▲1.1 Commencement de l’Évangile
de Jésus-Christ, Fils de Dieu. 1.2 Selon
qu’il est écrit dans Ésaïe, le prophète : Voici, j’envoie devant ta
face mon messager qui préparera ton chemin ; 1.3 voix de
celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur,
aplanissez ses sentiers, 1.4 Jean
parut, baptisant, dans le désert, et prêchant un baptême de repentance
pour la rémission des péchés. 1.5 Et tout
le pays de Judée et tous les habitants de Jérusalem sortaient vers lui,
et ils étaient baptisés par lui, dans le fleuve du Jourdain, en
confessant leurs péchés. 1.6 Et Jean
était vêtu de poils de chameau et d’une ceinture de cuir autour de ses
reins ; et il mangeait des sauterelles et du miel sauvage. 1.7 Et il
prêchait, en disant : Il vient après moi Celui qui est plus puissant
que moi, duquel je ne suis pas digne de délier, en me baissant, la
courroie de ses souliers. 1.8 Moi, je
vous ai baptisés d’eau ; mais lui vous baptisera d’Esprit-Saint. 1.9 Et il
arriva en ces jours-là que Jésus vint de Nazareth de Galilée, et il fut
baptisé dans le Jourdain par Jean. 1.10 Et
aussitôt, comme il remontait de l’eau, il vit les cieux se fendre, et
l’Esprit comme une colombe descendre sur lui ; 1.11 et il
y eut une voix des cieux : Tu es mon Fils bien-aimé, en toi je me
complais. 1.12 Et
aussitôt l’Esprit le pousse au désert. 1.13 Et il
fut dans le désert, quarante jours tenté par Satan ; et il était parmi
les bêtes sauvages ; et les anges le servaient. 1.14 Et
après que Jean eut été livré, Jésus alla dans la Galilée, prêchant
l’Évangile de Dieu, 1.15 et
disant : Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche ;
repentez-vous, et croyez à l’Évangile. 1.16 Et
comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André,
frère de Simon, qui jetaient leurs filets dans la mer, car ils étaient
pêcheurs. 1.17 Alors
Jésus leur dit : Venez, suivez-moi, et je vous ferai devenir pêcheurs
d’hommes. 1.18 Et
aussitôt, laissant les filets, ils le suivirent. 1.19 Et
passant un peu plus avant, il vit Jacques, fils de Zébédée, et Jean son
frère, qui, eux aussi, étaient dans la barque, arrangeant les filets. 1.20 Et
aussitôt il les appela ; et laissant Zébédée leur père dans la barque,
avec les ouvriers, ils le suivirent. 1.21 Et ils
viennent à Capernaüm ; et aussitôt étant entré dans la synagogue, le
jour du sabbat, il enseignait. 1.22 Et ils
étaient frappés de sa doctrine, car il les enseignait comme ayant
autorité, et non pas comme les scribes. 1.23 Et à
ce moment, il y avait dans leur synagogue un homme ayant un esprit
impur, et il s’écria, 1.24 disant
: Qu’y a-t-il entre toi et nous, Jésus, Nazarénien ? Es-tu venu pour
nous perdre ? Nous savons qui tu es : le Saint de Dieu ! 1.25 Mais
Jésus le réprimanda, en disant : Tais-toi, et sors de lui ! 1.26 Alors
l’esprit impur l’ayant agité avec violence et ayant jeté de grands
cris, sortit de lui. 1.27 Et ils
furent tous terrifiés, de sorte qu’ils discutaient entre eux :
Qu’est-ce que ceci ? Un enseignement nouveau avec autorité ! Il
commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. 1.28 Et sa
renommée se répandit aussitôt de tous côtés, dans toute la contrée
voisine de la Galilée. 1.29 Et
aussitôt, étant sortis de la synagogue, ils allèrent avec Jacques et
Jean dans la maison de Simon et d’André. 1.30 Or, la
belle-mère de Simon était couchée, malade de la fièvre, et aussitôt ils
lui parlent d’elle. 1.31 Et
s’étant approché, il la fit lever, l’ayant prise par la main ; et la
fièvre la quitta, et elle les servait. 1.32 Mais
le soir étant venu, lorsque le soleil se fut couché, on lui amenait
tous ceux qui étaient malades et les démoniaques ; 1.33 et
toute la ville était rassemblée à la porte. 1.34 Et il
guérit beaucoup de malades de diverses maladies, et chassa beaucoup de
démons ; et il ne permettait pas aux démons de parler, parce qu’ils le
connaissaient. 1.35 Et le
matin, comme il faisait fort obscur, s’étant levé, il sortit, et s’en
alla dans un lieu désert, et là il priait. 1.36 Et
Simon et ceux qui étaient avec lui, allèrent à sa recherche ; 1.37 et ils
le trouvèrent ; et ils lui disent : Tous te cherchent. 1.38 Et il
leur dit : Allons ailleurs, dans les bourgades prochaines, afin que là
aussi je prêche ; car c’est pour cela que je suis sorti. 1.39 Et il
allait par toute la Galilée, prêchant dans leurs synagogues et chassant
les démons. 1.40 Et un
lépreux vient à lui, le suppliant et se jetant à ses genoux, et lui
disant : Si tu veux, tu peux me purifier. 1.41 Et
Jésus, ému de compassion, étendant sa main le toucha, et lui dit : Je
le veux, sois purifié. 1.42 Et
aussitôt la lèpre le quitta, et il fut purifié. 1.43 Et
Jésus lui parlant sévèrement, le renvoya aussitôt, 1.44 et lui
dit : Garde-toi d’en rien dire à personne, mais va, montre-toi au
sacrificateur, et offre au sujet de ta purification ce que Moïse a
commandé, pour leur être en témoignage. 1.45 Mais
lui, étant sorti, se mit à beaucoup publier et à divulguer l’affaire ;
en sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville,
mais il se tenait dehors, dans des lieux déserts, et on venait à lui de
toutes parts. ▲2.1 Et Jésus étant de nouveau
entré dans Capernaüm quelques jours après, on ouït dire qu’il était
dans une maison. 2.2 Et
aussitôt beaucoup de gens s’y assemblèrent, tellement que même l’espace
qui était devant la porte ne les pouvait plus contenir ; et il leur
annonçait la parole. 2.3 Et ils
viennent, amenant vers lui un paralytique, porté par quatre hommes. 2.4 Et
comme ils ne pouvaient l’amener jusqu’à lui à cause de la foule, ils
découvrirent le toit à l’endroit où il était, et, après y avoir fait
une ouverture, ils descendent le lit sur lequel le paralytique était
couché. 2.5 Et
Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : Mon enfant, tes péchés
sont pardonnés. 2.6 Or
quelques-uns des scribes étaient là assis et raisonnant dans leurs
cœurs : 2.7
Pourquoi celui-ci parle-t-il ainsi ? Il blasphème ! Qui peut pardonner
les péchés, si ce n’est Dieu seul ? 2.8 Et
aussitôt Jésus ayant connu, par son esprit, qu’ils raisonnaient ainsi
en eux-mêmes, leur dit : Pourquoi faites-vous ces raisonnements dans
vos cœurs ? 2.9 Lequel
est le plus facile, de dire au paralytique : Tes péchés sont pardonnés
; ou de dire : Lève-toi, prends ton lit, et t’en va ? 2.10 Or,
afin que vous sachiez que le fils de l’homme a, sur la terre, le
pouvoir de pardonner les péchés, 2.11 Je te
dis (dit-il au paralytique) : Lève-toi, prends ton lit, et t’en va dans
ta maison ! 2.12 Et
aussitôt il se leva, et ayant pris son lit, il sortit en présence de
tous ; de sorte qu’ils étaient tous dans l’étonnement et glorifiaient
Dieu, disant : Jamais nous n’avons vu chose pareille. 2.13 Et il
sortit et retourna au bord de la mer ; et toute la foule venait. À lui,
et il les enseignait. 2.14 Et, en
passant, il vit Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des péages, et il
lui dit : Suis-moi. Et s’étant levé, il le suivit. 2.15 Et il
arriva qu’il était à table dans sa maison, et beaucoup de péagers et de
pécheurs étaient aussi à table avec Jésus et ses disciples ; car ils
étaient nombreux, et ils le suivaient, 2.16 ainsi
que des scribes d’entre les pharisiens. Et voyant qu’il mangeait avec
les péagers et les pécheurs, ils disaient à ses disciples : Pourquoi
mange-t-il et boit-il avec les péagers et les pécheurs ? 2.17 Et
Jésus, l’ayant entendu, leur dit : Ceux qui sont en santé n’ont pas
besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal. Je ne suis pas venu
appeler des justes, mais des pécheurs. 2.18 Et les
disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient ; et ils viennent à Jésus
et lui disent : Pourquoi les disciples de Jean et ceux des pharisiens
jeûnent-ils, tandis que tes disciples ne jeûnent point ? 2.19 Et
Jésus leur dit : Les amis de l’époux peuvent-ils jeûner pendant que
l’époux est avec eux ? Tout le temps qu’ils ont l’époux avec eux ils ne
peuvent jeûner. 2.20 Mais
les jours viendront que l’époux leur sera ôté, et alors ils jeûneront
en ce jour-là. 2.21
Personne ne coud une pièce de drap neuf à un vieil habit ; autrement la
pièce neuve emporte une partie du vieux drap, et la déchirure devient
pire. 2.22 Et
personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement le
vin rompra les outres, et le vin et les outres sont perdus ; mais du
vin nouveau se met dans des outres neuves. 2.23 Et il
arriva qu’il passait par les blés le jour du sabbat, et ses disciples,
chemin faisant, se mirent à arracher des épis. 2.24 Et les
pharisiens lui disaient : Regarde ! Pourquoi font-ils le jour du sabbat
ce qui n’est pas permis ? 2.25 Et lui
leur dit : N’avez-vous jamais lu ce que fit David, quand il fut dans le
besoin, et qu’il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui ? 2.26
Comment il entra dans la maison de Dieu, du temps d’Abiathar souverain
sacrificateur, et mangea les pains de proposition, qu’il n’est permis
de manger qu’aux sacrificateurs, et en donna aussi à ceux qui étaient
avec lui ? 2.27 Et il
leur disait : Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme
pour le sabbat ; 2.28 en
sorte que le fils de l’homme est Seigneur même du sabbat. ▲3.1 Et il entra de nouveau dans
une synagogue, et il y avait là un homme qui avait la main desséchée. 3.2 Et ils
l’observaient pour voir si, le jour du sabbat, il le guérirait, afin de
l’accuser. 3.3 Et il
dit à l’homme qui avait la main sèche : Lève-toi et viens ici au milieu. 3.4 Puis il
leur dit : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de
faire du mal ? De sauver une vie ou de tuer ? Mais eux se taisaient. 3.5 Et
après avoir porté ses regards sur eux tout autour avec colère, étant
attristé de l’endurcissement de leur cœur, il dit à l’homme : Étends ta
main. Et il l’étendit, et sa main fut guérie. 3.6 Et les
pharisiens étant sortis tinrent aussitôt conseil contre lui avec les
hérodiens, afin de le faire périr. 3.7 Et
Jésus se retira avec ses disciples vers la mer ; et une grande
multitude le suivit de la Galilée et de la Judée 3.8 et de
Jérusalem et de l’Idumée et d’au-delà le Jourdain et des environs de
Tyr et de Sidon, une grande multitude, entendant parler de tout ce
qu’il faisait, vint à lui. 3.9 Et il
dit à ses disciples qu’il y eût une petite barque toute prête pour lui,
à cause de la multitude, afin qu’elle ne le pressât pas. 3.10 Car il
en guérissait beaucoup ; de sorte que tous ceux qui avaient des maux se
jetaient sur lui pour le toucher. 3.11 Et les
esprits impurs, quand ils le voyaient, se prosternaient devant lui, et
