▲1.1 Paul, esclave de
Jésus-Christ, Envoyé appelé, mis à part en vue de la bonne nouvelle de
Dieu, 1.2 qu'il
avait promise auparavant par le moyen de ses prophètes dans les
Écritures Saintes, 1.3
touchant son Fils, qui, selon la chair, est provenu de la postérité de
David ; 1.4 qui,
selon l'Esprit de sainteté, a été déterminé Fils de Dieu en puissance
par le relèvement d'entre les morts ; Jésus-Christ notre Seigneur, 1.5 au
moyen duquel nous avons reçu grâce et mission, afin de [produire], pour
son nom, l'obéissance de la foi parmi toutes les nations, 1.6 d'entre
lesquelles vous êtes, vous aussi, des appelés de Jésus-Christ ; 1.7 à tous
ceux qui sont à Rome, bien-aimés de Dieu, appelés, saints ; à vous,
grâce et paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ 1.8 Et
d'abord, je rends grâces à mon Dieu par Jésus-Christ, pour vous tous,
de ce que votre foi est publiée dans le monde entier. 1.9 Car
Dieu, à qui je rends culte en mon esprit, dans la bonne nouvelle de son
Fils, m'est témoin que sans cesse je fais mémoire de vous, 1.10
demandant toujours dans mes prières d'aller vers vous, s'il est dans la
volonté de Dieu de m'en faciliter enfin le chemin de quelque manière. 1.11 Car je
désire fort de vous voir, afin de vous transmettre quelque don de grâce
spirituel, pour que vous soyez affermis, 1.12
c'est-à-dire, pour que nous soyons consolés ensemble au milieu de vous
par le moyen de la foi qui nous est commune à vous et à moi. 1.13 Or je
ne veux pas, frères, que vous ignoriez que je me suis souvent proposé
d'aller vers vous, afin de recueillir aussi quelque fruit parmi vous
comme parmi les autres nations, et que j'en ai été empêché jusqu'à
présent. 1.14 Je
suis débiteur des Grecs et des barbares, des sages et des insensés. 1.15 Ainsi,
autant qu'il est en moi, je suis tout prêt à vous annoncer aussi la
bonne nouvelle, à vous qui êtes à Rome. 1.16 En
effet, je n'ai point honte de la bonne nouvelle du Christ, car elle est
une puissance de Dieu à salut pour tout croyant, pour le Juif
premièrement, puis pour le Grec ; 1.17 car la
justice de Dieu s'y révèle [comme] venant de la foi pour la foi selon
qu'il est écrit : « Or le juste vivra par la foi. » 1.18 Car la
colère de Dieu se révèle du ciel sur toute impiété et toute injustice
des hommes, qui retiennent la vérité dans l'injustice ; 1.19 parce
que ce qu'on peut connaître de Dieu est manifeste parmi eux, vu que
Dieu le leur a manifesté. 1.20 Car
depuis la création du monde, ce qu'on ne peut voir de lui, et sa
puissance éternelle et sa divinité, se voit clairement étant considéré
dans ses ouvrages, pour que [les hommes] soient inexcusables ; 1.21 parce
qu'ayant connu Dieu, ils ne l'ont point glorifié comme Dieu et ne lui
ont point rendu grâces ; mais ils sont devenus futiles dans leurs
pensées, et leur cœur sans intelligence a été rempli de ténèbres. 1.22
Prétendant être sages, ils sont devenus fous ; 1.23 et ils
ont changé la gloire du Dieu incorruptible en la ressemblance d'images
de l'homme corruptible et d'oiseaux et de quadrupèdes et de reptiles. 1.24 C'est
pourquoi aussi Dieu les a livrés, dans les convoitises de leurs cœurs,
à l'impureté, pour déshonorer entre eux leurs propres corps, 1.25 eux
qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont rendu honneur
et culte à la créature, au lieu du Créateur qui est béni pour les
siècles, amen. 1.26 C'est
pourquoi Dieu les a livrés à des passions honteuses. Car, parmi eux,
les femmes ont changé l'usage naturel en celui qui est contre nature. 1.27 De
même aussi, les hommes, laissant l'usage naturel de la femme, ont été
embrasés dans leurs désirs les uns pour les autres, accomplissant
l'infamie, mâles avec mâles, et recevant en eux-mêmes le salaire de
leur égarement, tel qu'il le fallait. 1.28 Et
comme ils n'ont pas trouvé bon de connaître Dieu pleinement Dieu les a
livrés à un entendement réprouvé, pour pratiquer ce qui n'est point
convenable, 1.29 étant
remplis de toute espèce d'injustice, de fornication, de méchanceté,
d'avarice, de malice ; pleins d'envie, de meurtre, de dispute, de
fraude, de mauvais soupçons ; délateurs, 1.30
médisants, haïssant Dieu outrageux, orgueilleux, fanfarons, ingénieux
pour le mal, rebelles à leurs parents ; 1.31 sans
intelligence, sans bonne foi, sans affection, implacables, sans
miséricorde ; 1.32
lesquels ayant connu l'ordonnance de Dieu, [savoir] que ceux qui font
de telles choses sont dignes de mort, non seulement les pratiquent,
mais encore donnent leur assentiment à ceux qui les font. ▲2.1 C'est pourquoi tu es
inexcusable, ô homme ! qui que tu sois, qui juges ; car, en ce que tu
juges les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu
fais les mêmes choses. 2.2 Or nous
savons que le jugement de Dieu est selon la vérité contre ceux qui font
de telles choses. 2.3 Et
penses-tu, ô homme qui juges ceux qui font de telles choses, et qui les
pratiques, que tu échapperas au jugement de Dieu ? 2.4 Ou
méprises-tu la richesse de sa bonté et de son support et de sa
longanimité, ne connaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la
conversion ? 2.5 Mais,
par ta dureté et par ton cœur qui ne se convertit pas, tu t'amasses un
trésor de colère pour le jour de la colère et de la révélation du juste
jugement de Dieu, 2.6 qui
rendra à chacun selon ses œuvres : 2.7 à ceux
qui, dans la persévérance à bien faire, cherchent la gloire et
l'honneur et l'incorruptibilité, une vie éternelle ; 2.8 mais
pour ceux qui sont hommes de contention, et qui, rebelles à la vérité,
obéissent à l'injustice, courroux et colère. 2.9
Tribulation et angoisse sur toute âme d'homme qui accomplit le mal,
pour le Juif premièrement, puis pour le Grec ; 2.10 mais
gloire et honneur et paix pour tout homme qui fait le bien, pour le
Juif premièrement, puis pour le Grec. 2.11 Car
auprès de Dieu il n'y a point d'égard à l'apparence des personnes. 2.12 Car
tous ceux qui ont péché sans loi, périront aussi sans loi ; et tous
ceux qui ont péché sous une loi, seront jugés par le moyen d'une loi. 2.13 Car ce
ne sont pas les auditeurs de la loi qui sont justes auprès de Dieu,
mais ce sont les observateurs de la loi qui seront justifiés, 2.14 car,
lorsque les [gens des] nations qui n'ont point [la] loi pratiquent
naturellement les choses de la loi, ces hommes qui n'ont point de loi
sont loi à eux-mêmes. 2.15 Ils
montrent ainsi l'œuvre de la loi écrite dans leurs cœurs, leur
conscience rendant aussi témoignage, et leurs réflexions [les] accusant
ou [les] excusant tour à tour, 2.16 dans
le jour où Dieu jugera les choses secrètes des hommes selon ma bonne
nouvelle, par Jésus-Christ.. 2.17 Voici
que tu portes le nom de Juif et que tu te reposes entièrement sur la
loi ; tu te glorifies en Dieu, 2.18 et tu
connais sa volonté et tu discernes ce qu'il y a de meilleur étant
instruit d'après la loi ; 2.19 et tu
te persuades d'être le guide des aveugles, lumière de ceux qui sont
dans les ténèbres, 2.20
instituteur des ignorants, docteur des petits enfants, ayant la forme
de la connaissance et de la vérité dans la loi ! 2.21 Toi
donc qui en enseignes d'autres, tu ne t'enseignes pas toi-même ! toi
qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes ! 2.22 toi
qui dis de ne pas commettre adultère, tu commets adultère ! toi qui as
en abomination les idoles, tu commets des sacrilèges 2.23 toi
qui te glorifies en la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de
la loi ! 2.24 Car le
nom de Dieu est blasphémé à cause de vous parmi les nations, comme il
est écrit. 2.25 Il est
vrai que la circoncision est utile si tu observes [la] loi ; mais si tu
es transgresseur de [la] loi, ta circoncision devient incirconcision. 2.26 Si
donc l'incirconcision garde les ordonnances de la loi, son
incirconcision ne sera-t-elle pas comptée comme circoncision ; 2.27 et
l'incirconcision de nature qui accomplit la loi, ne te jugera-t-elle
pas, toi qui, avec la lettre et la circoncision, es un transgresseur de
[la] loi ? 2.28 Car le
Juif n'est pas celui qui l'est extérieurement, et la circoncision n'est
pas celle qui est extérieurement en la chair ; 2.29 mais
le Juif est celui qui l'est dans le secret, et la circoncision est du
cœur, par l'Esprit et non par la lettre la louange de ce [Juif] ne
vient pas des hommes, mais de Dieu. ▲3.1 Quel est donc l'avantage du
Juif ? ou quelle est l'utilité de la circoncision ? 3.2 C'est
une grande chose de toute manière ; et tout d'abord en ce que les
oracles de Dieu leur ont été confiés. 3.3 Quoi
donc, si quelques-uns n'ont pas cru, leur incrédulité rendra-t-elle
impuissante la fidélité de Dieu ? 3.4
Qu'ainsi n'advienne ! mais que Dieu soit vrai et tout homme menteur !
