▲1.1 Paul, apôtre, non de la
part des hommes, ni par aucun homme, mais par Jésus-Christ, et par Dieu
le Père, qui l’a ressuscité d’entre les morts, 1.2 et tous
les frères qui sont avec moi, aux Églises de la Galatie : 1.3 Grâce
et paix à vous, de la part de Dieu le Père, et de notre Seigneur
Jésus-Christ, 1.4 qui
s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous retirer du présent
siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père ; 1.5 auquel
soit la gloire aux siècles des siècles, amen ! 1.6 Je
m’étonne que vous vous détourniez si vite de Celui qui vous a appelés
en la grâce de Christ, vers un autre évangile ; 1.7 qui
n’est point un autre, si ce n’est qu’il y en a quelques-uns qui vous
troublent et qui veulent renverser l’Évangile de Christ. 1.8 Mais si
nous-mêmes, ou si un ange du ciel vous annonçait un évangile contraire
à celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème ! 1.9 Comme
nous l’avons déjà dit, je le dis encore maintenant : Si quelqu’un vous
évangélise contrairement à ce que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! 1.10 Car
maintenant est-ce que je désire la faveur des hommes ou celle de Dieu ?
Ou cherché-je à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes,
je ne serais pas serviteur de Christ. 1.11 Or je
vous fais connaître, frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi
n’est point selon l’homme ; 1.12 car je
ne l’ai reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de
Jésus-Christ. 1.13 Car
vous avez ouï-dire quelle était autrefois ma conduite dans le judaïsme
; que je persécutais à outrance l’Église de Dieu et la ravageais ; 1.14 et que
j’étais avancé dans le judaïsme, plus que beaucoup de ceux de mon âge
dans ma nation, étant le plus ardent zélateur des traditions de mes
pères. 1.15 Mais
quand il plut à Celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et
qui m’a appelé par sa grâce, 1.16 de
révéler en moi son Fils, afin que je l’annonçasse parmi les païens,
aussitôt, je ne consultai point la chair et le sang, 1.17 et je
ne montai point à Jérusalem vers ceux qui avaient été apôtres avant moi
; mais je m’en allai en Arabie, et je revins de nouveau à Damas. 1.18
Ensuite, trois ans après, je montai à Jérusalem, pour faire la
connaissance de Céphas ; et je demeurai chez lui quinze jours. 1.19 Mais
je ne vis aucun autre des apôtres, sinon Jacques, frère du Seigneur. 1.20 Or
dans les choses que je vous écris, je proteste devant Dieu que je ne
mens point. 1.21
Ensuite, j’allai dans les pays de Syrie et de Cilicie. 1.22 Or
j’étais inconnu de visage aux Églises de Judée qui sont en Christ ; 1.23
seulement elles avaient ouï-dire : Celui qui nous persécutait autrefois
annonce maintenant la foi qu’il s’efforçait alors de détruire. 1.24 Et
elles glorifiaient Dieu à cause de moi. ▲2.1 Ensuite, quatorze ans
après, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, et je pris aussi
Tite avec moi. 2.2 Or j’y
montai suivant une révélation, et je leur exposai l’Évangile que je
prêche parmi les païens, mais, dans le particulier, à ceux qui sont les
plus considérés, de peur que je ne courusse, ou que je n’eusse couru en
vain. 2.3 Mais
même Tite, qui était avec moi quoiqu’il fût Grec, ne fut point obligé
de se faire circoncire 2.4 et cela
à cause des faux frères qui s’étaient introduits parmi nous et qui s’y
étaient glissés secrètement, pour épier la liberté que nous avons en
Jésus-Christ, afin de nous réduire en servitude ; 2.5 nous ne
leur cédâmes point pour nous soumettre à eux, non pas même un moment,
afin que la vérité de l’Évangile fût maintenue parmi vous. 2.6 Et
quant à ceux qui sont les plus considérés, quels qu’ils aient jamais
été, il n’importe point, car Dieu n’a point égard à l’apparence de
l’homme ; en effet ceux qui sont les plus considérés ne m’ont rien
opposé ; 2.7 mais au
contraire, ayant vu que l’Évangile m’avait été confié pour les
incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis, 2.8 (car
celui qui a agi efficacement dans Pierre pour l’apostolat parmi les
circoncis, a aussi agi efficacement en moi pour l’apostolat parmi les
païens), 2.9 et
ayant reconnu la grâce qui m’avait été donnée, Jacques et Céphas et
Jean, qui sont considérés comme des colonnes, me donnèrent à moi et à
Barnabas la main d’association ; afin que nous allassions, nous, vers
les païens, et eux vers les circoncis ; 2.10 nous
recommandant seulement de nous souvenir des pauvres ; ce qu’aussi j’ai
eu soin de faire. 2.11 Mais
lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il
méritait d’être repris. 2.12 Car
avant l’arrivée de quelques-uns venus de la part de Jacques, il
mangeait avec les païens ; mais quand ils furent arrivés, il se tenait
à l’écart et s’esquivait, craignant ceux de la circoncision. 2.13 Et les
autres Juifs aussi dissimulèrent avec lui ; de sorte que Barnabas même
se laissa entraîner à leur dissimulation. 2.14 Mais
quand je vis qu’ils ne marchaient pas de droit pied, selon la vérité de
l’Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous : Si toi qui es Juif,
vis à la manière des païens, et non à la manière des Juifs, pourquoi
obliges-tu les païens à judaïser ? 2.15 Pour
nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d’entre les
païens ; 2.16
néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi, mais par
la foi en Jésus-Christ que l’homme est justifié, nous avons, nous
aussi, cru en Jésus-Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ,
et non par les œuvres de la loi ; parce que nulle chair ne sera
justifiée par les œuvres de la loi. 2.17 Mais
si, en cherchant à être justifiés par Christ, nous étions aussi
nous-mêmes trouvés pécheurs, Christ serait-il donc ministre du péché ?