s’écriaient : Tu es le Fils de Dieu. 3.12 Et il
leur défendait expressément de le faire connaître. 3.13 Et il
monte sur la montagne, et appelle à lui ceux qu’il voulait, et ils
vinrent vers lui ; 3.14 et il
en établit douze, afin qu’ils fussent avec lui, afin qu’il les envoyât
pour prêcher 3.15 et
pour avoir la puissance de chasser les démons. 3.16 Et il
établit les douze : Simon, à qui il donna le nom de Pierre ; 3.17 et
Jacques, fils de Zébédée, et Jean, frère de Jacques, auxquels il donna
le nom de Boanergès, c’est-à-dire fils du tonnerre ; 3.18 et
André, et Philippe, et Barthélemi, et Matthieu, et Thomas, et Jacques
fils d’Alphée, et Thaddée, et Simon le Cananéen ; 3.19 et
Judas Iscariot, celui qui aussi le livra. 3.20 Et il
se rend dans une maison, et une multitude s’assemble de nouveau, de
sorte qu’ils ne pouvaient pas même prendre leur repas. 3.21 Et ses
proches, ayant appris cela, sortirent pour se saisir de lui ; car ils
disaient : Il est hors de sens. 3.22 Et les
scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : Il a Béelzébul,
et c’est par le prince des démons qu’il chasse les démons. 3.23 Et les
ayant appelés à lui, il leur disait en paraboles : Comment Satan
peut-il chasser Satan ? 3.24 Et si
un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume-là ne peut pas
subsister. 3.25 Et si
une maison est divisée contre elle-même, cette maison-là ne pourra pas
subsister. 3.26 Et si
Satan s’élève contre lui-même et est divisé, il ne peut subsister, mais
il touche à sa fin. 3.27 Mais
personne ne peut entrer dans la maison de l’homme fort, et piller son
bien, s’il n’a auparavant lié l’homme fort ; et alors il pillera sa
maison. 3.28 En
vérité je vous dis que tous les péchés seront pardonnés aux fils des
hommes, et tous les blasphèmes qu’ils auront pu proférer ; 3.29 mais
celui qui aura blasphémé contre l’Esprit-Saint, n’obtiendra jamais de
pardon ; mais il est coupable d’un péché éternel. 3.30 C’est
qu’ils disaient : Il a un esprit impur. 3.31 Et sa
mère et ses frères viennent ; et se tenant dehors, ils envoyèrent vers
lui pour l’appeler ; et une foule était assise autour de lui. 3.32 Et on
lui dit : Voici, ta mère et tes frères et tes sœurs sont dehors qui te
cherchent. 3.33 Et
répondant, il leur dit : Qui est ma mère et qui sont mes frères ? 3.34 Et,
portant ses regards tout à l’entour sur ceux qui étaient assis en
cercle autour de lui, il dit : Voici ma mère et mes frères. 3.35
Quiconque fera la volonté de Dieu, celui-là est mon frère et ma sœur,
et ma mère. ▲4.1 Et de nouveau il se mit à
enseigner près de la mer. Et une grande foule se rassemble auprès de
lui ; de sorte qu’étant monté dans la barque, il était assis en mer, et
toute la foule était près de la mer, sur le rivage. 4.2 Et il
leur enseignait beaucoup de choses par des paraboles, et il leur disait
dans son enseignement : 4.3 Écoutez
: Voici, le semeur sortit pour semer. 4.4 Et il
arriva, comme il semait, qu’une partie de la semence tomba le long du
chemin ; et les oiseaux vinrent et la mangèrent. 4.5 Et une
autre partie tomba sur un endroit rocailleux, où elle n’avait pas
beaucoup de terre ; et aussitôt elle leva, parce qu’elle n’avait pas
une terre profonde ; 4.6 et
quand le soleil se fut levé, elle fut brûlée, et, parce qu’elle n’avait
point de racine, elle sécha. 4.7 Et une
autre partie tomba parmi les épines, et les épines montèrent et
l’étouffèrent, et elle ne donna point de fruit. 4.8 Et une
autre partie tomba dans la bonne terre, et elle donnait du fruit, qui
montait et croissait ; et elle rapportait jusqu’à trente, et jusqu’à
soixante, et jusqu’à cent. 4.9 Et il
disait : Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende. 4.10 Et
quand il fut en particulier, ceux qui étaient autour de lui, avec les
douze, l’interrogeaient sur les paraboles. 4.11 Et il
leur disait : C’est à vous qu’a été donné le mystère du royaume de Dieu
; mais à ceux qui sont dehors, tout arrive sous forme de paraboles ; 4.12 afin
qu’en regardant, ils regardent et ne voient point ; et qu’en entendant,
ils entendent et ne comprennent point, de peur qu’ils ne se
convertissent et qu’il ne leur soit pardonné. 4.13 Et il
leur dit : Vous ne savez pas le sens de cette parabole ! Et comment
connaîtrez-vous toutes les paraboles ? 4.14 Le
semeur sème la parole. 4.15 Mais
ceux-ci sont le long du chemin, où la parole est semée ; et lorsqu’ils
l’ont entendue, Satan vient aussitôt et enlève la parole semée en eux. 4.16 Et
ceux-ci, de même, reçoivent la semence dans des endroits rocailleux,
eux qui, lorsqu’ils ont entendu la parole, la reçoivent aussitôt avec
joie, 4.17 et ils
n’ont point de racine en eux-mêmes mais ne sont que pour un temps ;
puis, une affliction ou une persécution survenant à cause de la parole,
ils y trouvent aussitôt une occasion de chute. 4.18 Et
d’autres sont ceux qui reçoivent la semence parmi les épines ; ce sont
ceux qui ont entendu la parole ; 4.19 et les
soucis du siècle et la séduction des richesses et les convoitises des
autres choses les envahissant, étouffent la parole, et elle devient
infructueuse. 4.20 Et
ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre, ce sont ceux qui
entendent la parole et la reçoivent et portent du fruit, à raison de
trente et de soixante et de cent. 4.21 Et il
leur disait : Apporte-t-on la lampe pour la placer sous le boisseau ou
sous le lit ? N’est-ce pas pour la placer sur le pied de lampe ? 4.22 Car
rien n’est secret si ce n’est pour être manifesté, et rien n’a été
caché qu’afin de venir en évidence. 4.23 Si
quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende. 4.24 Et il
leur disait : Prenez garde à ce que vous entendez. De la même mesure
dont vous aurez mesuré, il vous sera mesuré, et il vous sera ajouté
davantage. 4.25 Car à
celui qui a, il lui sera donné ; et à celui qui n’a pas, cela même
qu’il a lui sera ôté. 4.26 Et il
disait : Il en est du royaume de Dieu comme quand un homme a jeté la
semence en terre ; 4.27 soit
qu’il dorme, soit qu’il veille, la nuit et le jour, la semence germe et
croît, lui-même ne sait pas comment. 4.28
D’elle-même la terre produit, premièrement l’herbe, puis l’épi, puis le
blé tout formé dans l’épi. 4.29 Et
quand le fruit est mûr, aussitôt il y met la faucille, parce que la
moisson est venue. 4.30 Et il
disait : À quoi comparerons-nous le royaume de Dieu ? Ou par quelle
parabole le représenterons-nous ? 4.31 Il en
est comme d’un grain de sénevé, qui, lorsqu’on le sème en terre, est la
plus petite de toutes les semences qui sont sur la terre ; 4.32 mais
qui, lorsqu’on l’a semé, monte et devient plus grand que tous les
légumes, et pousse de grandes branches ; de sorte que les oiseaux du
ciel peuvent habiter sous son ombre. 4.33 Et par
beaucoup de paraboles semblables, il leur annonçait la parole, selon
qu’ils pouvaient entendre. 4.34 Et il
ne leur parlait point sans paraboles ; mais, en particulier, il
expliquait tout à ses disciples. 4.35 Et il
leur dit ce jour-là, quand le soir fut venu : Passons à l’autre bord. 4.36 Et
ayant quitté la foule, ils le prennent avec eux tel qu’il était dans la
barque. Et il y avait aussi d’autres barques avec lui. 4.37 Et il
s’élève un grand tourbillon de vent, et les vagues se jetaient dans la
barque, de sorte que la barque s’emplissait déjà. 4.38 Et il
était, lui, à la poupe, dormant sur l’oreiller. Et ils le réveillent et
lui disent : Maître, ne te soucies-tu point de ce que nous périssons ! 4.39 Et
s’étant réveillé, il réprimanda le vent, et dit à la mer : Fais
silence, tais-toi ! Et le vent s’apaisa, et il se fit un grand calme. 4.40 Et il
leur dit : Pourquoi avez-vous ainsi peur ? Comment n’avez-vous point de
foi ? 4.41 Et ils
furent saisis d’une fort grande crainte, et ils se disaient l’un à
l’autre : Qui est donc celui-ci, que le vent même et la mer lui
obéissent ? ▲5.1 Et ils arrivèrent à l’autre
bord de la mer, dans la contrée des Gadaréniens. 5.2 Et
quand il fut sorti de la barque, aussitôt un homme possédé d’un esprit
impur, sortant des sépulcres, vint au-devant de lui. 5.3 Il
avait sa demeure dans les sépulcres, et personne ne pouvait plus le
lier, pas même avec une chaîne ; 5.4 car
souvent, il avait été lié de ceps aux pieds et de chaînes, et il avait
rompu les chaînes et brisé les ceps ; et personne ne pouvait le dompter
; 5.5 et il
était continuellement, nuit et jour, dans les sépulcres et sur les
montagnes, criant, et se meurtrissant avec des pierres. 5.6 Et
ayant vu Jésus de loin, il accourut et se prosterna devant lui ; 5.7 et
criant à haute voix, il dit : Qu’y a-t-il entre moi et toi, Jésus, Fils
du Dieu très-haut ? Je t’adjure par Dieu, de ne me point tourmenter. 5.8 Car il
lui disait : Esprit impur, sors de cet homme. 5.9 Et il
lui demandait : Quel est ton nom ? Et il dit : Mon nom est Légion ; car
nous sommes plusieurs. 5.10 Et il
le priait fort de ne pas les envoyer hors de la contrée. 5.11 Or, il
y avait là, vers la montagne, un grand troupeau de pourceaux qui
paissait ; 5.12 et les
démons le prièrent, disant : Envoie-nous dans les pourceaux, afin que
nous entrions en eux. Et il le leur permit. 5.13 Et les
esprits impurs étant sortis, entrèrent dans les pourceaux, et le
troupeau s’élança avec impétuosité en bas la pente, dans la mer, au
nombre d’environ deux mille, et ils furent noyés dans la mer. 5.14 Et
ceux qui les paissaient s’enfuirent et répandirent la nouvelle dans la
ville et dans les campagnes. 5.15 Et les
gens sortirent pour voir ce qui était arrivé. Et ils viennent vers
Jésus et ils considèrent le démoniaque, assis, vêtu, et dans son bon
sens, lui qui avait eu la légion ; et ils furent remplis de crainte. 5.16 Et
ceux qui l’avaient vu leur racontèrent ce qui était arrivé au
démoniaque et à l’égard des pourceaux. 5.17 Et ils
se mirent à le prier de se retirer de leur territoire. 5.18 Et
comme il montait dans la barque, celui qui avait été démoniaque le
priait de lui permettre d’être avec lui. 5.19 Et il
ne le lui permit pas, mais il lui dit : Va-t’en dans ta maison, vers
les tiens, et raconte-leur quelles grandes choses le Seigneur t’a
faites et comment il a eu pitié de toi. 5.20 Et il
s’en alla et se mit à publier dans la Décapole quelles grandes choses
Jésus lui avait faites ; et tous étaient dans l’admiration. 5.21 Et
Jésus ayant de nouveau passé à l’autre bord, dans la barque, une grande
foule s’assembla auprès de lui ; et il était au bord de la mer. 5.22 Et
l’un des chefs de la synagogue, nommé Jaïrus, vient, et le voyant, il
se jette à ses pieds ; 5.23 et il