selon qu'il est écrit : « Afin que tu sois justifié dans tes paroles,
et que tu sois vainqueur quand tu es jugé » 3.5 Et si
notre injustice relève la justice de Dieu, que dirons-nous ? N'est-il
pas injuste le Dieu qui inflige la colère ? je parle selon l'homme. 3.6
Qu'ainsi n'advienne ! autrement, comment Dieu jugera-t-il le monde ? 3.7 Que si
par mon mensonge la vérité de Dieu a abondé à sa gloire, pourquoi
suis-je encore jugé comme pécheur, moi ? 3.8 Et
pourquoi [ne disons-nous pas], comme on nous calomnie et comme
quelques-uns prétendent que nous disons : faisons le mal afin que
vienne le bien ? Gens dont le jugement est juste. 3.9 Quoi
donc, nous faisons-nous plus excellents ? Non, en aucune façon, car
nous avons ci-devant accusé et Juifs et Grecs, d'être tous sous le
péché, 3.10 selon
qu'il est écrit : « Il n'y a point de juste, pas même un seul. 3.11 Il n'y
a personne qui ait de l'intelligence ; il n'y a personne qui recherche
Dieu. 3.12 Tous
se sont égarés, ils sont en même temps devenus inutiles ; il n'y a
personne qui exerce la bonté, il n'y en a pas même un seul. 3.13 Leur
gosier est un sépulcre ouvert ; ils ont trompé de leurs langues. Un
venin d'aspic est sous leurs lèvres. 3.14 Leur
bouche est pleine de malédiction et d'amertume. 3.15 Leurs
pieds sont agiles pour verser le sang. 3.16 La
destruction et la misère sont dans leurs chemins, 3.17 et ils
n'ont point connu le chemin de la paix. 3.18 La
crainte de Dieu n'est point devant leurs yeux. » 3.19 Or
nous savons que tout ce que la loi dit, elle l'adresse à ceux qui sont
sous la loi, afin que toute bouche soit fermée et que tout le monde
soit sous la condamnation devant Dieu, 3.20
attendu que par des œuvres de loi nulle chair ne sera justifiée devant
lui ; car c'est par le moyen de la loi que [l'on a] la pleine
connaissance du péché. 3.21 Mais
maintenant, c'est sans loi qu'une justice de Dieu est manifestée (la
loi et les prophètes lui rendant témoignage), 3.22 mais
une justice de Dieu par le moyen de la foi en Jésus-Christ, pour tous
ceux et sur tous ceux qui croient. Car il n'y a point de différence, 3.23
puisque tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, 3.24 étant
justifiés gratuitement, par sa grâce, par le moyen du rachat qui est
dans le Christ, Jésus ; 3.25 que
Dieu a d'avance établi propitiation au moyen de la foi en son sang ; 3.26 [et
cela] afin de montrer sa justice, à cause de la tolérance des péchés
précédents, pendant le support de Dieu ; pour montrer, [dis-je], sa
justice dans le temps présent, afin qu'il soit juste lui-même et
justifiant celui qui est de la foi en Jésus. 3.27 Où
donc est le sujet de se glorifier ? Il est exclu. Par le moyen de
quelle loi ? Des œuvres ? non, mais par le moyen d'une loi de foi. 3.28 Nous
pensons donc que l'homme est justifié par la foi sans œuvres de loi. 3.29 Dieu
est-il [le Dieu] des Juifs seulement ? ne l'est-il pas aussi des
nations ? 3.30 Oui,
aussi des nations ; puisqu'il n'y a qu'un seul Dieu qui justifiera la
circoncision par la foi et l'incirconcision par le moyen de la foi. 3.31
Rendons-nous donc impuissante [la] loi par le moyen de la foi ?
Qu'ainsi n'advienne ! au contraire, nous établissons [la] loi. ▲4.1 Que dirons-nous donc
qu'Abraham notre père a trouvé selon la chair ? 4.2 Car si
Abraham fut justifié d'après des œuvres, il a sujet de se glorifier,
mais non devant Dieu. 4.3 Que dit
en effet l'Écriture ? « Abraham crut Dieu, et ce lui fut imputé à
justice. » 4.4 Or, à
celui qui travaille, le salaire n'est pas imputé à titre de grâce, mais
à titre de dette ; 4.5 et
quant à celui qui ne travaille point, mais qui croit en celui qui
justifie l'impie, sa foi lui est imputée à justice. 4.6 De même
aussi David déclare le bonheur de l'homme à qui Dieu impute la justice
sans œuvres 4.7 «
Bienheureux ceux dont les iniquités ont été pardonnées, et dont les
péchés ont été couverts ! 4.8
bienheureux l'homme à qui le Seigneur n'aura point imputé le péché. » 4.9 Cette
déclaration de bonheur concerne-t-elle donc la circoncision, ou
concerne-t-elle aussi l'incirconcision ? Car nous disons que la foi
d'Abraham lui fut imputée à justice. 4.10
Comment donc lui fut-elle imputée ? Lorsqu'il était dans la
circoncision ou dans l'incirconcision ? Non point dans la circoncision,
mais dans l'incirconcision. 4.11 Et il
reçut le signe de la circoncision comme sceau de la justice de la foi
qu'il avait eue dans l'incirconcision, pour qu'il fût le père de tous
ceux qui croient quoique dansl'incirconcision (afin que la justice leur
fût imputée à eux aussi), 4.12 et le
père de la circoncision, pour ceux qui non seulement sont de la
circoncision, mais aussi qui marchent sur les traces de la foi que
notre père Abraham avait eue dans l'incirconcision. 4.13 Car ce
ne fut pas par le moyen d'une loi que [fut faite] à Abraham ou à sa
postérité la promesse qu'il serait héritier du monde ; mais ce fut par
le moyen de la justice de la foi. 4.14 Car si
les héritiers le sont par la loi, la foi est rendue vaine et la
promesse devient sans valeur, 4.15 vu que
la loi produit la colère ; car où il n'y a point de loi, il n'y a point
non plus de transgression. 4.16 C'est
pourquoi [c'est] par la foi, afin que [ce soit] selon la grâce, pour
que la promesse soit assurée à toute la postérité non à celle qui
[l'est] par la loi seulement, mais aussi à celle qui [l'est] par la foi
d'Abraham, lequel, 4.17 selon
qu'il est écrit : « Je t'ai établi père de beaucoup de nations », est
le père de nous tous devant le Dieu devant qui il a cru, lui qui fait
vivre les morts et qui appelle les choses qui ne sont point comme si
elles étaient. 4.18 Contre
espérance mais avec espérance, il crut en vue de devenir père de
beaucoup de nations, selon ce qui avait été dit : « Ainsi sera ta
postérité » ; 4.19 et
n'ayant point faibli dans la foi, il ne regarda pas à son corps déjà
amorti, vu qu'il avait près de cent ans, ni à l'amortissement des
organes de Sara ; 4.20 et il
n'eut point d'hésitation sur la promesse de Dieu par incrédulité, mais
il fut fortifié dans la foi, donnant gloire à Dieu, 4.21 et