Loin de là ! 2.18 Car si
je rebâtis les choses que j’ai détruites, je me constitue moi-même un
transgresseur. 2.19 Car
moi, par la loi, je suis mort à la loi, afin que je vive à Dieu. 2.20 Je
suis crucifié avec Christ ; je vis, non plus moi-même, mais Christ vit
en moi ; et en tant que je vis maintenant dans la chair, je vis dans la
foi au Fils de Dieu qui m’a aimé, et qui s’est donné lui-même pour moi. 2.21 Je ne
rejette point la grâce de Dieu ; car si la justice s’obtient par la
loi, Christ est donc mort en vain. ▲3.1 Ô Galates dépourvus de sens
! Qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui Jésus-Christ a été
dépeint, comme s’il eût été crucifié parmi vous ? 3.2 Je
voudrais apprendre de vous ceci seulement : Est-ce par les œuvres de la
loi que vous avez reçu l’Esprit, ou par la prédication de la foi ? 3.3
Êtes-vous tellement dépourvus de sens ? Après avoir commencé par
l’Esprit, finirez-vous maintenant par la chair ? 3.4
Avez-vous tant souffert en vain ? Si toutefois c’est en vain. 3.5 Celui
donc qui vous dispense l’Esprit, et qui fait des miracles parmi vous,
le fait-il par les œuvres de la loi, ou par la prédication de la foi ? 3.6 Comme
Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice, 3.7
reconnaissez donc que ceux qui sont de la foi, ceux-là sont fils
d’Abraham. 3.8 Aussi
l’Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a
annoncé cette bonne nouvelle par avance à Abraham : Toutes les nations
seront bénies en toi ; 3.9 en
sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant. 3.10 Car
tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la
malédiction, car il est écrit : Maudit est quiconque ne persévère pas
dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi, pour
les faire ! 3.11 Et que
nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident,
puisqu’il est dit : Le juste vivra par la foi. 3.12 Or la
loi n’est pas de la foi ; mais elle dit : Celui qui aura fait ces
choses vivra par elles. 3.13 Christ
nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction
pour nous (car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois !), 3.14 afin
que la bénédiction d’Abraham parvînt aux païens par Jésus-Christ, afin
que nous reçussions par la foi l’Esprit promis. 3.15
Frères, je parle selon l’homme. Lorsqu’un testament a été ratifié, bien
que fait par un homme, personne ne l’annule ou n’y ajoute. 3.16 Or,
les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. ne dit pas :
Et aux postérités, comme s’il eût parlé de plusieurs, mais il dit,
comme parlant d’une seule : Et à ta postérité, qui est Christ. 3.17 Voici
donc ce que je dis : Qu’un testament antérieurement ratifié par Dieu,
la loi, qui est venue quatre cent trente ans après, ne l’annule pas de
manière à anéantir la promesse. 3.18 Car si
l’héritage est par la loi, il n’est plus par la promesse ; or, c’est
par la promesse que Dieu l’a gratuitement donné à Abraham. 3.19
Pourquoi donc la loi ? Elle a été ajoutée à cause des transgressions,
jusqu’à ce que vînt la postérité, à qui la promesse avait été faite ;
elle fut promulguée par des anges, par l’entremise d’un médiateur. 3.20 Or, le
médiateur ne l’est pas d’un seul, mais Dieu est un seul. 3.21 La loi
donc est-elle contraire aux promesses de Dieu ? Loin de là ! Car s’il
eût été donné une loi qui pût vivifier, la justice viendrait réellement
de la loi ; 3.22 mais
l’Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été
promis fût donné, par la foi en Jésus-Christ, à ceux qui croient. 3.23 Or
avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en
vue de la foi qui devait être révélée. 3.24 Ainsi
la loi a été notre conducteur pour nous amener à Christ, afin que nous
fussions justifiés par la foi. 3.25 Mais
la foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce conducteur ; 3.26 car
vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ. 3.27 Car
vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. 3.28 Il n’y
a plus ni Juif ni Grec ; il n’y a plus ni esclave ni libre ; il n’y a
plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. 3.29 Or, si
vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers
selon la promesse. ▲4.1 Or je dis : Pendant tout le
temps que l’héritier est enfant, il ne diffère en rien de l’esclave,
quoiqu’il soit seigneur de tout ; 4.2 mais il
est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par