le prie instamment, disant : Ma petite fille est à l’extrémité ; je te
prie de venir lui imposer les mains, afin qu’elle soit sauvée, et
qu’elle vive. 5.24 Et il
s’en alla avec lui. Et une grande foule le suivait, et elle le pressait. 5.25 Et une
femme qui avait une perte de sang depuis douze ans, 5.26 et qui
avait beaucoup souffert de nombreux médecins, et qui avait dépensé tout
son bien sans en retirer aucun profit, mais était allée plutôt en
empirant, 5.27 comme
elle avait ouï parler de Jésus, étant venue dans la foule, elle toucha,
par derrière, son vêtement ; 5.28 car
elle disait : Si seulement je touche ses vêtements, je serai sauvée. 5.29 Et
aussitôt l’écoulement de son sang s’arrêta ; et elle connut en son
corps qu’elle était guérie de ce mal. 5.30 Et
aussitôt Jésus, ayant connu en lui-même qu’une puissance était sortie
de lui, s’étant retourné dans la foule, disait : Qui a touché mes
vêtements ? 5.31 Et ses
disciples lui disaient : Tu vois que la foule te presse, et tu dis :
Qui est-ce qui m’a touché ? 5.32 Et il
regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. 5.33 Or la
femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint et
se jeta à ses pieds et lui dit toute la vérité. 5.34 Mais
il lui dit : Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix, et sois guérie
de ton mal. 5.35 Comme
il parlait encore, on vient de chez le chef de la synagogue en disant :
Ta fille est morte : pourquoi fatigues-tu encore le Maître ? 5.36 Mais
Jésus, sans faire attention à la parole qu’on disait, dit au chef de la
synagogue : Ne crains point, crois seulement. 5.37 Et il
ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre et à
Jacques et à Jean, le frère de Jacques. 5.38 Et ils
arrivent à la maison du chef de la synagogue, et il voit du tumulte et
des gens qui pleuraient et se lamentaient beaucoup. 5.39 Et
étant entré, il leur dit : Pourquoi faites-vous du bruit et
pleurez-vous ? L’enfant n’est pas morte, mais elle dort. 5.40 Et ils
se moquaient de lui. Mais lui, les ayant tous mis dehors, prend le père
de l’enfant et la mère et ceux qui étaient avec lui, et il entre là où
était l’enfant. 5.41 Et
ayant pris la main de l’enfant, il lui dit : Talitha koumi, ce qui
signifie : Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! 5.42 Et
aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher, car elle était
âgée de douze ans. Et ils furent saisis d’une grande stupéfaction. 5.43 Et il
leur commanda fortement que personne ne le sût ; et il dit qu’on lui
donnât à manger. ▲6.1 Et il partit de là ; et il
vient dans sa patrie, et ses disciples le suivent. 6.2 Et
quand le sabbat fut venu, il se mit à enseigner dans la synagogue. Et
la plupart, en l’entendant, étaient dans l’étonnement et disaient :
D’où viennent ces choses à celui-ci ? Et quelle est cette sagesse qui a
été donnée à celui-ci, que de tels miracles se fassent par ses mains ? 6.3
Celui-ci n’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de
Jacques, et de Josès, et de Jude, et de Simon ? Et ses sœurs ne
sont-elles pas ici parmi nous ? Et il était pour eux une occasion de
chute. 6.4 Mais
Jésus leur disait : Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie, et
parmi ses parents et dans sa maison. 6.5 Et il
ne put faire là aucun miracle, si ce n’est qu’ayant imposé les mains à
un petit nombre de malades, il les guérit. 6.6 Et il
s’étonna de leur incrédulité. Et il parcourait les bourgades
d’alentour, en enseignant. 6.7 Et il
appelle à lui les douze. Et il se mit à les envoyer deux à deux, et il
leur donnait pouvoir sur les esprits impurs. 6.8 Et il
leur ordonna de ne rien prendre pour le chemin, si ce n’est un bâton
seulement ; ni pain, ni sac, ni monnaie dans leur ceinture ; 6.9 mais
d’être chaussés de sandales, et de ne pas porter deux tuniques. 6.10 Et il
leur disait : Partout où vous serez entrés dans une maison, demeurez-y
jusqu’à ce que vous partiez de là. 6.11 Et en
tout lieu où l’on ne vous recevra pas et où l’on ne vous écoutera pas,
sortant de là, secouez la poussière qui est sous vos pieds, pour leur
être en témoignage. 6.12 Et
étant partis, ils prêchèrent qu’on se repentit. 6.13 Et ils
chassaient beaucoup de démons et oignaient d’huile beaucoup de malades,
et ils les guérissaient. 6.14 Et le
roi Hérode en entendit parler, car le nom de Jésus était devenu
célèbre. Et il disait : Jean, celui qui baptisait, est ressuscité
d’entre les morts ; et c’est pour cela que les puissances miraculeuses
agissent en lui. 6.15 Mais
d’autres disaient : C’est Élie ; et d’autres disaient : C’est un
prophète comme l’un des prophètes. 6.16 Mais
Hérode, l’ayant ouï, disait : Ce Jean que moi j’ai fait décapiter,
c’est lui qui est ressuscité ! 6.17 Car
Hérode lui-même avait envoyé prendre Jean, et l’avait fait lier en
prison, à cause d’Hérodias, la femme de Philippe, son frère, parce
qu’il l’avait épousée. 6.18 Car
Jean disait à Hérode : Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton
frère. 6.19 Or,
Hérodias s’acharnait après lui et elle voulait le faire mourir, mais
elle ne le pouvait ; 6.20 car
Hérode craignait Jean, le connaissant pour un homme juste et saint ; et
il le gardait, et, après l’avoir entendu, il était perplexe sur
plusieurs points, et il l’écoutait volontiers. 6.21
Cependant un jour favorable étant arrivé, lorsque Hérode, pour
l’anniversaire de sa naissance, donna un festin à ses grands et aux
chefs militaires et aux principaux de la Galilée, 6.22 et la
fille d’Hérodias elle-même étant entrée et ayant dansé, plut à Hérode
et à ses convives. Et le roi dit à la jeune fille : Demande-moi tout ce
que tu voudras et je te le donnerai : 6.23 Et il
lui dit avec serment : Ce que tu demanderas, je te le donnerai, jusqu’à
la moitié de mon royaume. 6.24 Et,
étant sortie, elle dit à sa mère : Que demanderai-je ? Elle répondit :
La tête de Jean-Baptiste. 6.25 Et
étant aussitôt rentrée avec empressement vers le roi, elle fit sa
demande, disant : Je veux que tu me donnes, à l’instant, sur un plat,
la tête de Jean-Baptiste. 6.26 Et le
roi devint fort triste ; mais à cause de ses serments, et de ses
convives, il ne voulut pas la repousser. 6.27 Et
aussitôt ayant envoyé un garde, le roi commanda d’apporter la tête de
Jean. 6.28 Le
garde, s’en étant allé, le décapita dans la prison ; et il apporta sa
tête sur un plat et la donna à la jeune fille, et la jeune fille la
donna à sa mère. 6.29 Et les
disciples de Jean, l’ayant appris, vinrent et emportèrent son cadavre,
et le mirent dans un sépulcre. 6.30 Et les
apôtres se rassemblent auprès de Jésus ; et ils lui racontèrent tout ce
qu’ils avaient fait et tout ce qu’ils avaient enseigné. 6.31 Et il
leur dit : Venez, vous seuls, à l’écart dans un lieu désert, et
reposez-vous un peu. En effet, les allants et venants étaient nombreux,
et ils n’avaient pas même le temps de manger. 6.32 Et ils
s’en allèrent sur la barque dans un lieu désert à l’écart. 6.33 Et
beaucoup de gens les virent partir et connurent où ils allaient, et ils
accoururent là à pied de toutes les villes, et ils les devancèrent. 6.34 Et
Jésus, étant sorti, vit une grande foule, et il fut touché de
compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont
point de berger, et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses. 6.35 Et
comme l’heure était déjà avancée, ses disciples s’étant approchés lui
disaient : Ce lieu est désert, et l’heure est déjà avancée ; 6.36
renvoie-les, afin qu’ils aillent dans les campagnes et dans les bourgs
des environs, et qu’ils s’achètent de quoi manger. 6.37 Mais
lui, répondant, leur dit : Donnez-leur vous-mêmes à manger. Et ils lui
disent : Irons-nous acheter pour deux cents deniers de pain, et leur
donnerons-nous à manger ? 6.38 Mais
il leur dit : Combien avez-vous de pains ? Allez, voyez. Et après s’en
être enquis, ils disent : Cinq, et deux poissons. 6.39 Et il
leur commanda de les faire tous asseoir par groupes sur l’herbe verte ; 6.40 et ils
s’assirent par rangées de cent et de cinquante. 6.41 Et
prenant les cinq pains et les deux poissons, levant les yeux au ciel,
il prononça la bénédiction, et rompit les pains, et il les donnait aux
disciples, afin qu’ils les leur présentassent. Et il partagea les deux
poissons entre tous. 6.42 Et
tous mangèrent et furent rassasiés. 6.43 Et
l’on emporta douze paniers pleins des morceaux, et de ce qui restait
des poissons. 6.44 Et
ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes. 6.45 Et
aussitôt, il obligea ses disciples à monter dans la barque et à passer
avant lui sur l’autre rive, vers Bethsaïda, pendant que lui-même
renvoie la foule. 6.46 Et
quand il les eut congédiés, il s’en alla sur la montagne pour prier. 6.47 Et
comme le soir était venu, la barque était au milieu de la mer et lui
était seul à terre. 6.48 Et
voyant qu’ils se tourmentaient à ramer, car le vent leur était
contraire, il vient à eux environ la quatrième veille de la nuit,
marchant sur la mer. Et il voulait les devancer ; 6.49 mais
eux, le voyant marcher sur la mer, crurent que c’était un fantôme, et
ils poussèrent des cris. 6.50 Car
tous le virent, et ils furent troublés. Mais lui aussitôt leur parla,
et leur dit : Rassurez-vous, c’est moi, n’ayez point peur. 6.51 Et il
monta vers eux dans la barque, et le vent cessa, et ils furent
stupéfaits en eux-mêmes au-delà de toute mesure. 6.52 Car
ils n’avaient pas compris au sujet des pains, mais leur cœur était
endurci. 6.53 Et
traversant la mer en se dirigeant vers la terre, ils arrivèrent dans la
contrée de Génézareth, et ils abordèrent. 6.54 Et
quand ils furent sortis de la barque, les gens le reconnaissant
aussitôt, 6.55
coururent dans toute la contrée d’alentour, et se mirent à amener de
tous côtés sur leurs lits ceux qui étaient malades, partout où ils
entendaient dire qu’il était. 6.56 Et en
quelque lieu qu’il entrât, dans les bourgs, ou dans les villes, ou dans
les campagnes, on mettait les malades dans les places publiques, et on
le priait qu’ils pussent toucher ne fût-ce que le bord de son vêtement
; et tous ceux qui le touchaient étaient sauvés. ▲7.1 Et les pharisiens et
quelques-uns des scribes, qui étaient venus de Jérusalem, s’assemblent
auprès de lui. 7.2 Et
ayant vu quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des
mains souillées, c’est-à-dire non lavées,… 7.3 car les
pharisiens et tous les Juifs ne mangent point sans se laver les mains
avec le poing, observant la tradition des anciens ; 7.4 et au
retour de la place publique, ils ne mangent pas sans s’être purifiés.