pleinement persuadé que, ce qu'il a promis, il est puissant aussi pour
l'accomplir. 4.22 C'est
pourquoi aussi ce lui fut imputé à justice. 4.23 Or ce
n'est pas à cause de lui seul qu'il a été écrit que ce lui fut imputé ; 4.24 mais
c'est aussi à cause de nous à qui ce sera imputé, à nous qui croyons en
celui qui a réveillé d'entre les morts Jésus notre Seigneur, 4.25 qui
fut livré à cause de nos offenses et qui se réveilla à cause de notre
justification. ▲5.1 Étant donc justifiés par
l'effet de la foi, nous avons la paix auprès de Dieu par le moyen de
notre Seigneur Jésus-Christ, 5.2 par le
moyen duquel aussi nous avons eu accès par la foi à cette grâce dans
laquelle nous nous tenons fermes, et nous nous glorifions dans
l'espérance de la gloire de Dieu. 5.3 Et non
seulement [cela], mais encore nous nous glorifions dans les
tribulations, sachant que la tribulation produit une attente patiente, 5.4 et
l'attente patiente, de l'expérience, et l'expérience, de l'espérance. 5.5 Or
l'espérance ne rend point confus, parce que l'amour de Dieu est répandu
dans nos cœurs par le moyen de l'Esprit saint qui nous a été donné. 5.6 Car,
lorsque nous étions encore sans force, Christ mourut en [son] temps
pour des impies. 5.7 Car à
peine quelqu'un mourrait-il pour un juste. Pour l'homme de bien en
effet, peut-être quelqu'un aurait-il encore le courage de mourir ; 5.8 mais
Dieu montre son amour envers nous, puisque, alors que nous étions
encore des pécheurs, Christ mourut pour nous. 5.9 À bien
plus forte raison donc, justifiés maintenant par son sang, serons-nous
sauvés de la colère par son moyen ; 5.10 car
si, étant ennemis, nous fûmes réconciliés avec Dieu au moyen de la mort
de son Fils, à bien plus forte raison, ayant été réconciliés,
serons-nous sauvés par sa vie. 5.11 Et non
seulement [réconciliés], mais encore nous glorifiant en Dieu par notre
Seigneur Jésus-Christ, par le moyen duquel nous avons maintenant reçu
la réconciliation. 5.12 C'est
pourquoi, comme par un seul homme le péché entra dans le monde, et par
le péché la mort, de même aussi la mort parvint sur tous [les] hommes ;
par quoi tous péchèrent. 5.13 Car
jusqu'à la loi, le péché était dans le monde ; mais le péché n'est pas
porté en compte quand il n'y a point de loi. 5.14
Cependant la mort régna depuis Adam jusqu'à Moïse, même sur ceux qui ne
péchèrent pas par une transgression semblable à celle d'Adam, lequel
est un type de celui qui devait venir. 5.15 Mais
il n'en est pas du don de grâce comme de l'offense. Car si, par
l'offense d'un seul, beaucoup d'hommes sont morts, à bien plus forte
raison la grâce de Dieu et le don par la grâce, celle du seul homme
Jésus-Christ, ont abondé sur beaucoup d'hommes. 5.16 Et il
n'en est pas du don comme [de ce qui est arrivé] par le moyen d'un seul
qui a péché ; car, tandis que le jugement en condamnation vient d'un
seul, le don de grâce vient de beaucoup d'offenses en justification ; 5.17 car
si, par l'offense d'un seul, la mort a régné par le moyen de ce seul, à
bien plus forte raison ceux qui reçoivent l'abondance de la grâce et du
don de la justice, régneront-ils dans la vie par le moyen du seul
Jésus-Christ. 5.18 Ainsi
donc, comme par une seule offense [le jugement est venu] sur tous [les]
hommes en condamnation, de même aussi, par une seule justification [le
don est venu] sur tous [les] hommes en justification de vie. 5.19 Car de
même que par le moyen de la désobéissance d'un seul homme, beaucoup
d'hommes ont été constitués pécheurs, de même aussi par le moyen de
l'obéissance d'un seul, beaucoup d'hommes seront constitués justes. 5.20 Or la
loi est survenue, afin que l'offense se multipliât ; et où le péché
s'est multiplié, la grâce a surabondé ; 5.21 afin
que, comme le péché a régné dans la mort, ainsi la grâce régnât par la
justice, pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur. ▲6.1 Que dirons-nous donc ?
Demeurerons-nous dans le péché, afin que la grâce se multiplie ? 6.2
Qu'ainsi n'advienne ! nous qui mourûmes au péché, comment y
vivrions-nous encore ? 6.3
Ignorez-vous que nous tous, qui fûmes baptisés pour le Christ, Jésus,
nous fûmes baptisés pour sa mort ? 6.4 Nous
fûmes donc ensevelis avec lui, par le moyen du baptême, pour la mort,
afin que comme Christ se réveilla d'entre les morts par la gloire du
Père, de même nous aussi nous marchassions en nouveauté de vie. 6.5 Car si
nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa
mort, nous le serons aussi [par la conformité] à son relèvement ; 6.6
connaissant ceci, que notre vieil homme fut crucifié avec lui, afin que
le corps du péché fût privé de sa puissance, pour que nous ne soyons
plus esclaves du péché ; 6.7 car
celui qui mourut est libéré du péché. 6.8 Or si
nous mourûmes avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec
lui ; 6.9 sachant
que Christ réveillé d'entre les morts ne meurt plus ; la mort n'a plus
domination sur lui. 6.10 Car en
ce qu'il mourut, il mourut par le péché une seule fois ; et en ce qu'il
vit, il vit par Dieu. 6.11 De
même vous aussi, estimez que vous êtes morts par le péché, mais vivants
par Dieu dans le Christ, Jésus notre Seigneur. 6.12 Que le
péché ne règne donc point en votre corps mortel, pour lui obéir dans
les convoitises de celui-ci ; 6.13 et ne
présentez pas vos membres au péché comme des instruments d'injustice ;
mais présentez-vous vous-mêmes à Dieu comme de morts devenus vivants,
et vos membres à Dieu, comme des instruments de justice. 6.14 Car le
péché n'aura pas domination sur vous, parce que vous n'êtes pas sous la
loi, mais sous la grâce. 6.15 Quoi
donc ? pécherons-nous, parce que nous ne sommes pas sous [la] loi, mais
sous [la] grâce ? Qu'ainsi n'advienne ! 6.16 Ne
savez-vous pas que si vous vous présentez à quelqu'un comme esclaves
pour [lui] obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit
du péché pour la mort, soit de l'obéissance pour la justice ? 6.17 Mais
grâces à Dieu, de ce que vous, qui étiez esclaves du péché, vous avez
obéi de cœur au modèle de doctrine qui vous a été transmis ! 6.18 Or,
ayant été rendus libres du péché, vous avez été asservis à la justice.