le père. 4.3 Nous
aussi de même, lorsque nous étions enfants, nous étions sous
l’esclavage des éléments du monde ; 4.4 mais
lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une
femme, né sous la loi, 4.5 afin
qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, et afin que nous
reçussions l’adoption. 4.6 Et
parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans vos cœurs l’Esprit de son
Fils, lequel crie : Abba, Père. 4.7 En
sorte que tu n’es plus esclave, mais fils ; et si tu es fils, tu es
héritier de par Dieu. 4.8 Mais
tandis qu’autrefois, ne connaissant pas Dieu, vous serviez ceux qui de
leur nature ne sont point des dieux, 4.9
maintenant que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus
de Dieu, comment retournez-vous encore à ces faibles et pauvres
éléments auxquels vous voulez être asservis encore de nouveau ? 4.10 Vous
observez les jours et les mois, et les temps et les années. 4.11 Je
crains pour vous que je n’aie travaillé en vain à votre égard. 4.12 Soyez
comme moi, car moi aussi je suis comme vous ; je vous prie, frères !
Vous ne m’avez fait aucun tort ; 4.13 mais
vous savez que je vous ai pour la première fois annoncé l’Évangile,
dans une infirmité de la chair ; 4.14 et
vous n’avez point méprisé ni rejeté avec dégoût cette épreuve que je
souffrais dans ma chair ; mais vous m’avez reçu comme un ange de Dieu,
comme Jésus-Christ. 4.15
Qu’est-ce donc qui faisait votre bonheur ? Car je vous rends témoignage
que, s’il eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me
les donner. 4.16
Suis-je donc devenu votre ennemi en vous disant la vérité ? 4.17 Ils
sont zélés pour vous, mais non pas comme il le faut ; au contraire, ils
veulent vous détacher de moi, afin que vous soyez zélés pour eux. 4.18 Or il
est bon d’être zélé pour le bien en tout temps, et non pas seulement
lorsque je suis présent parmi vous. 4.19 Mes
petits enfants, pour qui je souffre de nouveau les douleurs de
l’enfantement jusqu’à ce que Christ soit formé en vous !… 4.20 Mais
je voudrais être à présent avec vous, et changer de langage ; car je
suis en perplexité pour vous. 4.21
Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, n’entendez-vous point la
loi ? 4.22 Car il
est écrit qu’Abraham eut deux fils ; l’un de la femme esclave, et
l’autre de la femme libre. 4.23 Mais
celui de l’esclave naquit selon la chair ; et celui de la femme libre,
en vertu de la promesse. 4.24 Cela
doit s’entendre allégoriquement ; car ces femmes sont deux alliances :
l’une du mont Sina, qui engendre pour l’esclavage, c’est Agar 4.25 (car
le mont Sina est en Arabie) ; et elle correspond à la Jérusalem d’à
présent, car elle est esclave avec ses enfants ; 4.26 mais
la Jérusalem d’en haut est libre, et c’est elle qui est notre mère. 4.27 Car il
est écrit : Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantais point ; éclate et
pousse des cris, toi qui n’avais point été en travail d’enfantement,
car les enfants de la délaissée seront plus nombreux que les enfants de
celle qui a son mari. 4.28 Pour
vous, frères, vous êtes, comme Isaac, les enfants de la promesse. 4.29 Mais
de même qu’alors celui qui était né selon la chair persécutait celui
qui était né selon l’Esprit, ainsi en est-il encore maintenant. 4.30 Mais
que dit l’Écriture ? Chasse l’esclave et son fils ; car le fils de
l’esclave ne sera point héritier avec le fils de la femme libre. 4.31 C’est
pourquoi, frères, nous ne sommes point les enfants de l’esclave, mais
de la femme libre. ▲5.1 C’est pour la liberté que
Christ nous a affranchis. Tenez donc ferme et ne vous remettez pas de
nouveau sous le joug de la servitude. 5.2 Voici,
moi Paul, je vous déclare que si vous vous faites circoncire, Christ ne
vous servira de rien. 5.3 Et je
proteste encore à tout homme qui se fait circoncire, qu’il est obligé
d’observer toute la loi. 5.4 Christ
vous devient inutile, à vous tous qui êtes justifiés par la loi ; vous
êtes déchus de la grâce. 5.5 Car
pour nous, c’est par l’Esprit de la foi que nous attendons l’espérance
de la justice. 5.6 Car en
Jésus-Christ il ne sert de rien d’être circoncis, ou de ne l’être pas ;
mais il faut avoir la foi qui est agissante par la charité. 5.7 Vous
couriez bien : Qui vous a arrêtés pour vous empêcher d’obéir à la
vérité ? 5.8 Cette
persuasion ne vient point de Celui qui vous appelle. 5.9 Un peu