Il y a encore beaucoup d’autres choses qu’ils ont reçues pour les
observer, comme les ablutions des coupes et des setiers et des vases
d’airain et des lits. 7.5 Et les
pharisiens et les scribes lui demandent : Pourquoi tes disciples ne
marchent-ils pas selon la tradition des anciens, mais prennent-ils
leurs repas avec des mains souillées ? 7.6 Mais il
leur dit : Ésaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites ; comme il
est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est fort
éloigné de moi. 7.7 Mais
c’est en vain qu’ils me rendent un culte, enseignant des doctrines qui
sont des commandements d’hommes. 7.8
Abandonnant le commandement de Dieu, vous retenez la tradition des
hommes. 7.9 Et il
leur disait : Vous annulez fort bien le commandement de Dieu, afin
d’observer votre tradition ! 7.10 Car
Moïse a dit : Honore ton père et ta mère ; » et : Que celui qui maudit
père ou mère soit mis à mort. 7.11 Mais
vous, vous dites : Si un homme dit à son père ou à sa mère : Ce dont tu
pourrais être assisté par moi est corban (c’est-à-dire une offrande), 7.12 vous
ne lui permettez plus de rien faire pour son père ou pour sa mère, 7.13
annulant la parole de Dieu par votre tradition que vous avez établie.
Et vous faites beaucoup d’autres choses semblables ! 7.14 Et
ayant de nouveau appelé à lui la foule, il leur disait : Écoutez-moi
tous, et comprenez : 7.15 Rien
de ce qui est hors de l’homme, et qui entre en lui, ne le peut souiller
; mais ce qui sort de l’homme, c’est là ce qui souille l’homme. 7.16 Si
quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! 7.17 Et
lorsqu’il fut entré dans une maison, loin de la foule, ses disciples
l’interrogeaient sur cette parabole. 7.18 Et il
leur dit : Vous aussi, vous êtes ainsi sans intelligence ? Ne
comprenez-vous pas que rien de ce qui du dehors entre dans l’homme ne
le peut souiller, 7.19 parce
que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre et sort au
lieu secret, qui purifie tous les aliments ? 7.20 Mais
il disait : Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui souille l’homme. 7.21 Car du
dedans, du cœur des hommes, sortent les mauvaises pensées, les
adultères, les fornications, les meurtres, 7.22 les
larcins, les cupidités, les méchancetés, la fraude, la dissolution,
l’œil envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. 7.23 Toutes
ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme. 7.24 Or
s’étant levé, il s’en alla de là dans le territoire de Tyr ; et étant
entré dans une maison, il voulait que personne ne le sût ; et il ne put
être caché ; 7.25 mais
aussitôt une femme, dont la petite fille avait un esprit impur, ayant
ouï parler de lui, vint et se jeta à ses pieds. 7.26 Or,
cette femme était grecque, syro-phénicienne de nation. Et elle le
priait de chasser le démon hors de sa fille. 7.27 Et il
lui disait : Laisse premièrement les enfants se rassasier ; car il
n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits
chiens. 7.28 Mais
elle répondit, et lui dit : Oui, Seigneur, aussi les petits chiens
mangent-ils, sous la table, des miettes des enfants. 7.29 Et il
lui dit : À cause de cette parole, va ; le démon est sorti de ta fille. 7.30 Et
s’en étant allée dans sa maison, elle trouva l’enfant couchée sur le
lit, et le démon sorti. 7.31 Et
étant sorti de nouveau du territoire de Tyr, il vint par Sidon, vers la
mer de Galilée, en traversant le territoire de la Décapole. 7.32 Et on
lui amène un sourd qui avait la parole empêchée ; et on le prie de lui
imposer les mains. 7.33 Et
l’ayant pris à part de la foule, il lui mit les doigts dans les
oreilles, et, avec de la salive, il lui toucha la langue. 7.34 Et,
levant les yeux au ciel, il soupira, et lui dit : Ephphata !
C’est-à-dire, ouvre-toi ! 7.35 Et ses
oreilles furent ouvertes et aussitôt sa langue fut déliée, et il
parlait très bien. 7.36 Et il
leur commanda de ne le dire à personne ; mais plus il le leur
commandait plus ils le publiaient. 7.37 Et ils
étaient frappés d’une stupéfaction extrême et disaient : Il a tout bien
fait ; il fait entendre même les sourds et parler les muets. ▲8.1 Comme en ces jours-là il y
avait de nouveau une grande foule, et qu’ils n’avaient rien à manger,
Jésus, ayant appelé à lui les disciples, leur dit : 8.2 J’ai
compassion de cette foule, car il y a déjà trois jours qu’ils restent
auprès de moi. et ils n’ont rien à manger. 8.3 Et si
je les renvoie à jeun dans leurs maisons, les forces leur manqueront en
chemin ; et quelques-uns d’entre eux sont venus de loin. 8.4 Et ses
disciples lui répondirent : Comment pourrait-on les rassasier de pains,
ici, dans le désert ? 8.5 Et il
leur demandait : Combien avez-vous de pains ? Et ils dirent : Sept. 8.6 Et il
commande à la foule de s’asseoir par terre ; et ayant pris les sept
pains, il les rompit après avoir rendu grâces, et il les donnait à ses
disciples, afin qu’ils les présentassent ; et ils les présentèrent à la
foule. 8.7 Et ils
avaient quelques petits poissons ; et les ayant bénis, il ordonna qu’on
les présentât aussi. 8.8 Et ils
mangèrent, et furent rassasiés ; et l’on emporta sept corbeilles
pleines des morceaux qui étaient restés. 8.9 Or, ils
étaient environ quatre mille ; et il les renvoya. 8.10 Et
aussitôt, étant monté dans la barque avec ses disciples, il alla dans
le territoire de Dalmanoutha. 8.11 Et les
pharisiens sortirent et se mirent à discuter avec lui, lui demandant,
pour le tenter, un signe qui vînt du ciel. 8.12 Et,
soupirant profondément en son esprit, il dit : Pourquoi cette race
demande-t-elle un signe ? En vérité, je vous dis qu’il ne sera point
donné de signe à cette race. 8.13 Et les
ayant laissés, il remonta dans la barque et passa à l’autre bord. 8.14 Et ils
avaient oublié de prendre des pains, et ils n’avaient qu’un seul pain
avec eux dans la barque. 8.15 Et il
leur donnait cet ordre, disant : Gardez-vous avec soin du levain des
pharisiens et du levain d’Hérode ! 8.16 Et ils
raisonnaient entre eux, disant : C’est parce que nous n’avons pas de
pains. 8.17 Et
Jésus, connaissant cela, leur dit : Pourquoi raisonnez-vous sur ce que
vous n’avez pas de pains ? Ne comprenez-vous point encore et êtes-vous
sans intelligence ? Avez-vous le cœur endurci ? 8.18 Ayant
des yeux, ne voyez-vous point ? Et ayant des oreilles, n’entendez-vous
point ? Et ne vous souvenez-vous pas ? 8.19 Quand
je rompis les cinq pains pour les cinq mille, combien remportâtes-vous
de paniers pleins de morceaux ? Ils lui disent : Douze. 8.20 Et
quand je rompis les sept pains pour les quatre mille, combien
remportâtes-vous de corbeilles pleines de morceaux ? Et ils disent :
Sept. 8.21 Et il
leur disait : Comment ne comprenez-vous pas ? 8.22 Et ils
viennent à Bethsaïda. Et on lui amène un aveugle, et on le prie de le
toucher. 8.23 Et
ayant pris la main de l’aveugle, il l’emmena hors de la bourgade ; et
après lui avoir mis de la salive sur les yeux, et lui avoir imposé les
mains, il lui demandait s’il voyait quelque chose. 8.24 Et
ayant regardé, il disait : J’aperçois les hommes, car je vois comme des
arbres ceux qui marchent. 8.25 Puis
il lui mit encore les mains sur les yeux, et il vit clair et fut guéri
; et il voyait distinctement toutes choses. 8.26 Et il
le renvoya dans sa maison, et lui dit : Ne rentre pas dans la bourgade. 8.27 Et
Jésus s’en alla avec ses disciples dans les bourgs de Césarée de
Philippe. Et en chemin, il interrogeait ses disciples en leur disant :
Qui disent les hommes que je suis ? 8.28 Et eux
lui répondirent, disant : Jean-Baptiste ; et d’autres, Élie ; et
d’autres, que tu es l’un des prophètes. 8.29 Et il
leur demandait : Mais vous, qui dites-vous que je suis ? Et Pierre,
répondant, lui dit : Tu es le Christ. 8.30 Et il
leur défendit sévèrement de parler de lui à personne. 8.31 Et il
commença à leur enseigner qu’il fallait que le fils de l’homme souffrît
beaucoup, et qu’il fût rejeté par les anciens et par les principaux
sacrificateurs et par les scribes, et qu’il fût mis à mort, et qu’il
ressuscitât trois jours après. 8.32 Et il
leur tenait tout ouvertement ce discours. Et Pierre, l’ayant pris à
part, se mit à le reprendre. 8.33 Mais
lui, se retournant et voyant ses disciples, reprit Pierre, et dit : Va
arrière de moi, Satan ; parce que tu ne penses pas les choses qui sont
de Dieu, mais celles qui sont des hommes ! 8.34 Et
ayant appelé la foule avec ses disciples, il leur dit : Quiconque veut
venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix,
et qu’il me suive. 8.35 Car
quiconque voudra sauver sa vie, la perdra ; mais quiconque perdra sa
vie propre à cause de moi et de l’Évangile, la sauvera. 8.36 Car
que servira-t-il à un homme de gagner le monde entier, et de perdre son
âme ? 8.37 Car
que donnerait l’homme en échange de son âme ? 8.38 Car
quiconque aura eu honte de moi et de mes paroles dans cette génération
adultère et pécheresse, le fils de l’homme aussi aura honte de lui,
lorsqu’il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. ▲9.1 Et il leur disait : En
vérité, je vous dis qu’il y a quelques-uns de ceux qui sont ici
présents, qui ne goûteront point la mort qu’ils n’aient vu le règne de
Dieu venir avec puissance. 9.2 Et six
jours après, Jésus prend avec lui Pierre et Jacques et Jean, et les
mène seuls à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré en
leur présence. 9.3 Et ses
vêtements devinrent resplendissants, très blancs, comme la neige, tels
qu’il n’est point de foulon sur la terre qui pût blanchir ainsi. 9.4 Et Élie
leur apparut avec Moïse ; et ils s’entretenaient avec Jésus. 9.5 Et
Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Rabbi, il est bon que nous
soyons ici ; faisons donc trois tentes, une pour toi, et une pour
Moïse, et une pour Élie. 9.6 Car il
ne savait que dire, parce qu’ils étaient effrayés. 9.7 Et il
vint une nuée qui les couvrit, et une voix sortit de la nuée : Celui-ci
est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. 9.8 Et
soudain, regardant autour d’eux, ils ne virent plus personne que Jésus
seul avec eux. 9.9 Et
comme ils descendaient de la montagne, il leur commanda de ne raconter
à personne ce qu’ils avaient vu, jusqu’à ce que le fils de l’homme fût
ressuscité des morts. 9.10 Et ils
retinrent cette parole, se demandant entre eux ce que c’est que
ressusciter d’entre les morts. 9.11 Et ils
l’interrogeaient, disant : Les scribes disent qu’il faut qu’Élie vienne
premièrement ? 9.12 Mais
il leur dit : Élie, il est vrai, venant premièrement, rétablit toutes
choses. Et comment est-il écrit du fils de l’homme qu’il doit souffrir
beaucoup et être méprisé ? 9.13 Mais
je vous dis qu’Élie aussi est venu, et selon qu’il est écrit de lui,
ils lui ont fait tout ce qu’ils voulaient. 9.14 Et
étant venus vers les disciples, ils virent une grande foule autour
d’eux et des scribes qui discutaient avec eux. 9.15 Et
aussitôt toute la foule, l’ayant vu, fut saisie d’étonnement, et
accourant, ils le saluaient. 9.16 Et il