Je parle à la manière des hommes, à cause de l'infirmité de votre chair. 6.19 Car,
de même que vous avez présenté vos membres comme esclaves à l'impureté
et à l'iniquité, pour l'iniquité ; ainsi maintenant, présentez vos
membres comme esclaves à la justice, en sanctification. 6.20 Car,
lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l'égard de la
justice. 6.21 Quel
fruit aviez-vous donc alors des choses dont maintenant vous avez honte,
car leur fin, est la mort ? 6.22 Mais
maintenant, rendus libres du péché et asservis à Dieu, vous avez votre
fruit en sanctification et pour fin la vie éternelle. 6.23 Car la
solde du péché, c'est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c'est la
vie éternelle, dans le Christ, Jésus, notre Seigneur. ▲7.1 Ou bien, ignorez-vous,
frères (car je parle à ceux qui savent [ce que c'est qu'une] loi), que
la loi a domination sur l'homme aussi longtemps qu'il est vivant ? 7.2 Car la
femme en puissance de mari est liée par la loi à son mari vivant ;
mais, si le mari meurt, elle est dégagée de la loi du mari. 7.3 Ainsi
donc, le mari étant vivant, elle est déclarée adultère si elle passe à
un autre mari ; mais si le mari meurt, elle est libre à l'égard de la
loi, en sorte qu'elle n'est point adultère en passant à un autre mari. 7.4 C'est
ainsi, mes frères, que vous aussi vous fûtes mis à mort par la loi au
moyen du corps du Christ, pour que vous fussiez à un autre, à celui qui
s'est réveillé d'entre les morts, afin que nous portassions des fruits
pour Dieu. 7.5 Car,
lorsque nous étions en la chair, les passions des péchés, occasionnées
par la loi, déployaient leur efficace dans nos membres de manière à
porter des fruits pour la mort ; 7.6 mais
maintenant nous avons été dégagés de la loi, celui en qui nous étions
retenus étant mort ; en sorte que nous sommes esclaves en nouveauté
d'esprit, et non par une lettre vieillie 7.7 Que
dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Qu'ainsi n'advienne ! au
contraire, je ne connus le péché que par le moyen de la loi ; car je
n'aurais pas connu la convoitise, si la loi ne disait : « Tu ne
convoiteras point. » 7.8 Mais,
saisissant l'occasion, le péché produisit en moi, par le moyen du
commandement, toute espèce de convoitise ; car sans loi, le péché est
mort. 7.9 Pour
moi, je vivais, [étant] autrefois sans loi ; mais quand vint le
commandement, le péché reprit vie, et moi je mourus ; 7.10 et il
se trouva, quant à moi, que le commandement même qui [allait], à la
vie, [alla] à la mort. 7.11 Car le
péché ayant saisi l'occasion, me séduisit par le commandement, et me
tua par son moyen. 7.12 En
sorte que la loi est sainte, et le commandement saint, et juste, et bon. 7.13 Ce qui
est bon est-il donc devenu pour moi une mort ? Qu'ainsi n'advienne !
mais c'est le péché, afin qu'il parût péché en me causant la mort par
le moyen de ce qui est bon ; afin que le péché devînt excessivement
pécheur par le moyen du commandement. 7.14 Car
nous savons que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel,
vendu et assujetti au péché. 7.15 En
effet ce que j'accomplis, je ne le comprends pas ; car ce que je veux,
je ne le fais pas, mais ce que je hais, je le pratique. 7.16 Or si
ce que je ne veux pas, je le pratique, je suis d'accord avec la loi
qu'elle est bonne ; 7.17 et
maintenant ce n'est plus moi qui accomplis cela, mais le péché habitant
en moi. 7.18 Car je
sais qu'en moi, c'est-à-dire en ma chair, il n'habite pas de bien ; car
le vouloir est à ma portée mais le [moyen] d'accomplir le bien, je ne
le trouve pas. 7.19 Car le
bien que je veux, je ne le pratique pas ; mais le mal que je ne veux
pas, je le fais. 7.20 Et si
ce que je ne veux pas, je le pratique, ce n'est plus moi qui accomplis
cela, mais le péché habitant en moi. 7.21 Je
trouve donc cette loi sur moi, que, voulant pratiquer le bien, c'est le
mal qui est à ma portée 7.22 Car je
prends plaisir à la loi de Dieu selon l'homme intérieur ; 7.23 mais
je vois dans mes membres une autre loi qui combat contre la loi de mon
entendement et qui me rend captif de la loi du péché, laquelle est dans
mes membres. 7.24
Malheureux homme que je suis ! qui me délivrera du corps de cette mort ? 7.25 Je
rends grâces à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi donc,
moi-même, par l'entendement, je suis l'esclave d'une loi de Dieu, mais
par la chair, d'une loi de péché. ▲8.1 Il n'y a donc maintenant
aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ, Jésus, marchant
non selon la chair, mais selon l'Esprit. 8.2 Car la
loi de l'Esprit de la vie [qui est] dans le Christ, Jésus, m'a rendu
libre de la loi du péché et de la mort ; 8.3 car,
chose impossible à la loi parce qu'elle était sans force par l'effet de
la chair, Dieu ayant envoyé son Fils en ressemblance de chair de péché
et au sujet du péché, condamna le péché dans la chair, 8.4 afin
que l'ordonnance de la loi fût accomplie en nous qui marchons, non
selon la chair, mais selon l'Esprit. 8.5 Car
ceux qui sont selon la chair, ont leurs pensées aux choses de la chair
; mais ceux qui sont selon l'Esprit, [les ont] aux choses de l'Esprit. 8.6 Car la
pensée de la chair est mort, mais la pensée de l'Esprit, vie et paix ; 8.7 parce
que la pensée de la chair est inimitié contre Dieu, car elle ne se
soumet point à la loi de Dieu, car aussi elle ne le peut. 8.8 Or ceux
qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu. 8.9 Et vous
n'êtes pas dans la chair, mais dans l'Esprit ; si du moins l'Esprit de
Dieu habite en vous. Or si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ,
celui-là n'est point à lui. 8.10 Et si
le Christ est en vous, bien que le corps soit mort à cause du péché,
l'Esprit est vie à cause de la justice ; 8.11 et si
l'Esprit de celui qui a réveillé Jésus d'entre les morts habite en
vous, celui qui a réveillé le Christ d'entre les morts fera vivre même
vos corps mortels par le moyen de son Esprit qui habite en vous. 8.12 Ainsi
donc, frères, nous ne sommes pas débiteurs de la chair pour vivre selon
la chair, 8.13 car si
vous vivez selon la chair vous mourrez ; mais si, par l'Esprit, vous
faites mourir les actes du corps vous vivrez ; 8.14 car
tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de
Dieu. 8.15 Car
vous n'avez pas reçu un esprit d'esclavage, pour [être] de nouveau
[dans] la crainte ; mais vous avez reçu un esprit d'adoption, par
lequel nous crions : Abba ! Père ! 8.16
L'Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit que nous sommes
enfants de Dieu : 8.17 et si
enfants, héritiers aussi, héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ ;
si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi
glorifiés avec lui. 8.18 Car
j'estime que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes d'être
comparées avec la gloire qui doit être révélée pour nous. 8.19 Car le
vif désir de la création attend la révélation des fils de Dieu. 8.20 Car la
création fut soumise à la vanité (non volontairement mais à cause de
celui qui l'y soumit), 8.21 avec
espérance que la création elle-même sera aussi rendue libre de
l'esclavage de la corruption, pour [avoir part à] la liberté de la
gloire des enfants de Dieu. 8.22 Car
nous savons que toute la création à la fois soupire et est en travail
d'enfantement jusqu'à maintenant. 8.23 Et non
seulement [elle], mais nous-mêmes qui avons les prémices de l'Esprit,
nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, attendant l'adoption, la
délivrance de notre corps. 8.24 Car
