par le moyen de
son propre sang, a souffert hors de la porte. 13.13
Sortons donc vers lui, hors du camp, en portant son opprobre ; 13.14 car
nous n'avons point ici une cité permanente, mais nous recherchons celle
qui est à venir. 13.15 Par
son moyen donc, offrons continuellement à Dieu un sacrifice de louange,
c'est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. 13.16 Mais
n'oubliez pas la bienfaisance et la communication [de vos biens] ; car
Dieu prend plaisir à de tels sacrifices. 13.17
Obéissez à vos conducteurs, et ayez pour eux de la déférence ; car ils
veillent pour vos âmes, comme devant rendre compte ; afin qu'ils le
fassent avec joie, et non pas en gémissant ; car cela [vous] serait
désavantageux. 13.18 Priez
pour nous ; car nous sommes assurés que nous avons une bonne
conscience, voulant, en toutes choses nous bien conduire. 13.19 Mais
je vous exhorte d'autant plus à le faire, afin que je vous sois rendu
plus tôt. 13.20 Or
que le Dieu de la paix, qui a fait monter d'entre les morts le grand
berger des brebis, par le sang d'une alliance éternelle notre Seigneur
Jésus, 13.21 vous
forme à toute bonne œuvre, pour faire sa volonté, faisant en vous ce
qui est agréable devant lui, par le moyen de Jésus-Christ, auquel
[soit] la gloire aux siècles des siècles, amen ! 13.22 Or je
vous exhorte, frères ; supportez cette parole d'exhortation ; car aussi
est-ce brièvement que je vous ai écrit. 13.23 Vous
savez que le frère Timothée est relâché ; je vous verrai avec lui, s'il
vient bientôt. 13.24
Saluez tous vos conducteurs et tous les saints. Ceux d'Italie vous
saluent. 13.25 Que
la grâce soit avec vous tous, amen !