leur demanda : De quoi disputez-vous avec eux ? 9.17 Et un
homme de la foule lui répondit : Maître, je t’ai amené mon fils, qui a
un esprit muet ; 9.18 et
partout où il le saisit, il le jette par terre ; et il écume, et grince
les dents, et devient tout raide. Et j’ai prié tes disciples de le
chasser, mais ils n’ont pu. 9.19 Mais
Jésus répondant, leur dit : génération incrédule ! Jusqu’à quand
serai-je avec vous ? Jusqu’à quand vous supporterai-je ? Amenez-le-moi. 9.20 Et ils
le lui amenèrent, et aussitôt qu’il vit Jésus, l’esprit l’agita avec
violence, et étant tombé par terre, il se roulait en écumant. 9.21 Et
Jésus interrogea son père : Combien y a-t-il de temps que cela lui
arrive ? Et il dit : Depuis son enfance ; 9.22 et
souvent il l’a jeté et dans le feu et dans l’eau, pour le faire périr ;
mais si tu peux quelque chose, secours-nous, par compassion pour nous. 9.23 Mais
Jésus lui dit : Quant au si tu peux, toutes choses sont possibles pour
celui qui croit. 9.24
Aussitôt le père de l’enfant s’écriant, dit : Je crois, viens au
secours de mon incrédulité ! 9.25 Mais
Jésus voyant accourir la foule, reprit sévèrement l’esprit impur, en
lui disant : Esprit muet et sourd, moi je te l’ordonne, sors de lui et
ne rentre plus en lui. 9.26 Et
ayant jeté un cri, et agité l’enfant avec violence, il sortit. Et
l’enfant devint comme mort ; de sorte que la plupart disaient : Il est
mort. 9.27 Mais
Jésus, l’ayant pris par la main, le releva ; et il se tint debout. 9.28 Et
lorsqu’il fut entré dans une maison, ses disciples lui demandaient en
particulier : Pourquoi, nous, n’avons-nous pas pu le chasser ? 9.29 Et il
leur dit : Cette espèce de démon ne peut sortir en aucune manière, si
ce n’est par la prière et par le jeûne. 9.30 Et
étant partis de là, ils traversaient la Galilée ; et il ne voulait pas
que personne le sût ; 9.31 car il
instruisait ses disciples, et il leur disait : Le fils de l’homme est
livré entre les mains des hommes, et ils le mettront à mort ; et, quand
il aura été mis à mort, il ressuscitera après trois jours. 9.32 Mais
eux ne comprenaient point cette parole, et ils craignaient de
l’interroger. 9.33 Et ils
vinrent à Capernaüm. Et quand il fut dans la maison, il leur demanda :
De quoi discouriez-vous ensemble en chemin ? 9.34 Et ils
se taisaient ; car entre eux ils avaient discuté, en chemin, lequel
était le plus grand. 9.35 Et
s’étant assis, il appela les douze et leur dit : Si quelqu’un veut être
le premier, il sera le dernier de tous, et le serviteur de tous. 9.36 Et
ayant pris un petit enfant, il le plaça au milieu d’eux, et l’ayant
pris dans ses bras, il leur dit : 9.37
Quiconque recevra l’un de ces petits enfants en mon nom, me reçoit ; et
quiconque me reçoit, ce n’est pas moi qu’il reçoit, mais Celui qui m’a
envoyé. 9.38 Jean
lui dit : Maître, nous avons vu quelqu’un qui chassait des démons en
ton nom, et qui ne nous suit pas ; et nous l’en avons empêché, parce
qu’il ne nous suivait pas, 9.39 Mais
Jésus dit : Ne l’en empêchez point ; car il n’y a personne qui fasse un
miracle en mon nom, et qui puisse aussitôt après parler mal de moi. 9.40 En
effet, qui n’est pas contre nous est pour nous. 9.41 Car
quiconque vous donnera à boire un verre d’eau en mon nom, parce que
vous êtes à Christ, je vous dis en vérité qu’il ne perdra point sa
récompense. 9.42 Et
quiconque scandalisera un de ces petits qui croient en moi, il vaut
mieux pour lui qu’il ait au cou une meule de moulin, et qu’il soit jeté
dans la mer. 9.43 Et si
ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la ; il vaut mieux
pour toi entrer manchot dans la vie, que d’avoir deux mains et d’aller
dans la géhenne, dans le feu qui ne s’éteint point. 9.44 [que
d’avoir les deux mains et d’aller dans la géhenne, dans le feu qui ne
s’éteint point.] 9.45 Et si
ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le ; il vaut mieux
pour toi entrer boiteux dans la vie, 9.46 que
d’avoir deux pieds, et d’être jeté dans la géhenne, [où leur ver ne
meurt point, et où le feu ne s’éteint point]. 9.47 Et si
ton oeil est pour toi une occasion de chute, arrache-le ; il vaut mieux
pour toi entrer au royaume de Dieu n’ayant qu’un oeil, que d’avoir deux
yeux, et d’être jeté dans la géhenne, 9.48 où
leur ver ne meurt point, et où le feu ne s’éteint point. 9.49 Car
chacun sera salé de feu et tout sacrifice sera salé de sel. 9.50 (9.50a)
C’est une bonne chose que le sel ; mais si le sel devient insipide,
avec quoi lui rendrez-vous sa saveur ? 9.51 (9.50b)
Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix les uns avec les autres. ▲10.1 Et étant parti de là, il
vient dans le territoire de la Judée, et de l’autre côté du Jourdain.
Et des foules s’assemblent de nouveau auprès de lui, et de nouveau il
les enseignait selon sa coutume. 10.2 Et des
pharisiens s’étant approchés, lui demandaient, pour le tenter : Est-il
permis à un homme de répudier sa femme ? 10.3 Mais
lui, répondant, leur dit : Qu’est-ce que Moïse vous a commandé ? 10.4 Ils
dirent : Moïse a permis d’écrire une lettre de divorce, et de répudier. 10.5 Et
Jésus, répondant, leur dit : C’est à cause de la dureté de votre cœur
qu’il a écrit pour vous ce commandement. 10.6 Mais
au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. 10.7 À
cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à
sa femme ; 10.8 et les
deux deviendront une seule chair ; ainsi ils ne sont plus deux, mais
une seule chair. 10.9 Ce
donc que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare point. 10.10 Et
arrivés à la maison, les disciples l’interrogèrent encore sur ce sujet. 10.11 Et il
leur dit : Quiconque répudie sa femme, et en épouse une autre, commet
adultère à son égard. 10.12 Et si
la femme elle-même, après avoir répudié son mari, en épouse un autre,
elle commet adultère. 10.13 Et on
lui amenait de petits enfants, afin qu’il les touchât ; mais les
disciples reprenaient ceux qui les amenaient. 10.14 Mais
Jésus voyant cela, fut indigné, et leur dit : Laissez venir à moi les
petits enfants, ne les en empêchez point ; car le royaume de Dieu est à
ceux qui leur ressemblent. 10.15 En
vérité, je vous dis que celui qui ne recevra pas le royaume de Dieu
comme un petit enfant, n’y entrera point. 10.16 Et
les ayant pris dans ses bras, il les bénit en posant les mains sur eux. 10.17 Et
comme il sortait pour se mettre en chemin, quelqu’un étant accouru et
s’étant jeté à ses genoux, lui demandait : Bon Maître, que dois-je
faire pour hériter la vie éternelle ? 10.18 Mais
Jésus lui dit : Pourquoi m’appelles-tu bon ? Nul n’est bon sinon un
seul, Dieu. 10.19 Tu
sais les commandements : Tu ne commettras point adultère ; tu ne tueras
point ; tu ne déroberas point ; tu ne diras point de faux témoignage ;
tu ne feras tort à personne ; honore ton père et ta mère. 10.20 Mais
il lui dit : Maître, j’ai observé toutes ces choses dès ma jeunesse. 10.21 Et
Jésus l’ayant regardé, l’aima, et lui dit : Il te manque une chose :
Va, vends tout ce que tu as, et le donne aux pauvres, et tu auras un
trésor dans le ciel ; puis viens, suis-moi. 10.22 Mais,
affligé de cette parole, il s’en alla tout triste ; car il avait de
grands biens. 10.23 Et
Jésus, ayant regardé tout autour, dit à ses disciples : Combien
difficilement ceux qui possèdent les richesses entreront dans le
royaume de Dieu ! 10.24 Or
les disciples étaient frappés d’étonnement de ses paroles. Mais Jésus,
reprenant encore, leur dit : Mes enfants, qu’il est difficile à ceux
qui se confient aux richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! 10.25 Il
est plus facile à un chameau de passer par le trou de l’aiguille, qu’il
ne l’est à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. 10.26 Ils
furent encore plus étonnés, et ils se disaient entre eux : Et qui peut
être sauvé ? 10.27 Jésus
les regardant, dit : Aux hommes, cela est impossible, mais non pas à
Dieu ; car toutes choses sont possibles à Dieu. 10.28
Pierre se mit à lui dire : Voici, nous, nous avons tout quitté et nous
t’avons suivi. 10.29 Jésus
dit : En vérité, je vous le dis, il n’y a personne qui ait quitté
maison, ou frères, ou sœurs, ou mère, ou père, ou enfants, ou champs, à
cause de moi et à cause de l’Évangile, 10.30 qui
ne reçoive maintenant, en ce temps-ci, cent fois autant, maisons, et
frères, et sœurs, et mères, et enfants, et champs, avec des
persécutions, et dans le siècle à venir, la vie éternelle. 10.31 Mais
plusieurs des premiers seront les derniers, et les derniers les
premiers. 10.32 Or
ils étaient en chemin, montant à Jérusalem, et Jésus marchait devant
eux, et ils étaient effrayés ; et ceux qui le suivaient étaient saisis
de crainte. Et Jésus, ayant de nouveau pris à lui les douze, se mit à
leur dire ce qui lui devait arriver : 10.33
Voici, nous montons à Jérusalem, et le fils de l’homme sera livré aux
principaux sacrificateurs et aux scribes, et ils le condamneront à
mort, et le livreront aux païens, 10.34 et
ils se moqueront de lui, et ils cracheront sur lui, et ils le
flagelleront, et le feront mourir ; et après trois jours, il
ressuscitera. 10.35 Et
Jacques et Jean, fils de Zébédée, s’approchent de lui, en disant :
Maître, nous voudrions que tu nous fisses ce que nous te demanderons. 10.36 Et il
leur dit : Que voulez-vous que je fasse pour vous ? 10.37 Ils
lui dirent : Accorde-nous que nous soyons assis l’un à ta droite, et
l’autre à ta gauche dans ta gloire. 10.38 Et
Jésus leur dit : Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire
la coupe que je bois, ou être baptisés du baptême dont je suis baptisé ? 10.39 Ils
lui dirent : Nous le pouvons. Mais Jésus leur dit : Vous boirez la
coupe que je bois, et vous serez baptisés du baptême dont je suis
baptisé ; 10.40 mais
quant à être assis à ma droite ou à ma gauche, il ne m’appartient pas
de le donner, mais cela est donné à ceux à qui cela a été préparé. 10.41 Et
les dix ayant entendu cela, se mirent à s’indigner contre Jacques et
Jean. 10.42 Et
Jésus, les ayant appelés à lui, leur dit : Vous savez que ceux qui
pensent gouverner les nations, les asservissent, et que les grands
d’entre eux exercent sur elles leur puissance. 10.43 Il
n’en est pas ainsi parmi vous ; au contraire, quiconque voudra être
grand parmi vous, sera votre serviteur ; 10.44 et
quiconque voudra être le premier d’entre vous sera l’esclave de tous. 10.45 Car
aussi le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour
servir et donner sa vie en rançon pour plusieurs. 10.46 Et
ils arrivent à Jéricho. Et comme il sortait de Jéricho, avec ses
disciples et une grande foule, le fils de Timée, Bartimée, mendiant
aveugle, était assis au bord du chemin. 10.47 Et
ayant entendu que c’était Jésus le Nazaréen, il se mit à crier et à
dire : Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! 10.48 Et
plusieurs le reprenaient, afin qu’il se tût ; mais il criait beaucoup
plus fort : Fils de David, aie pitié de moi ! 10.49 Et
Jésus s’étant arrêté, dit : Appelez-le. Et ils appellent l’aveugle, en