c'est par l'espérance que nous avons été sauvés. Or une espérance vue
n'est pas une espérance ; car ce que quelqu'un voit, pourquoi
l'espérerait-il encore ? 8.25 Or, si
nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l'attendons d'une attente
patiente. 8.26 Et de
même aussi l'Esprit vient au secours de nos infirmités. Car ce qu'il
faut demander dans la prière, selon qu'il convient, nous ne le savons
pas ; mais l'Esprit lui-même intervient pour nous par des soupirs
inexprimables, 8.27 et
celui qui scrute les cœurs sait quelle est la pensée de l'Esprit, parce
que c'est selon Dieu qu'il intervient pour les saints. 8.28 Et
nous savons que toutes choses travaillent ensemble en bien pour ceux
qui aiment Dieu, pour ceux qui sont appelés selon [son] dessein arrêté. 8.29 Parce
que ceux qu'il a préconnus, il a aussi déterminé d'avance qu'ils
seraient conformes à l'image de son Fils, pour qu'il soit le premier-né
parmi beaucoup de frères. 8.30 Et
ceux à l'égard desquels il a déterminé d'avance cela, il les a aussi
appelés ; et ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux
qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés. 8.31 Que
dirons-nous donc à ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre
nous ? 8.32 Lui
qui n'épargna point son propre Fils, mais qui le livra pour nous tous,
comment ne nous donnera-t-il pas aussi gratuitement avec lui toutes
choses ? 8.33 Qui
intentera accusation contre des élus de Dieu ? Dieu ? lui qui justifie 8.34 Qui
est-ce qui condamnera ? Christ ? lui qui mourut bien plus, qui se
réveilla, qui même est à la droite de Dieu, et qui même intervient pour
nous ! 8.35 Qui
nous séparera de l'amour du Christ ? la tribulation, ou l'angoisse, ou
la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l'épée, 8.36 selon
qu'il est écrit : « À cause de toi, nous sommes mis à mort tout le jour
; nous avons été estimés comme des brebis de boucherie ? » 8.37 Mais
au contraire, en toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par
le moyen de celui qui nous a aimés. 8.38 Car je
suis persuadé que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni
puissances, ni choses présentes, ni choses à venir, 8.39 ni
hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer
de l'amour de Dieu dans le Christ, Jésus, notre Seigneur. ▲9.1 Je dis la vérité dans le
Christ, je ne mens point, ma conscience me rendant aussi témoignage par
l'Esprit saint, 9.2 qu'il y
a une grande tristesse en moi et une douleur continuelle en mon cœur. 9.3 Car
moi-même je désirais d'être anathème, séparé du Christ pour mes frères,
mes parents selon la chair, 9.4 qui
sont Israélites, à qui l'adoption, et la gloire, et les alliances et
l'établissement de la loi, et le culte, et les promesses ; 9.5 de qui
sont les pères, et desquels, pour ce qui regarde la chair, est sorti le
Christ, qui est sur toutes choses Dieu béni pour les siècles. Amen. 9.6 Or ce
n'est pas que la parole de Dieu soit tombée ; car tous ceux qui sont
d'Israël ne sont pas Israël, 9.7 ni que
tous les enfants soient postérité d'Abraham ; mais « c'est en Isaac
qu'une postérité te sera appelée » 9.8
c'est-à-dire que ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont
enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont
comptés pour postérité 9.9 Car
voici la parole de la promesse : « Vers cette saison je viendrai, et
Sara aura un fils. » 9.10 Et non
seulement cela, mais [il en fut] de même lorsque Rebecca eut conçu
[deux enfants] du seul Isaac notre père ; 9.11 car
avant qu'ils fussent nés, et avant qu'ils eussent rien fait de bon ou
de mauvais, afin que le dessein arrêté de Dieu selon l'élection
demeurât, non d'après des œuvres, mais d'après celui qui appelle, 9.12 il lui
fut dit : « Le plus grand deviendra l'esclave du plus petit » ; 9.13 selon
qu'il est écrit : « J'ai aimé Jacob et j'ai haï Esaü. » 9.14 Que
dirons-nous donc ? Y a-t-il de l'injustice en Dieu ? Qu'ainsi
n'advienne ! 9.15 car il
dit à Moïse : « Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et
j'aurai compassion de qui j'ai compassion. » 9.16 Ainsi
donc, ce n'est ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de
Dieu qui fait miséricorde. 9.17 Car
l'Écriture dit à Pharaon : « C'est pour cela même que je t'ai suscité
afin de montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié
dans toute la terre. » 9.18 Ainsi
donc, il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut. 9.19 Tu me
diras donc : Pourquoi se plaint-il encore ? qui résiste à sa volonté ? 9.20 Mais
plutôt, ô homme ! qui es-tu, toi, qui contestes contre Dieu ? La chose
formée dira-t-elle à celui qui la forma : Pourquoi m'as-tu faite ainsi ? 9.21 Le
potier n'a-t-il pas autorité sur le limon, pour faire de la même masse
un vase à honneur et un autre à déshonneur ? 9.22 Mais,
si en voulant montrer sa colère et faire connaître ce qu'il peut, Dieu
supporta avec beaucoup de longanimité des vases de colère tout formés
pour la perdition ; 9.23
[c'est] aussi pour faire connaître la richesse de sa gloire envers des
vases de miséricorde qu'il prépara d'avance pour la gloire, envers
nous-mêmes 9.24 qu'il
a appelés non seulement d'entre les Juifs, mais aussi d'entre les
nations. 9.25 Comme
il dit aussi dans Osée : « J'appellerai mon peuple, celui qui [n'était]
pas mon peuple ; et aimée, celle qui [n'était] pas aimée ; 9.26 et il
arrivera que, dans le lieu où il leur fut dit : Vous [n'êtes] pas mon
peuple, là ils seront appelés fils du Dieu vivant. » 9.27 Tandis
qu'Esaïe s'écrie au sujet d'Israël « Quand le nombre des fils d'Israël
serait tel que le sable de la mer, c'est ce qui est réservé qui sera
sauvé ; 9.28 car le
Seigneur achève et abrège l'affaire en justice, parce qu'il fera une
affaire abrégée sur la terre » ; 9.29 et
comme Esaïe l'avait dit auparavant : « Si le Seigneur Sabaoth (des
armées) ne nous avait réservé une postérité nous serions devenus comme
Sodome, et nous aurions été rendus semblables à Gomore. » 9.30 Que
dirons-nous donc ? que des nations qui ne poursuivaient nulle justice,
ont saisi la justice, mais la justice qui vient de la foi ; 9.31 tandis
qu'Israël, poursuivant une loi de justice, n'est point parvenu à une
loi de justice. 9.32
Pourquoi ? parce que ce n'est pas de la foi [qu'ils l'ont attendue],
mais comme par des œuvres de la loi ; car ils ont heurté contre la
pierre d'achoppement, 9.33 selon
qu'il est écrit : « Voici, je pose en Sion une pierre d'achoppement et
un rocher de scandale » ; et : « Quiconque croit en lui ne sera point
confus. » ▲10.1 Frères, le bon plaisir de
mon cœur et la supplication que [j'adresse] à Dieu pour Israël, est en
vue du salut ; 10.2 car je
leur rends témoignage qu'ils ont un zèle de Dieu, mais non pas selon
une vraie connaissance. 10.3 Car,
méconnaissant la justice de Dieu et cherchant à établir leur propre
justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu. 10.4 Car la
fin de la loi, c'est Christ, en justice pour tout croyant. 10.5 Car
Moïse décrit [ainsi] la justice qui vient de la loi : « L'homme qui
aura pratiqué ces choses vivra par elles » ; 10.6 mais
ainsi parle la justice qui vient de la foi : « Ne dis point en ton cœur
: Qui montera au ciel ? » ce qui est [en] faire descendre Christ ; 10.7 ou : «
Qui descendra dans l'abîme ? » ce qui est faire monter Christ d'entre
les morts. 10.8 Mais
que dit-elle ? « Près de toi est la parole, dans ta bouche et dans ton
cœur ; » 10.9
c'est-à-dire, la parole de la foi, [parole] que nous prêchons. Parce