de levain fait lever toute la pâte. 5.10 Pour
moi, j’ai cette confiance envers vous, dans le Seigneur, que vous
n’aurez point d’autre sentiment ; mais celui qui vous trouble en
portera le jugement, quel qu’il soit. 5.11 Et
pour moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je
encore persécuté ? Le scandale de la croix est donc aboli ! 5.12
Puissent-ils même être retranchés ceux qui mettent le trouble parmi
vous ! 5.13
Frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement, ne faites pas
de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair ; mais
soumettez-vous les uns aux autres par la charité. 5.14 Car
toute la loi est accomplie dans une seule parole, celle-ci : Tu aimeras
ton prochain comme toi-même. 5.15 Mais
si vous vous mordez et vous mangez les uns les autres, prenez garde que
vous ne soyez détruits les uns par les autres. 5.16 Je dis
donc : Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point les désirs de
la chair ; 5.17 car la
chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de
contraires à ceux de la chair, et ces deux choses sont opposées l’une à
l’autre ; afin que vous ne fassiez point les choses que vous voudriez. 5.18 Que si
vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi. 5.19 Or les
œuvres de la chair sont manifestes, savoir : l’impudicité, l’impureté,
la dissolution, 5.20
l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les
animosités, les disputes, les divisions, les sectes, 5.21 les
envies, les meurtres, l’ivrognerie, les débauches, et les choses
semblables à celles-là, dont je vous prédis, comme je vous l’ai déjà
dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le
royaume de Dieu. 5.22 Mais
le fruit de l’Esprit, c’est la charité, la joie, la paix, la patience,
la douceur, la bonté, la fidélité, la bénignité, la tempérance. 5.23 Contre
ces choses-là, il n’y a point de loi. 5.24 Or
ceux qui sont à Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses
désirs. 5.25 Si
nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit. 5.26 Ne
recherchons point la vaine gloire, en nous provoquant les uns les
autres, et en nous portant envie les uns aux autres. ▲6.1 Frères, si même quelqu’un
est surpris en quelque chute, vous qui êtes spirituels, redressez-le
avec un esprit de douceur ; et prends garde à toi-même, de peur que tu
ne sois aussi tenté. 6.2 Portez
les fardeaux les uns des autres, et accomplissez ainsi la loi de Christ. 6.3 Car si
quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il se
séduit lui-même ; 6.4 mais
que chacun éprouve sa propre œuvre, et alors il pourra se glorifier,
mais en lui-même seulement, et non par rapport à autrui ; 6.5 car
chacun portera son propre fardeau. 6.6 Que
celui à qui on enseigne la parole fasse part de tous ses biens à celui
qui l’enseigne. 6.7 Ne vous
abusez point ; on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme aura
semé, il le moissonnera aussi ; 6.8 parce
que celui qui sème pour sa chair, moissonnera de la chair la corruption
; mais celui qui sème pour l’Esprit, moissonnera de l’Esprit la vie
éternelle. 6.9 Ne nous
lassons point de faire le bien ; car nous moissonnerons en son temps,
si nous ne nous relâchons pas. 6.10 Ainsi
donc, pendant que nous en avons le temps, faisons du bien à tous ; mais
principalement aux domestiques de la foi. 6.11 Vous
voyez quelle grande lettre je vous ai écrite de ma propre main. 6.12 Tous
ceux qui veulent se rendre agréables dans ce qui regarde la chair, ne
vous contraignent d’être circoncis qu’afin de n’être pas persécutés
pour la croix de Christ. 6.13 Car
ceux-là même qui sont circoncis ne gardent point la loi ; mais ils
veulent que vous soyez circoncis, afin de se glorifier dans votre chair. 6.14 Mais
pour moi, qu’il ne m’arrive pas de me glorifier en autre chose qu’en la
croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par laquelle le monde est
crucifié à mon égard, et moi à l’égard du monde. 6.15 Car la
circoncision n’est rien, ni l’incirconcision, mais être une nouvelle
créature est tout. 6.16 Et
pour tous ceux qui suivront cette règle, que la paix et la miséricorde
soient sur eux, et sur l’Israël de Dieu. 6.17
Désormais, que personne ne me fasse de la peine ; car je porte sur mon
corps les marques du Seigneur Jésus. 6.18
Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec votre
esprit. Amen !