lui disant : Prends courage, lève-toi, il t’appelle. 10.50 Et
jetant son vêtement, il se leva d’un bond, et vint vers Jésus. 10.51 Et
Jésus, répondant, lui dit : Que veux-tu que je fasse pour toi ? Et
l’aveugle dit : Rabbouni, que je recouvre la vue ! 10.52 Et
Jésus lui dit : Va, ta foi t’a sauvé. 10.53 Et
aussitôt il recouvra la vue, et il le suivait dans le chemin. ▲11.1 Et lorsqu’ils approchent de
Jérusalem, de Bethphagé et de Béthanie, vers le mont des Oliviers, il
envoie deux de ses disciples ; 11.2 et il
leur dit : Allez à la bourgade qui est devant vous ; et aussitôt que
vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun
homme ne s’est encore assis ; détachez-le, et amenez-le. 11.3 Et si
quelqu’un vous dit : Pourquoi faites-vous cela ? Dites : Le Seigneur en
a besoin, et aussitôt il l’enverra de nouveau ici. 11.4 Et ils
s’en allèrent et trouvèrent l’ânon attaché près de la porte, dehors, au
carrefour ; et ils le détachent. 11.5 Et
quelques-uns de ceux qui étaient là, leur disaient : Que faites-vous,
en détachant cet ânon ? 11.6 Mais
eux leur dirent comme Jésus leur avait commandé, et on les laissa aller. 11.7 Et ils
amènent l’ânon à Jésus, et ils jettent sur lui leurs vêtements, et il
s’assit sur lui. 11.8 Et
plusieurs étendirent leurs vêtements sur le chemin, et d’autres, des
rameaux qu’ils avaient coupés dans les champs. 11.9 Et
ceux qui précédaient et ceux qui suivaient criaient, disant : Hosanna !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! 11.10 Béni
soit le règne de David notre père, qui vient ! Hosanna dans les lieux
très hauts ! 11.11 Et il
entra à Jérusalem, dans le temple ; et ayant porté ses regards autour
de lui sur toutes choses, comme le soir était déjà venu, il sortit pour
aller à Béthanie avec les douze. 11.12 Et le
lendemain, comme ils étaient sortis de Béthanie, il eut faim. 11.13 Et
voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y
trouverait quelque chose, et s’en étant approché, il n’y trouva rien
que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues. Et prenant
la parole, il lui dit : Que plus jamais personne ne mange de fruit de
toi ! Et ses disciples l’entendaient. 11.14 Et
ils arrivent à Jérusalem. 11.15 Et
étant entré dans le temple, il se mit à chasser ceux qui vendaient et
qui achetaient dans le temple, et il renversa les tables des changeurs
et les sièges de ceux qui vendaient des pigeons. 11.16 Et il
ne permettait pas que personne portât un ustensile à travers le temple. 11.17 Et il
enseignait et leur disait : N’est-il pas écrit : Ma maison sera appelée
une maison de prière pour toutes les nations ? Mais vous en avez fait
une caverne de voleurs. 11.18 Et
les scribes et les principaux sacrificateurs l’entendirent, et ils
cherchaient les moyens de le faire périr ; car ils le craignaient,
parce que toute la foule était frappée de son enseignement. 11.19 Et
quand le soir était venu, il sortait de la ville. 11.20 Et le
matin, comme ils passaient, ils virent le figuier séché jusqu’aux
racines. 11.21 Et
Pierre, se souvenant, lui dit : Rabbi, vois, le figuier que tu as
maudit a séché ! 11.22 Et
Jésus, répondant, leur dit : Ayez foi en Dieu. 11.23 En
vérité, je vous dis que quiconque dira à cette montagne : Ôte-toi de
là, et te jette dans la mer, et qui n’aura point douté en son cœur,
mais qui croit que ce qu’il dit arrivera, cela se fera pour lui. 11.24 C’est
pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demandez en priant, croyez que
vous le recevez, et cela vous sera fait. 11.25 Et
quand vous vous tenez debout faisant votre prière, pardonnez, si vous
avez quelque chose contre quelqu’un, afin qu’aussi votre Père qui est
dans les cieux vous pardonne vos fautes. 11.26 Si
vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous
pardonnera point non plus vos fautes. 11.27 Et
ils viennent de nouveau à Jérusalem ; et comme il se promenait dans le
temple, les principaux sacrificateurs et les scribes et les anciens
s’approchent de lui ; 11.28 et
ils lui disaient : Par quelle autorité fais-tu ces choses ? Ou qui t’a
donné cette autorité pour faire ces choses ? 11.29 Mais
Jésus leur dit : Je vous demanderai une seule chose, répondez-moi, et
je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses : 11.30 Le
baptême de Jean venait-il du ciel, ou des hommes ? Répondez-moi. 11.31 Et
ils raisonnaient entre eux, disant : Si nous disons : Du ciel, il dira
: Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui ? 11.32 Mais
disons-nous : Des hommes,… ils craignaient le peuple ; car tous
pensaient que Jean avait été réellement un prophète. 11.33 Et
répondant à Jésus, ils disent : Nous ne savons. Et Jésus leur dit : Moi
non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais ces choses. ▲12.1 Et il se mit à leur parler
en paraboles : Un homme planta une vigne, et l’entoura d’une haie et
creusa une cuve et bâtit une tour, il l’afferma à des vignerons, et
s’absenta. 12.2 Et
dans la saison, il envoya un serviteur vers les vignerons, afin de
recevoir des vignerons des fruits de la vigne 12.3 Mais
eux s’étant saisis de lui, le battirent et le renvoyèrent à vide. 12.4 Et il
envoya encore vers eux un autre serviteur ; et celui-là, ils lui
meurtrirent la tête et l’outragèrent. 12.5 Et il
en envoya un autre ; celui-là aussi, ils le-tuèrent ; et plusieurs
autres, dont ils battirent les uns, et tuèrent les autres. 12.6 Il
avait encore un unique fils bien-aimé ; il l’envoya vers eux le
dernier, disant : Ils respecteront mon fils. 12.7 Mais
ces vignerons dirent entre eux : Celui-ci est l’héritier ; venez,
tuons-le, et l’héritage sera à nous. 12.8 Et
s’étant saisis de lui, ils le tuèrent et le jetèrent hors de la vigne. 12.9 Que
fera donc le seigneur de la vigne ? Il viendra et fera périr ces
vignerons, et il donnera la vigne à d’autres. 12.10 Et
n’avez-vous point lu cette parole de l’Écriture : La pierre qu’ont
rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale pierre de
l’angle ; 12.11 c’est
par le Seigneur qu’elle l’est devenue, et elle est merveilleuse à nos
yeux ? 12.12 Et
ils cherchaient à s’emparer de lui ; mais ils craignirent la foule ;
car ils avaient compris que c’était pour eux qu’il avait dit cette
parabole. Et le laissant, ils s’en allèrent. 12.13 Et
ils envoient vers lui quelques-uns des pharisiens et des hérodiens,
afin de le surprendre en parole. 12.14 Et
étant venus, ils lui disent : Maître, nous savons que tu es vrai, et
que tu ne te mets en peine de personne ; car tu ne regardes point à
l’apparence des hommes, mais tu enseignes la voie de Dieu selon la
vérité : Est-il permis ou non de payer le tribut à César ?
Payerons-nous, ou ne payerons-nous pas ? 12.15 Mais
lui, connaissant leur hypocrisie, leur dit : Pourquoi me tentez-vous ?
Apportez-moi un denier, afin que je voie. 12.16 Et
ils l’apportèrent. Et il leur dit : De qui est cette image et cette
inscription ? Ils lui dirent : De César. 12.17 Et
Jésus leur dit : Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui
est à Dieu. Et ils étaient dans l’étonnement à son sujet. 12.18 Et
des sadducéens, qui disent qu’il n’y a point de résurrection, viennent
vers lui. Et ils l’interrogeaient, disant : 12.19
Maître, Moïse nous a prescrit que si le frère de quelqu’un meurt, et
laisse une femme et ne laisse point d’enfant, son frère prenne la femme
et suscite postérité à son frère. 12.20 Il y
avait sept frères ; et le premier prit une femme, et en mourant ne
laissa point de postérité ; 12.21 et le
second la prit, et il mourut, ne laissant point de postérité ; et le
troisième de même. 12.22 Et
les sept n’ont point laissé de postérité. Après eux tous, la femme
mourut aussi. 12.23 En la
résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’eux sera-t-elle femme
? Car les sept l’ont eue pour femme. 12.24 Et
Jésus leur dit : N’est-ce pas à cause de ceci que vous êtes dans
l’erreur, c’est que vous ne connaissez pas les Écritures, ni la
puissance de Dieu ? 12.25 Car,
quand on ressuscite des morts, on ne se marie point, on n’est pas donné
en mariage ; mais on est comme les anges dans les cieux. 12.26 Or,
quant aux morts, et à ce qu’ils ressuscitent, n’avez-vous point lu,
dans le livre de Moïse, au passage où il est question du buisson,
comment Dieu lui parla, en disant : Je suis le Dieu d’Abraham, et le
Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob ? 12.27 Il
n’est point le Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes donc
grandement dans l’erreur. 12.28 Et
l’un des scribes, qui les avait entendus discuter ensemble, voyant
qu’il leur avait bien répondu, s’approcha et lui demanda : Quel est le
premier de tous les commandements ? 12.29 Jésus
répondit : Le premier est : Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est
l’unique Seigneur. 12.30 Et tu
aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et
de toute ta pensée, et de toute ta force. 12.31 Voici
le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a point
d’autre commandement plus grand que ceux-ci. 12.32 Et le
scribe lui dit : Bien, Maître, tu as dit selon la vérité, qu’il est
l’Unique, et qu’il n’y en a point d’autre que lui ; 12.33 et
que l’aimer de tout son cœur et de toute son intelligence et de toute
sa force, et aimer le prochain comme soi-même, c’est plus que tous les
holocaustes et les sacrifices. 12.34 Et
Jésus, voyant qu’il avait répondu avec sagesse, lui dit : Tu n’es pas
loin du royaume de Dieu. Et personne n’osait plus l’interroger. 12.35 Et
Jésus reprenant la parole disait, enseignant dans le temple : Comment
les scribes disent-ils que le Christ est fils de David ? 12.36 David
lui-même a dit par l’Esprit-Saint : Le Seigneur a dit à mon Seigneur :
Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis sous tes
pieds. 12.37 David
lui-même l’appelle Seigneur, comment donc est-il son fils ?… Et la
foule nombreuse l’écoutait avec plaisir. 12.38 Et il
disait dans son enseignement : Gardez-vous des scribes, qui se plaisent
à se promener en robes longues et qui recherchent les salutations dans
les places publiques 12.39 et
les premiers sièges dans les synagogues et les premières places dans
les festins, 12.40 eux,
qui dévorent les maisons des veuves, et cela en affectant de faire de
longues prières ; ceux-là subiront un jugement plus rigoureux. 12.41 Et
Jésus s’étant assis vis-à-vis du trésor, regardait comment la foule
mettait de la monnaie dans le trésor. Et plusieurs riches mettaient
beaucoup. 12.42 Et
une pauvre veuve vint et mit deux pites, qui font un quart d’as. 12.43 Et,
ayant appelé à lui ses disciples, il leur dit : En vérité, je vous dis
que cette pauvre veuve a mis dans le trésor plus que tous ceux qui y
mettent. 12.44 Car
tous ont mis de leur superflu ; mais celle-ci a mis de son indigence,
tout ce qu’elle avait, toute sa subsistance. ▲13.1 Et comme il sortait du
temple, un de ses disciples lui dit : Maître, vois quelles pierres et
quelles constructions ! 13.2 Et