que si de ta bouche tu confesses Jésus pour Seigneur, et si, dans ton
cœur, tu crois que Dieu l'a réveillé d'entre les morts, tu seras sauvé. 10.10 Car,
du cœur on croit à justice, et de la bouche on fait confession à salut ; 10.11 car
l'Écriture dit : « Quiconque croit en lui ne sera point confus. » 10.12 Car
il n'y a aucune différence de Juif et de Grec ; car tous ont le même
Seigneur, riche pour tous ceux qui l'invoquent car : 10.13 «
Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. » 10.14
Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n'ont point cru ? et
comment croiront-ils en celui dont ils n'ont point entendu parler ? et
comment en entendront-ils parler, sans quelqu'un qui prêche ? 10.15 et
comment prêchera-t-on, si l'on n'est pas envoyé ? selon qu'il est écrit
: « Combien sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la bonne
nouvelle de la paix, de ceux qui annoncent les bonnes nouvelles ! » 10.16 Mais
tous n'ont pas obéi à la bonne nouvelle ; car Esaïe dit : « Seigneur,
qui est-ce qui a cru ce qu'il a entendu de nous ? » 10.17 Ainsi
la foi vient de ce qu'on entend, et l'on entend au moyen de la parole
de Dieu. 10.18 Mais
je dis : Ne l'ont-ils point entendue ? Au contraire : « Leur voix est
allée par toute la terre, et leurs paroles, aux extrémités du monde. » 10.19 Mais
je dis : Israël n'en a-t-il pas eu connaissance ? Moïse le premier dit
: « Je vous provoquerai à jalousie au sujet d'une nation qui n'en est
pas une ; au sujet d'une nation sans intelligence je vous exciterai à
la colère. » 10.20 Et
Esaïe s'enhardit tout à fait et dit : « J'ai été trouvé par ceux qui ne
me cherchaient point ; je me suis manifesté à ceux qui ne s'informaient
point de moi. » 10.21 Mais
à Israël il dit : « J'ai tout le jour étendu mes mains vers un peuple
rebelle et contredisant. » ▲11.1 Je dis donc : Dieu a-t-il
rejeté son peuple ? Qu'ainsi n'advienne ! car moi-même je suis
Israélite, de la postérité d'Abraham, de la tribu de Benjamin. 11.2 Dieu
n'a point rejeté son peuple qu'il a préconnu. Ou ne savez-vous pas ce
que l'Écriture dit dans Elie ; comment il intervient auprès de Dieu
contre Israël en disant : 11.3 «
Seigneur, ils ont tué tes prophètes et ils ont démoli tes autels ; et
moi je suis resté seul, et ils cherchent ma vie ». 11.4 Mais
que lui dit la réponse divine ? « Je me suis réservé sept mille hommes,
qui n'ont pas fléchi le genou devant Bahal. » 11.5 De
même donc, il y a aussi, dans le temps présent, une réserve selon
l'élection de grâce. 11.6 Or, si
c'est par grâce, ce n'est plus d'après des œuvres, autrement la grâce
n'est plus grâce ; et si c'est d'après des œuvres, ce n'est plus grâce,
autrement l'œuvre n'est plus œuvre. 11.7 Quoi
donc ? Ce que recherche Israël, il ne l'a pas obtenu ; mais l'élection
l'a obtenu, et les autres ont été endurcis, 11.8 selon
qu'il est écrit : « Dieu leur a donné un esprit d'assoupissement, des
yeux pour ne point voir, et des oreilles pour ne point entendre
jusqu'aujourd'hui » ; 11.9 et
David dit : « Que leur table leur devienne un piège et qu'ils y soient
pris, et un scandale, et une rétribution ! 11.10 que
leurs yeux soient obscurcis pour ne point voir ; et courbe
continuellement leur dos ! » 11.11 Je
dis donc : Ont-ils trébuché pour tomber ? Qu'ainsi n'advienne ! mais,
par leur chute, le salut [parvient] aux nations, pour les provoquer
eux-mêmes à jalousie. 11.12 Et si
leur chute est la richesse du monde et leur amoindrissement la richesse
des nations, combien plus [le sera] leur plénitude ! 11.13 Car
c'est à vous, nations, que je parle. En tant que je suis l'Envoyé des
nations, je glorifie mon ministère 11.14 si de
quelque manière je provoque à jalousie [ceux qui sont] ma chair, et en
sauve quelques-uns. 11.15 Car
si leur réjection est la réconciliation du monde, que sera leur
réhabilitation, sinon une vie d'entre les morts ! 11.16 Or,
si les prémices sont saintes, la masse l'est aussi ; et si la racine
est sainte, les branches le sont aussi. 11.17 Que
si quelques-unes des branches furent retranchées, et si toi, qui étais
un olivier sauvage, tu fus enté en elles, et devins participant de la
racine et de la graisse de l'olivier, 11.18 ne te
glorifie pas aux dépens des branches. Que si tu te glorifies ainsi, [tu
oublies que] ce n'est pas toi qui portes la racine, mais [que] c'est la
racine qui te [porte]. 11.19
Diras-tu donc : Les branches furent retranchées, afin que je fusse enté
? 11.20 Bien
! c'est par l'incrédulité qu'elles furent retranchées, tandis que toi,
tu es debout par la foi ; ne t'enorgueillis pas, mais crains ; 11.21 car,
si Dieu n'épargna pas les branches naturelles, il ne t'épargnera pas
non plus. 11.22
Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu : sévérité envers ceux
qui tombèrent, bonté envers toi, si tu demeures en cette bonté ;
autrement, toi aussi, tu seras coupé. 11.23 Et
eux aussi, s'ils ne demeurent pas dans l'incrédulité, ils seront entés ; 11.24 car
Dieu est puissant pour les enter de nouveau. Car, si tu fus coupé de
l'olivier naturellement sauvage, et enté contre nature sur l'olivier
franc, combien plus ceux-ci, qui [le] sont par nature, seront-ils entés
sur leur propre olivier ! 11.25 Car
je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère-ci, afin que vous
ne soyez pas sages à vos propres yeux ; c'est qu'un endurcissement
partiel est arrivé à Israël jusqu'à ce que la plénitude des nations
soit entrée. 11.26 Et
ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu'il est écrit : « Celui qui
délivre viendra de Sion, et détournera de Jacob les impiétés, 11.27 et
c'est l'alliance que j'établirai en leur faveur, lorsque j'ôterai leurs
péchés. » 11.28 Quant
à la bonne nouvelle, il est vrai, ils sont ennemis à cause de vous ;
mais, quant à l'élection, ils sont bien-aimés à cause des pères ; 11.29 car
les dons de grâce et l'appel de Dieu sont sans repentir. 11.30 Car,
de même que, vous aussi, vous fûtes autrefois rebelles à Dieu et que
maintenant il vous a été fait miséricorde par la rébellion de ceux-ci ; 11.31 de
même, eux aussi, sont maintenant rebelles par la miséricorde [qui] vous
[a été faite], afin qu'à eux aussi il soit fait miséricorde. 11.32 Car
Dieu les a tous ensemble enfermés dans la rébellion, afin de faire
miséricorde à eux tous. 11.33 Ô
profondeur de la richesse et de la sagesse et de la connaissance de
Dieu ! Combien sont insondables ses jugements, et inscrutables ses
chemins ! 11.34 Car
qui connut la pensée du Seigneur, ou qui fut son conseiller, 11.35 ou
qui lui donna le premier, et la pareille lui sera rendue ? 11.36 Parce
que de lui, et par lui, et pour lui sont toutes choses. À lui la
gloire, pour les siècles, amen ! ▲12.1 Je vous exhorte donc,
frères, par les miséricordes de Dieu, à présenter vos corps [comme] un
sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, [ce qui est] votre culte
raisonnable. 12.2 Et ne
vous conformez pas à ce siècle-ci ; mais soyez transformés par le
renouvellement de votre entendement, pour que vous fassiez l'épreuve de
ce qu'est la volonté de Dieu, de ce qui est bon, agréable et parfait. 12.3 Car,
par l'effet de la grâce qui m'a été donnée, je dis à tous ceux qui sont
parmi vous de ne pas élever leurs pensées au-delà de ce qu'il faut
penser ; mais de penser à penser sainement, selon la mesure de foi que
Dieu a départie à chacun. 12.4 Car,
de même que dans un seul corps nous avons beaucoup de membres, et que
tous les membres n'ont pas la même fonction, 12.5 ainsi,
bien qu'en grand nombre, nous sommes un seul corps dans le Christ, et,
chacun en particulier, membres les uns des autres. 12.6 Or
ayant des dons de grâce divers, selon la grâce qui nous a été donnée,
[employons-les], si [c'est] une prophétie, selon l'analogie de la foi ; 12.7 si
[c'est] un ministère, dans ce ministère ; si [l'on est] celui qui
enseigne, dans l'enseignement ; 12.8 si,
celui qui exhorte, dans l'exhortation ; [que] celui qui distribue, [le
fasse] avec libéralité celui qui préside, avec empressement ; celui qui
exerce la miséricorde, avec joie. 12.9 Que
l'amour soit sans hypocrisie. Ayez en horreur le mal, vous tenant
collés au bien ; 12.10 étant
par fraternité pleins d'affection les uns pour les autres ; vous
prévenant les uns les autres par honneur ; 12.11
n'étant point paresseux, mais empressés ; fervents d'esprit, étant les
esclaves du Seigneur, 12.12
joyeux dans l'espérance, patients dans la tribulation, persévérants
dans la prière ; 12.13
subvenant aux besoins des saints ; poursuivant l'hospitalité. 12.14
Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez et ne maudissez pas. 12.15
Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent, et, pleurez avec ceux qui
pleurent ; 12.16 ayant
une même pensée les uns envers les autres, ne mettant pas vos pensées
aux choses élevées, mais vous laissant entraîner par les choses humbles. 12.17 Ne
soyez pas sages à vos propres yeux. Ne rendant à personne mal pour mal
; vous proposant ce qui est bien devant tous [les] hommes ; 12.18 s'il
est possible, autant qu'il dépend de vous, ayant la paix avec tous
[les] hommes. 12.19 Ne
vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais donnez lieu à la colère
; car il est écrit : « À moi la vengeance ; moi, je rendrai la
pareille, dit le Seigneur. » 12.20 « Si
donc ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s'il a soif, donne-lui à
boire ; car en faisant cela, ce sont des charbons de feu que tu
amasseras sur sa tête. » 12.21 Ne te
laisse pas vaincre par le mal, mais sache vaincre le mal par le bien. ▲13.1 Que toute âme se soumette
aux autorités qui sont au-dessus d'elle ; car il n'y a point d'autorité
si ce n'est de la part de Dieu, et les autorités qui existent ont été
ordonnées de Dieu ; 13.2 de
sorte que celui qui s'oppose à l'autorité, résiste à l'ordonnance de
Dieu ; et ceux qui résistent attireront un jugement sur eux-mêmes. 13.3 Car
les magistrats ne sont pas la terreur des bonnes œuvres, mais des
mauvaises. Or veux-tu ne pas craindre l'autorité ? pratique le bien, et
tu recevras de sa part de la louange ; 13.4 car
[le magistrat] est serviteur de Dieu pour ton bien ; mais si tu
pratiques le mal, crains ; car ce n'est pas en vain qu'il porte l'épée,
vu qu'il est serviteur de Dieu, un vengeur, pour [exécuter] la colère
sur celui qui fait le mal. 13.5 C'est
pourquoi il est nécessaire de se soumettre, non seulement à cause de la
colère, mais encore à cause de la conscience. 13.6 Et
c'est aussi pour cela que vous payez des impôts ; car [les hommes en
autorité] sont ministres de Dieu, s'employant constamment à cela même. 13.7 Rendez
donc à tous ce qui leur est dû : à qui l'impôt, l'impôt ; à qui le
péage, le péage ; à qui la crainte, la crainte ; à qui l'honneur,
l'honneur. 13.8 Ne
devez rien à personne, si ce n'est de vous aimer les uns les autres ;
car celui qui aime les autres a accompli la loi ; 13.9 car
ceci « Tu ne commettras point adultère ; tu ne tueras point ; tu ne
déroberas point ; tu ne diras point de faux témoignage ; tu ne
convoiteras point » (et s'il y a quelque autre commandement), se résume
dans cette parole-ci : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » 13.10
L'amour ne fait point de mal au prochain ; l'amour est donc
l'accomplissement de la loi. 13.11 Et
cela, puisque nous savons le temps où nous sommes, [et] que c'est ici
l'heure de nous réveiller du sommeil ; car maintenant le salut est plus
près de nous que lorsque nous avons cru. 13.12 La
nuit est avancée et le jour est proche ; rejetons donc les œuvres des
ténèbres et soyons revêtus des armes de la lumière. 13.13
Marchons honnêtement comme de jour, non dans les orgies et les
ivrogneries, non dans le concubinage et l'impudicité, non dans la
dispute et la jalousie ; 13.14 mais
revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n'ayez pas soin de la chair
en vue de ses désirs. ▲14.1 Quant à celui qui est
faible dans la foi, recevez-le, non pour vous livrer à des disputes
d'opinions. 14.2 L'un
croit [pouvoir] manger de tout ; l'autre qui est faible, [ne] mange
[que] des légumes : 14.3 que
celui qui mange, ne méprise point celui qui ne mange pas ; et que celui
qui ne mange pas, ne juge point celui qui mange, car Dieu l'a reçu. 14.4 Qui
es-tu, toi qui juges le domestique d'autrui ? C'est pour son propre
Seigneur qu'il se tient ferme ou qu'il tombe. Mais il sera affermi, car
Dieu est puissant pour l'affermir. 14.5 L'un
juge un jour au-dessus d'un [autre] jour ; tandis que l'autre juge tous
les jours [pareils] : que chacun soit pleinement persuadé dans son
entendement. 14.6 Celui
qui pense au jour, c'est pour le Seigneur qu'il y pense ; et celui qui
ne pense pas au jour, c'est pour le Seigneur qu'il n'y pense pas. Celui
qui mange, c'est pour le Seigneur qu'il mange, car il rend grâces à
Dieu ; et celui qui ne mange pas, c'est pour le Seigneur qu'il ne mange
pas, et il rend grâces à Dieu. 14.7 Car
nul de nous ne vit pour soi-même ; et nul ne meurt pour soi-même. 14.8 Car,
soit que nous vivions, c'est pour le Seigneur que nous vivons ; soit
que nous mourions, c'est pour le Seigneur que nous mourons ; soit donc
que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur. 14.9 Car
c'est pour cela, et que Christ mourut, et qu'il se releva, et qu'il
reprit la vie ; afin de dominer et sur les morts et sur les vivants. 14.10 Mais
toi, pourquoi juges-tu ton frère ? ou toi aussi, pourquoi méprises-tu
ton frère ? car nous serons tous placés devant le tribunal du Christ. 14.11 Car
il est écrit : « Je suis vivant, dit le Seigneur, que tout genou
fléchira devant moi, et que toute langue confessera Dieu hautement. » 14.12 Ainsi
donc, chacun de nous rendra compte à Dieu pour ce qui le concerne. 14.13 Ne
nous jugeons donc plus les uns les autres ; mais jugez plutôt ceci, que
vous ne devez point mettre d'achoppement ou de scandale devant votre
frère. 14.14 Je
sais et je suis persuadé dans le Seigneur Jésus, que rien n'est souillé
de soi-même ; mais si quelqu'un pense qu'une chose est souillée, elle
est souillée pour lui. 14.15 Et si
ton frère est contristé à cause d'un aliment, tu ne marches plus selon
l'amour. Ne fais pas périr par ton aliment celui pour lequel Christ
mourut. 14.16 Que
le bien dont vous jouissez ne devienne donc pas un objet de blâme. 14.17 Car
le royaumede Dieu n'est ni aliment ni breuvage, mais justice et paix et
joie par l'Esprit saint. 14.18 Car
celui qui est l'esclave du Christ en ces choses, est agréable à Dieu et
approuvé des hommes. 14.19 Ainsi
donc, poursuivons les choses qui [appartiennent] à la paix, et celles
qui [vont] à l'édification mutuelle. 14.20 Ne
détruis pas l'œuvre de Dieu à cause d'un aliment. Toutes choses, il est
vrai, sont pures ; mais il y a du mal pour l'homme qui mange en donnant
occasion d'achoppement. 14.21 Il
est bien de ne pas manger de viande et de ne pas boire de vin, et [de
ne faire] quoi que ce soit dont ton frère puisse recevoir achoppement,
ou scandale ou affaiblissement. 14.22 Toi,
tu as de la foi ? aie [cette foi] par devers toi, devant Dieu.