Jésus lui dit : Tu regardes ces grandes constructions ! Il ne sera
laissé pierre sur pierre qui ne soit démolie. 13.3 Et
comme il était assis sur la montagne des Oliviers, en face du temple,
Pierre et Jacques et Jean et André l’interrogeaient en particulier : 13.4
Dis-nous quand ces choses arriveront, et quel sera le signe que toutes
ces choses sont sur le point de s’accomplir. 13.5 Et
Jésus se mit à leur dire : Prenez garde que personne ne vous séduise ; 13.6
plusieurs viendront en mon nom, disant : C’est moi ! Et ils séduiront
beaucoup de gens. 13.7 Mais
quand vous entendrez parler de guerre et de bruits de guerre, ne soyez
point troublés ; il faut que cela arrive ; mais ce ne sera pas encore
la fin. 13.8 Car
nation se lèvera contre nation, et royaume contre royaume ; il y aura
des tremblements de terre en divers lieux ; il y aura des famines. Ces
choses seront un commencement de douleurs. 13.9 Mais
vous, prenez garde à vous-mêmes. Ils vous livreront aux tribunaux et
aux synagogues ; vous serez battus de verges ; et vous comparaîtrez
devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour leur être en
témoignage. 13.10 Et il
faut que l’Évangile soit premièrement prêché à toutes les nations. 13.11 Et
quand ils vous mèneront pour vous livrer, ne soyez pas en souci par
avance de ce que vous direz ; mais tout ce qui vous sera donné à cette
heure-là, dites-le ; car ce n’est pas vous qui parlez, mais
l’Esprit-Saint. 13.12 Et un
frère livrera son frère à la mort, et un père son enfant ; et des
enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir ; 13.13 et
vous serez haïs de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura
persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. 13.14 Or,
quand vous verrez l’abomination de la désolation établie là où elle ne
doit pas être (que celui qui lit y fasse attention) ; alors, que ceux
qui seront dans la Judée s’enfuient dans les montagnes ; 13.15 et
que celui qui sera sur le toit ne descende point, et n’entre point,
pour emporter quelque chose de sa maison ; 13.16 et
que celui qui sera aux champs ne retourne point en arrière pour prendre
son manteau. 13.17 Mais
malheur à celles qui seront enceintes, et à celles qui allaiteront en
ces jours-là ! 13.18 Priez
pour que cela n’arrive pas en hiver. 13.19 Car
ces jours-là seront une tribulation telle qu’il n’y en a point eu
depuis le commencement de la création que Dieu a créée jusqu’à
maintenant et qu’il n’y en aura jamais. 13.20 Et si
le Seigneur n’eût abrégé ces jours, nulle chair ne serait sauvée ; mais
à cause des élus qu’il a élus, il a abrégé ces jours. 13.21 Et
alors, si quelqu’un vous dit : Voici, le Christ est ici, ou : Voici, il
est là, ne le croyez point ; 13.22 car
de faux christs et de faux prophètes s’élèveront, et feront des signes
et des prodiges pour séduire si possible les élus. 13.23 Pour
vous, prenez garde ; je vous ai tout prédit. 13.24 Mais
en ces jours-là, après cette affliction, le soleil s’obscurcira, et la
lune ne donnera pas sa lumière, 13.25 et
les étoiles tomberont du ciel, et les puissances qui sont dans les
cieux seront ébranlées. 13.26 Et
alors ils verront le fils de l’homme venir sur les nuées, avec grande
puissance et gloire. 13.27 Et
alors il enverra les anges, et il rassemblera ses élus, des quatre
vents, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel. 13.28 Or,
que le figuier vous instruise par cette parabole : Dès que ses rameaux
sont devenus tendres, et qu’il pousse des feuilles, vous connaissez que
l’été est proche. 13.29 De
même vous aussi, quand vous verrez ces choses arriver, sachez qu’il est
proche, et à la porte. 13.30 En
vérité, je vous dis que cette génération ne passera point, que toutes
ces choses n’arrivent. 13.31 Le
ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. 13.32 Or,
pour ce qui est de ce jour-là, ou de l’heure, personne ne le sait, pas
même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais le Père seul. 13.33
Prenez garde ; veillez ! Car vous ne savez quand le temps est là. 13.34 Comme
un homme qui, allant en voyage, a laissé sa maison et donné pouvoir à
ses serviteurs, à chacun son ouvrage, et au portier il a commandé de
veiller… 13.35
Veillez donc, car vous ne savez pas quand le Seigneur de la maison
vient, si c’est le soir, ou à minuit, ou au chant du coq, ou le matin ; 13.36 de
peur qu’arrivant tout à coup, il ne vous trouve endormis. 13.37 Or,
ce que je vous dis, je le dis à tous : Veillez ! ▲14.1 Or la fête de Pâque et des
pains sans levain devait avoir lieu dans deux jours ; et les principaux
sacrificateurs et les scribes cherchaient comment ils pourraient se
saisir de lui par ruse et le faire mourir ; 14.2 car
ils disaient : Que ce ne soit pas pendant la fête, de peur qu’il n’y
ait du tumulte parmi le peuple. 14.3 Et
comme il était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, pendant
qu’il était à table, une femme vint, ayant un vase d’albâtre plein d’un
parfum de nard pur de grand prix ; et ayant brisé le vase d’albâtre,
elle le lui répandit sur la tête. 14.4 Mais
quelques-uns exprimaient entre eux leur indignation. Pourquoi cette
perte du parfum a-t-elle été faite ? 14.5 Car ce
parfum pouvait être vendu plus de trois cents deniers, et être donné
aux pauvres. Et ils murmuraient contre elle. 14.6 Mais
Jésus dit : Laissez-la, pourquoi lui faites-vous de la peine ? C’est
une bonne œuvre qu’elle a faite à mon égard ; 14.7 car
vous avez toujours les pauvres avec vous, et quand vous voulez, vous
pouvez leur faire du bien ; mais moi, vous ne m’avez pas toujours. 14.8 Ce
qu’elle a pu, elle l’a fait ; elle a par avance embaumé mon corps pour
la sépulture. 14.9 Mais
en vérité, je vous le dis, en quelque endroit que l’Évangile soit
prêché, dans le monde entier, ce qu’elle a fait sera aussi raconté en
mémoire d’elle. 14.10 Et
Judas Iscariot l’un des douze, s’en alla vers les principaux
sacrificateurs, pour le leur livrer. 14.11 Eux,
l’ayant entendu, en eurent de la joie, et ils promirent de lui donner
de l’argent. Et il cherchait comment il pourrait le livrer en une
occasion favorable. 14.12 Et le
premier jour des pains sans levain, quand on immolait la Pâque, ses
disciples lui disent : Où veux-tu que nous allions faire des
préparatifs pour que tu manges la Pâque ? 14.13 Et il
envoie deux de ses disciples et leur dit : Allez dans la ville, et vous
rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le ; 14.14 et en
quelque lieu qu’il entre, dites au maître de la maison : Le Maître dit
: Où est mon logis où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? 14.15 Et
lui-même vous montrera une grande chambre haute, meublée, toute prête ;
et là vous ferez les préparatifs pour nous. 14.16 Et
les disciples partirent, et ils vinrent dans la ville et trouvèrent les
choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque. 14.17 Et
quand le soir fut venu, il arrive avec les douze. 14.18 Et
comme ils étaient à table et qu’ils mangeaient, Jésus dit : En vérité,
je vous dis que l’un de vous, qui mange avec moi, me livrera. 14.19 Ils
commencèrent à s’attrister, et à lui dire l’un après l’autre : Est-ce
moi ? 14.20 Mais
il répondit : C’est l’un des douze, qui trempe avec moi dans le plat. 14.21 Quant
au fils de l’homme, il s’en va, selon qu’il est écrit de lui ; mais
malheur à cet homme par qui le fils de l’homme est livré ! Il eût été
bon pour cet homme-là qu’il ne fût pas né. 14.22 Et
comme ils mangeaient, ayant pris du pain et prononcé une bénédiction,
il le rompit et le leur donna, et dit : Prenez, ceci est mon corps. 14.23 Et
ayant pris une coupe et rendu grâces, il la leur donna, et ils en
burent tous. 14.24 Et il
leur dit : Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, lequel est répandu
pour plusieurs. 14.25 En
vérité, je vous dis que je ne boirai plus du produit de la vigne,
jusqu’à ce jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu. 14.26 Et
après qu’ils eurent chanté les cantiques, ils sortirent pour aller à la
montagne des Oliviers. 14.27 Et
Jésus leur dit : Tous, vous trouverez une occasion de chute ; car il
est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées. 14.28 Mais
après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée. 14.29 Mais
Pierre lui dit : Quand même tous trouveraient une occasion de chute,
non pas moi. 14.30 Et
Jésus lui dit : En vérité je te dis que toi, aujourd’hui, cette nuit
même, avant que le coq ait chanté deux fois, tu me renieras trois fois. 14.31 Mais
lui, il parlait avec abondance : Quand il me faudrait mourir avec toi,
je ne te renierai point. Et tous disaient la même chose. 14.32 Et
ils viennent en un lieu nommé Gethsémané. Et il dit à ses disciples :
Asseyez-vous ici jusqu’à ce que j’aie prié. 14.33 Et il
prend avec lui Pierre et Jacques et Jean, et il commença à être saisi
de frayeur et d’angoisse. 14.34 Et il
leur dit : Mon âme est triste jusqu’à la mort ; demeurez ici et veillez. 14.35 Et
étant allé un peu plus avant, il se prosternait à terre et priait, afin
que, s’il était possible, cette heure passât loin de lui. 14.36 Et il
disait : Abba, Père, toutes choses te sont possibles ; détourne cette
coupe loin de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu
veux ! 14.37 Et il
vient et les trouve endormis ; et il dit à Pierre : Simon, tu dors ! tu
n’as pu veiller une seule heure ! 14.38
Veillez et priez, afin que vous n’entriez pas en tentation ; l’esprit
est prompt, mais la chair est faible. 14.39 Et il
s’en alla encore et pria, disant les mêmes paroles. 14.40 Et
étant revenu, il les trouva encore endormis ; car leurs yeux étaient
fort appesantis ; et ils ne savaient que lui répondre. 14.41 Et il
vient pour la troisième fois, et leur dit : Dormez désormais et
reposez-vous ! Il suffit ! l’heure est venue, voici, le fils de l’homme
est livré entre les mains des pécheurs ! 14.42
Levez-vous, allons ! voici, celui qui me livre s’approche ! 14.43 Et
aussitôt, comme il parlait encore, survient Judas Iscariot, l’un des
douze, et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons, de la part des
principaux sacrificateurs et des scribes et des anciens. 14.44 Or,
celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu, disant : Celui
que j’embrasserai, c’est lui ; saisissez-le, et emmenez-le sûrement. 14.45 Et
quand il fut arrivé, s’approchant aussitôt de lui, il dit : Rabbi ! et
il l’embrassa. 14.46 Et
eux mirent les mains sur lui et le saisirent. 14.47 Mais
un de ceux qui étaient présents, tirant son épée, frappa le serviteur
du souverain sacrificateur, et lui emporta l’oreille. 14.48 Et
Jésus prenant la parole, leur dit : Vous êtes sortis comme après un
brigand, avec des épées et des bâtons, pour me prendre. 14.49
Chaque jour j’étais au milieu de vous, enseignant dans le temple, et
vous ne m’avez point saisi ; mais c’est afin que les Ecritures fussent
accomplies. 14.50 Et
tous l’abandonnant, s’enfuirent. 14.51 Et un
certain jeune homme le suivait, enveloppé d’un drap sur le corps nu ;
et on le saisit, 14.52 mais
lui, laissant le drap, s’enfuit tout nu. 14.53 Et
ils emmenèrent Jésus chez le souverain sacrificateur, et tous les
principaux sacrificateurs et les anciens et les scribes s’assemblent. 14.54 Et
Pierre le suivit de loin, jusque dans l’intérieur de la cour du
souverain sacrificateur ; et il était assis avec les huissiers et se
chauffait près du feu. 14.55 Or,
les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin cherchaient un
témoignage contre Jésus pour le faire mourir ; et ils n’en trouvaient
point. 14.56 Car
plusieurs portaient de faux témoignages contre lui ; mais leurs
dépositions n’étaient pas d’accord. 14.57 Et
quelques-uns s’étant levés, portaient un faux témoignage contre lui,
disant : 14.58 Nous
lui avons entendu dire : Je détruirai ce sanctuaire fait par la main
des hommes, et en trois jours j’en rebâtirai un autre qui ne sera pas
fait par la main des hommes. 14.59 Et
même ainsi leur déposition n’était pas non plus d’accord. 14.60 Et le
souverain sacrificateur s’étant levé au milieu du conseil, interrogea
Jésus, disant : Ne réponds-tu rien ? Qu’est ce que ceux-ci déposent
contre toi ? 14.61 Mais
il gardait le silence ; et il ne répondit rien. Le souverain
sacrificateur l’interrogeait encore, et il lui dit : Es-tu le Christ,
le Fils de Celui qui est béni ? 14.62 Et
Jésus dit : Je le suis ; et vous verrez le fils de l’homme assis à la
droite de la Puissance et venant sur les nuées du ciel. 14.63 Alors
le souverain sacrificateur ayant déchiré ses vêtements, dit :
Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? 14.64 Vous
avez entendu le blasphème. Que vous en semble ? Et tous le condamnèrent
comme méritant la mort. 14.65 Et
quelques-uns commencèrent à cracher contre lui et à lui couvrir le
visage et à le souffleter et à lui dire : Prophétise ! Et les
serviteurs le reçurent à coups de bâtons. 14.66 Et
comme Pierre était en bas dans la cour, survient une des servantes du
souverain sacrificateur ; 14.67 et
voyant Pierre qui se chauffait, l’ayant considéré, elle lui dit : Toi
aussi, tu étais avec le Nazarénien Jésus. 14.68 Mais
il le nia, disant : Je ne sais ni ne comprends ce que tu dis. Et il
sortit dehors dans le vestibule ; et le coq chanta. 14.69 Et la
servante l’ayant vu de nouveau, se mit à dire à ceux qui étaient
présents : Celui-ci est des leurs. 14.70 Mais
il le niait de nouveau. Et un peu après, ceux qui étaient présents
disaient de nouveau à Pierre : Vraiment, tu es des leurs, car aussi tu
es Galiléen. 14.71 Mais
il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais point cet
homme dont vous parlez. 14.72 Et
aussitôt le coq chanta pour la seconde fois. Et Pierre se ressouvint de
la parole que Jésus lui avait dite : Avant que le coq ait chanté deux
fois, tu me renieras trois fois. Et en y pensant, il pleurait. ▲15.1 Et aussitôt, dès le matin,
les principaux sacrificateurs, ayant tenu conseil avec les anciens et
les scribes, et tout le sanhédrin, lièrent Jésus, l’emmenèrent et le
livrèrent à Pilate. 15.2 Et
Pilate l’interrogea : Es-tu le roi des Juifs ? Et répondant il lui dit
: Tu le dis. 15.3 Et les
principaux sacrificateurs l’accusaient de plusieurs choses. 15.4 Et
Pilate l’interrogea de nouveau et lui dit : Ne réponds-tu rien ? Vois
de combien de choses ils t’accusent. 15.5 Mais
Jésus ne répondit plus rien ; de sorte que Pilate était étonné. 15.6 Or, à
chaque fête, il leur relâchait un prisonnier, celui qu’ils demandaient. 15.7 Or il
y avait le nommé Barabbas, détenu avec ses complices de sédition, parce
qu’ils avaient commis un meurtre dans la sédition. 15.8 Et la
foule étant montée, se mit à demander ce qu’il faisait ordinairement
pour eux. 15.9 Mais
Pilate leur répondit : Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs
? 15.10 Car
il comprenait que c’était par envie que les principaux sacrificateurs
l’avaient livré. 15.11 Mais
les principaux sacrificateurs incitèrent la foule à demander qu’il leur
relâchât plutôt Barabbas. 15.12 Et
Pilate prenant de nouveau la parole, leur disait : Que voulez-vous donc
que je fasse de celui que vous appelez roi des Juifs ? 15.13 Et
ils crièrent de nouveau : Crucifie-le ! 15.14 Mais
Pilate leur disait : Quel mal a-t-il donc fait ? Et ils crièrent plus
fort : Crucifie-le ! 15.15 Or
Pilate, voulant satisfaire la foule, leur relâcha Barabbas ; et, après
avoir fait flageller Jésus, il le livra pour être crucifié. 15.16 Or
les soldats l’emmenèrent dans l’intérieur de la cour qui est le
prétoire, et ils convoquent toute la cohorte. 15.17 Et
ils le revêtent de pourpre, et lui mettent autour de la tête une
couronne d’épines qu’ils avaient tressée. 15.18 Et
ils se mirent à le saluer, en disant : Salut, roi des Juifs ! 15.19 Et
ils lui frappaient la tête avec un roseau, et ils crachaient sur lui ;
et, fléchissant les genoux, ils l’adoraient. 15.20 Et
lorsqu’ils se furent moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau de
pourpre et lui remirent ses propres vêtements. 15.21 Et
ils le conduisent dehors pour le crucifier. Et ils contraignent un
passant qui revenait des champs, un certain Simon de Cyrène, le père
d’Alexandre et de Rufus, de porter la croix de Jésus. 15.22 Et
ils le conduisent au lieu nommé Golgotha, ce qui, traduit, est le lieu
du crâne. 15.23 Et
ils lui donnaient du vin mêlé de myrrhe ; mais il n’en prit point. 15.24 Et
ils le crucifient, et ils partagent ses vêtements, en les tirant au
sort pour savoir ce que chacun prendrait. 15.25 Or
c’était la troisième heure quand ils le crucifièrent. 15.26 Et
l’inscription indiquant la cause de sa condamnation était ainsi conçue
: Le Roi Des Juifs. 15.27 Et
avec lui ils crucifient deux brigands, l’un à sa droite, et l’autre à
sa gauche. 15.28
[Ainsi fut accompli ce que dit l’Écriture : Il a été mis au nombre des
malfaiteurs.] 15.29 Et
ceux qui passaient l’injuriaient, secouant la tête, et disant : Ohé !
Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, 15.30
sauve-toi toi-même en descendant de la croix ! 15.31 De
même aussi les principaux sacrificateurs, se moquant entre eux avec les
scribes, disaient : Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver
lui-même ! 15.32 Que
le Christ, le roi d’Israël, descende maintenant de la croix, afin que
nous voyions et que nous croyions ! Et ceux qui étaient crucifiés avec
lui, l’insultaient. 15.33 Et
quand la sixième heure fut venue il y eut des ténèbres sur toute la
terre jusqu’à la neuvième heure. 15.34 Et à
la neuvième heure Jésus cria d’une voix forte, disant : Eloï, Eloï,
lama sabachthani ? Ce qui se traduit : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi
m’as-tu abandonné ? 15.35 Et
quelques-uns de ceux qui étaient présents, l’ayant entendu, disaient :
Voici, il appelle Élie. 15.36 Et
quelqu’un ayant couru et rempli de vinaigre une éponge, l’ayant mise au
bout d’un roseau, il lui donnait à boire, en disant : Laissez, voyons
si Élie vient le descendre ! 15.37 Mais
Jésus, ayant poussé un grand cri, expira. 15.38 Et le
voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’au bas. 15.39 Or le
centenier qui se tenait en face de lui, voyant qu’il avait ainsi
expiré, dit : Véritablement cet homme était Fils de Dieu ! 15.40 Or,
il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin, parmi lesquelles
étaient Marie-Magdelaine, et Marie, mère de Jacques le mineur et de
Josès, et Salomé, 15.41
lesquelles, quand il était en Galilée, le suivaient et le servaient, et
plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem. 15.42 Et le
soir étant déjà venu, comme c’était la préparation, c’est-à-dire une
veille de sabbat, 15.43
Joseph d’Arimathée, conseiller de distinction, qui attendait, lui
aussi, le royaume de Dieu, vint, et s’étant enhardi, il entra chez
Pilate et lui demanda le corps de Jésus. 15.44 Mais
Pilate s’étonna qu’il fût déjà mort ; et, ayant appelé le centenier, il
lui demanda s’il y avait longtemps qu’il était mort. 15.45 Et
l’ayant appris du centenier, il fit don du cadavre à Joseph. 15.46 Et
Joseph, ayant acheté un linceul, l’enveloppa dans ce linceul, après
l’avoir descendu de la croix, et le mit dans un sépulcre qui était
taillé dans le roc ; et il roula une pierre devant la porte du sépulcre. 15.47 Or,
Marie-Magdelaine et Marie, mère de Josès, regardaient où on l’avait mis. ▲16.1 Et le sabbat étant passé,
Marie-Magdelaine et Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des
aromates pour venir l’embaumer. 16.2 Et de
grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au sépulcre,
comme le soleil venait de se lever. 16.3 Et
elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre de devant la
porte du sépulcre ? 16.4 Et
ayant levé les yeux, elles voient que la pierre avait été roulée, car
elle était fort grande. 16.5 Et
étant entrées dans le sépulcre, elles virent un jeune homme assis du
côté droit, vêtu d’une robe blanche ; et elles furent épouvantées. 16.6 Mais
il leur dit : Ne vous épouvantez point ; vous cherchez Jésus le
Nazaréen qui a été crucifié ; il est ressuscité ; il n’est pas ici ;
voici la place où ils l’avaient mis. 16.7 Mais
allez, dites à ses disciples et à Pierre : Il vous précède en Galilée ;
là vous le verrez, comme il vous l’a dit. 16.8 Et
étant sorties, elles s’enfuirent du sépulcre ; car le tremblement et
l’effroi les avaient saisies. Et elles ne dirent rien à personne, car
elles avaient peur. 16.9 Or,
étant ressuscité le premier jour de la semaine, au matin, il apparut
premièrement à Marie-Magdelaine, de laquelle il avait chassé sept
démons ’. 16.10
Celle-ci s’en alla et l’annonça à ceux qui avaient été avec lui, et qui
étaient dans le deuil et dans les larmes. 16.11 Et
eux, ayant ouï qu’il était vivant et qu’il avait été vu par elle, ne
crurent point. 16.12 Mais
après cela, il se manifesta sous une autre forme à deux d’entre eux,
qui étaient en chemin, allant aux champs. 16.13 Et
ceux-ci s’en étant retournés, l’annoncèrent aux autres ; mais ils ne
crurent pas ceux-là non plus. 16.14
Enfin, il se manifesta aux onze eux-mêmes, comme ils étaient à table ;
et il leur reprocha leur incrédulité et la dureté de leur cœur, parce
qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient vu ressuscité. 16.15 Et il
leur dit : Allez dans tout le monde, prêchez l’Évangile à toute
créature. 16.16 Celui
qui croira, et qui sera baptisé, sera sauvé ; mais celui qui n’aura pas
cru, sera condamné. 16.17 Et
voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom
ils chasseront les démons ; ils parleront des langues nouvelles ; 16.18 ils
saisiront des serpents ; quand même ils boiraient quelque breuvage
mortel, il ne leur nuira point ; ils imposeront les mains aux malades,
et ils seront guéris. 16.19 Et le
Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé dans le ciel, et il
s’assit à la droite de Dieu. 16.20 Et
eux, étant partis, prêchèrent partout ; le Seigneur opérant avec eux et
confirmant la parole par les signes qui l’accompagnaient.