Bienheureux celui qui ne se juge pas lui-même en ce qu'il approuve ! 14.23 Mais
celui qui hésite, est condamné s'il mange ; parce que cela ne vient pas
de la foi. Or tout ce qui ne vient pas de la foi, est péché. ▲15.1 Or nous devons, nous qui
sommes les forts, porter les infirmités des faibles, et ne pas nous
complaire en nous-mêmes. 15.2 Que
chacun de nous complaise donc au prochain en ce qui est bon pour
l'édification. 15.3 Car
aussi le Christ ne se complut pas en lui-même ; mais, selon qu'il est
écrit : « Les outrages de ceux qui t'outragent sont tombés sur moi. » 15.4 Car
toutes les choses qui ont été écrites auparavant, l'ont été pour notre
enseignement, afin que par le moyen de la patience et de la consolation
des Écritures nous possédions l'espérance. 15.5 Or que
le Dieu de la patience et de la consolation vous donne d'avoir entre
vous une même pensée, selon le Christ, Jésus, 15.6 afin
que d'un commun accord vous glorifiiez d'une même bouche le Dieu et
Père de notre Seigneur Jésus-Christ. 15.7 C'est
pourquoi, recevez-vous les uns les autres, de même que le Christ aussi
nous a reçus pour la gloire de Dieu. 15.8 Or je
dis que Jésus-Christ a été le serviteur de la circoncision dans
l'intérêt de la vérité de Dieu, pour confirmer les promesses des pères, 15.9 et que
les nations ont glorifié Dieu pour [sa] miséricorde, selon qu'il est
écrit : « C'est pourquoi, je te confesserai hautement parmi les
nations, et je psalmodierai à ton nom. » 15.10 Et il
dit encore : « Nations, réjouissez-vous avec son peuple ! » 15.11 Et
encore : « Louez le Seigneur, vous, toutes les nations ; et
célébrez-le, vous, tous les peuples ! » 15.12 Et
encore Esaïe dit : « Il y aura la racine de Jessaï, et celui qui se
lève pour gouverner les nations. Les nations espéreront en lui. » 15.13 Or
que le Dieu de l'espérance vous remplisse de toute joie et de toute
paix dans la foi, pour que vous abondiez dans l'espérance, par la
puissance de l'Esprit saint. 15.14 Pour
moi, mes frères, j'ai aussi cette persuasion à votre égard, que vous
aussi vous êtes pleins de bonté, remplis de toute connaissance,
capables même de vous avertir les uns les autres. 15.15 Or je
vous ai écrit, frères, avec plus de hardiesse à certains égards, comme
pour réveiller votre mémoire, à cause de la grâce qui m'a été donnée de
Dieu, 15.16 pour
être ministre de Jésus-Christ auprès des nations, en exerçant l'œuvre
sainte de la bonne nouvelle de Dieu ; afin que l'offrande des nations
soit agréée, étant sanctifiée par l'Esprit saint. 15.17 J'ai
donc un sujet de gloire dans le Christ, Jésus, quant aux choses qui
regardent Dieu ; 15.18 car
je n'oserais parler de quoi que ce soit que Christ n'ait accompli par
mon canal pour [amener] les nations à l'obéissance 15.19 par
parole et par œuvre, avec puissance de signes et de miracles, avec
puissance de l'Esprit de Dieu ; en sorte que, de Jérusalem et tout à
l'entour jusqu'en Illyrie, j'ai abondamment répandu la bonne nouvelle
du Christ, 15.20
m'appliquant ainsi à l'annoncer là où le Christ n'avait point été
nommé, afin que je n'édifiasse pas sur le fondement d'autrui. 15.21 Mais
selon qu'il est écrit : « Ceux à qui l'on n'annonça rien de lui,
verront ; et ceux qui n'ont rien entendu, comprendront. » 15.22 C'est
aussi pour cela que j'ai souvent été empêché d'aller vers vous. 15.23 Mais
maintenant, comme je n'ai plus de place dans ces régions-ci, et que
j'ai, depuis plusieurs années, un grand désir d'aller chez vous,
aussitôt que je partirai pour l'Espagne j'irai chez vous ; 15.24 car
j'espère vous voir en passant, et y être accompagné par vous, après
avoir d'abord en quelque mesure pleinement joui de vous. 15.25 Mais
maintenant je me rends à Jérusalem pour le service des saints. 15.26 Car
la Macédoine et l'Achaïe ont bien voulu faire quelques communications
[de leurs biens] aux pauvres d'entre les saints qui sont à Jérusalem. 15.27 Elles
l'ont bien voulu en effet, et elles sont leurs débitrices ; car si les
nations ont eu communication de leurs [biens] spirituels, elles doivent
aussi exercer un ministère à leur égard dans les [biens] charnels 15.28 Lors
donc que j'aurai achevé cela, et que je leur aurai remis fidèlement ce
fruit je m'en irai en Espagne par chez vous 15.29 Et je
sais qu'en allant auprès de vous, c'est dans la plénitude des
bénédictions de la bonne nouvelle du Christ que j'irai. 15.30 Mais
je vous exhorte, frères, par notre Seigneur Jésus-Christ et par l'amour
de l'Esprit, à combattre avec moi dans vos prières à Dieu pour moi, 15.31 afin
que je sois délivré des rebelles qui sont en Judée et que mon service à
l'égard de Jérusalem soit agréé des saints ; 15.32 afin
qu'avec joie j'aille auprès de vous moyennant la volonté de Dieu, et
que je me repose avec vous. 15.33 Or
que le Dieu de la paix soit avec vous tous, amen ! ▲16.1 Je vous recommande Phœbé
notre sœur, laquelle est servante de l'assemblée qui est à Cenchrée, 16.2 afin
que vous l'accueilliez dans le Seigneur d'une manière digne des saints
et que vous l'assistiez en toute affaire où elle aurait besoin de vous
; car elle a été en secours à beaucoup de personnes et à moi-même. 16.3 Saluez
Priscilla et Aquilas, mes compagnons d'œuvre dans le Christ, Jésus ; 16.4 eux
qui exposèrent leur tête pour ma vie auxquels ce n'est pas moi seul qui
rends grâces, mais aussi toutes les assemblées des nations ; 16.5
[saluez] aussi l'assemblée qui est dans leur maison. Saluez Epainète,
mon bien-aimé, qui est les prémices de l'Achaïe pour le Christ. 16.6 Saluez
Marie qui a pris beaucoup de peine pour nous. 16.7 Saluez
Andronique et Junias, mes parents et mes compagnons de captivité, qui
sont distingués parmi les Envoyés, et qui ont été dans le Christ avant
moi. 16.8 Saluez
Amplias, mon bien-aimé dans le Seigneur. 16.9 Saluez
Urbain, notre compagnon d'œuvre dans le Christ, et Stachys mon
bien-aimé. 16.10
Saluez Apelles, homme approuvé dans le Christ. Saluez ceux d'entre les
[gens] d'Aristobule. 16.11
Saluez Hérodion, mon parent. Saluez ceux d'entre les [gens] de Narcisse
qui sont dans le Seigneur. 16.12
Saluez Tryphène et Tryphose, lesquelles prennent de la peine dans le
Seigneur. Saluez Perside, la bien-aimée, qui a pris beaucoup de peine
dans le Seigneur. 16.13
Saluez Rufus, l'élu dans le Seigneur, et sa mère qui est aussi la
mienne. 16.14
Saluez Asyncrite, Phlégon, Hermas, Patrobas, Hermès et les frères qui
sont avec eux. 16.15
Saluez Philologue et Julie, Nérée et sa sœur, et Olympas, et tous les
saints qui sont avec eux. 16.16
Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Les assemblées du
Christ vous saluent. 16.17 Or je
vous exhorte, frères, à observer ceux qui causent les divisions et les
scandales au préjudice de la doctrine que vous avez apprise ; et
détournez-vous d'eux. 16.18 Car
de tels hommes sont les esclaves, non point de notre Seigneur
Jésus-Christ, mais de leur propre ventre ; et, par le moyen de bonnes
paroles et de beaux discours, ils séduisent les cœurs des gens sans
malice. 16.19 Car
votre obéissance est parvenue à [la connaissance de] tous. Je me
réjouis donc à votre sujet ; mais je voudrais que vous fussiez sages
quant au bien, et simples quant au mal. 16.20 Or le
Dieu de la paix écrasera bientôt Satan (l'Adversaire) sous vos pieds.
Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous, amen ! 16.21
Timothée, mon compagnon d'œuvre, et Lucius et Jason et Sosipater, mes
parents, vous saluent. 16.22 Je
vous salue dans le Seigneur, moi, Tertius, qui ai écrit cette lettre. 16.23
Caïus, mon hôte et [celui] de toute l'assemblée, vous salue. Eraste
l'administrateur de la ville, et le frère Quartus, vous saluent. 16.24 Que
la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous, amen ! 16.25 Or, à
celui qui peut vous affermir, selon ma bonne nouvelle et la prédication
de Jésus-Christ, selon la révélation du mystère qui a été tu dans les
temps éternels, 16.26 mais
qui maintenant a été manifesté, et qui, par le moyen d'écrits
prophétiques, selon le commandement du Dieu éternel, a été donné à
connaître parmi toutes les nations pour [produire] l'obéissance de la
foi, 16.27 à
Dieu seul sage par Jésus-Christ, à lui la gloire pour les siècles, amen
!